mardi 13 février 2018

Expérience mystique ou sanctification ?



Il existe aujourd’hui un véritable marché de l’expérience spirituelle supplémentaire qui se répand dans les milieux chrétiens. Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais les «produits» proposés sont de plus en plus alléchants. Vin nouveau, intériorité, divinisation, hesychia, connexions divines, etc.. les noms changent mais l’amorce est toujours la même : il s’agit de vivre une expérience supplémentaire qui nous rapprocherait du Christ. LeChrist nous a mis en garde contre ce désir intérieur de vouloir «voir un des jours du Fils de l’homme» et de courir dans les chambres (de guérison) ou au désert (comme les cénobites), car ce ne serait pas de cette façon qu’on vivrait réellement le Christ et sa révélation.

En Inde, au Tibet et chez les chamanes, il existe des gens qui connaissent certains mécanismes chimiques du cerveau pouvant faire croire à une expérience mystique, alors qu’il ne s’agit en fait que de la manipulation de ces «principes élémentaires du monde» dont parlent les apôtres. Dans ce domaine, tout ce qui «marche» n’est pas forcément édifiant. Je vous propose une petite histoire vraie pour aider à comprendre certains mécanismes charnels qui donnent des résultats sensibles sans malheureusement pouvoir changer un coeur :

jeudi 8 février 2018

Malgré tous mes efforts, je n'arrive plus à l'aimer.



Cette phrase terrible, je l'ai entendue dans la bouche d'un grand nombre de chrétiens et de chrétiennes dans des circonstances très différentes. On peut l'entendre dans le cadre du couple ou des relations familiales, mais pas seulement. On peut l'entendre également lors de conflits professionnels ou confessionnels, mais en réalité, toutes les relations humaines peuvent être affectées par cette incapacité à aimer. 

Pourtant, les Écrits Sacrés nous montrent clairement que cet objectif est voulu par Dieu. Il est la raison même pour laquelle Il nous a tous créé : «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même.» (Luc 10 : 27 – Deut. 6 : 5 - Lev. 19 : 18.) 

Et comme si la barre n'était pas placée assez haut, le Christ va la relever encore d'un étage, en disant : «Mais je vous dis, à vous qui écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.../... aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer. Votre récompense sera grande et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Vous serez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.» (Luc 6 : 27-28 et 35-36.) 

Pour un enfant de Dieu, l'amour n'est donc pas une option que nous pourrions choisir, ou pas, en fonction des circonstances, car il s'agit de l'expression la plus aboutie de cette vie de l'éternité à laquelle le Christ est venu nous appeler à participer. 

«Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, CAR DIEU EST AMOUR.» (1 Jean 4 : 8.)