mardi 21 décembre 2010

LA REUSSITE CHRETIENNE

par ilrevientbientôt. 

 

Qu’est ce qu’un chrétien à succès? Comment concevez-vous la réussite chrétienne? Prenez le temps d’y réfléchir un instant. Beaucoup d'entre nous pensions jadis que la distinction sociale ou l’onction était le sceau de la réussite. Nous en sommes revenus aujourd’hui. Tels des rescapés de guerre secourus par la grâce. On ne nous y reprendra plus. Mais alors, qu’est ce que la réussite chrétienne? Quel est le standard biblique du succès? 

Cette question est si belle que l’on s’attendrait à un développement épique et chevaleresque. Pourtant, pour Christ, le succès c’est la mort; la mort à soi. Connaissez-vous des chrétiens à succès? Des chrétiens “influents” par leur réflection de Christ?  Si l’on vous demandait de citer 5 noms de prédicateurs influents, cela serait aisé, certes,mais s’il fallait donner 5 noms de personnes revêtues du caractère de Christ, qu’en serait-il? J’en ai rencontré là où je n’en attendais pas. Pas de charisme, même pas de “ministère” et pourtant quel exemple! Laissez-moi vous présenter deux de ces personnes prospères et à succès.

Élisabeth: simplicité et service

  Élisabeth est une jeune maman de 4 enfants dévouée à leur éducation. Elle est d’une sympathie sincère et d’une grande simplicité. Lorsque son mari a perdu son emploi, cette simplicité est restée la même. Tandis que j’avais été conviée à une après-midi mères/enfants, contente de revoir cette jeune maman, je m’empressai de lui demander de ses nouvelles, sans m’attendre à la réponse: “ Mon mari a perdu son emploi, je rentre tout juste de chez l’assistante sociale qui m’a donne des coupons alimentaires.” Je fus saisie d’une grande tristesse, mais dans l'arrière plan, ne pus m'empêcher d’admirer la simplicité qu’il fallait pour ainsi révéler sa précarité à la nouvelle venue de l'Église que j'étais alors. Dans les anciennes assemblées que j’avais fréquentées, une telle sincérité aurait été gauche pour différentes raisons: l’orgueil, le manque de confiance aux autres, la superficialité, les critiques, la concurrence etc. Dans l'évangile moderne, souffrir est une anomalie. Il est ringard d’endurer les épreuves, celles-ci sont liquidées par transfert d’argent d’un compte à l'autre. Dans l'évangile biblique, la souffrance et les épreuves sont non pas le signe de la défaveur divine mais constituent, entre autres, l’occasion d’exercer sa foi et de se rapprocher de Dieu. C’est donc un processus incontournable et nécessaire.

Ma grâce te suffit. Car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse (2 Cor 12.7-9).

Lorsque la soeur me téléphona quelques jours plus tard, à ma grande surprise, ce ne fut pas pour me demander de l’aide, mais plutôt pour en proposer. Je lui avais parlé de mon déménagement proche et elle avait retenu la date. Tout ce système d’entraide devrait être assez naturel dans les églises, pourtant, après avoir enchaîné les assemblées, je dois avouer tristement que ce type d’attitude sympathique et désintéressée reste assez marginal . Ce couple traversait une période difficile et aurait pu se replier sur lui-même, en attendant l'aide des autres. Au lieu de cela, il la proposait avec la plus grande insistance. Si j’avais 4 enfants, une maison à gérer et un mari au chômage, retiendrais-je la date du déménagement de frères en Christ en me proposant de conduire 45 minutes juste pour leur venir en aide? Le succès c’est la mort et derrière cette mort il y a Christ.

Alexandra: douceur et amour

Si ceux qui vous connaissent étaient invités à vous définir en deux mots, que seraient-ils? Après avoir partagé trois années aux c
ôtes d’une soeur hors pair, je dirai d’elle: “ douceur et amour”. Beaucoup de personnes se reconnaissent dans le caractère tempétueux de Pierre, ce fougueux spontané et entier. A l'opposé, Alexandra est une interruption dans la cadence frénétique du monde. C’est un “cessez-le-feu “permanent, un hymne à la gentillesse, une école de la charité, une infirmerie chrétienne, un exemple. Galates 5.22 lui va fort bien: Le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. Voila la vraie réussite chrétienne. Mesurons notre succès avec ces standards bibliques. Ce passage de Galates n’est d'ailleurs pas sans rappeler Matthieu 22.36-40:

Maître, quel est le grand commandement de la loi? Jésus lui dit: Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta pensée. C'est là le premier et le grand commandement. Et voici le second qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.


Deux choses ressortent de ce passage, d’abord la centralité de l’amour et le caractère de cet amour. Dieu ne se contente pas de dire: “Aime Dieu”. Il exige un amour fougueux, entier, passionné, absolu. Il ne dit pas non plus: “Aime ton prochain” mais plutôt “ Aime-le comme toi-même” et là encore l'amour dont il est question est hautement distingué. Qu’est ce que cela signifie d’aimer son prochain comme soi-même? Comment cela se traduit-il sur le plan pratique? Je pense que cela revient entre autres à l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi. Ces fruits sont fait pour l'édification de l’autre tout autant qu’ils constituent un type d’adoration. Contrairement aux normes actuelles de spiritualité chrétienne qui mettent l’individu au centre, ici, l’homme spirituel est celui qui a compris que le succès c’est les autres. Souvenez vous des paroles de Jésus dans Matthieu 25 34-40:


Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde.

Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli;

j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi.(...) Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.


Les autres sont notre ministère. Que l’on soit pasteur, docteur ou évangéliste, le succès c’est les autres, le succès c’est la mort. Mourir pour aimer, mourir pour donner, mourir pour renoncer, mourir pour réussir bibliquement. Ne nous laissons pas distraire. Notre mission c’est les autres. Les ministères d’Ephésiens 4, les fruits de Galates 5 ou encore les commandements de Matthieu 22 riment avec dévotion, service, abandon, altruisme et donc adoration. Nous sommes censés défiler sur le podium de l'humanité en portant les bijoux célestes et en les exposant au monde,non pas dans le but d'être sauvé puisque cela vient uniquement du sacrifice de Christ, mais afin de “ marcher d'une manière digne du Seigneur et de lui être entièrement agréables, en portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et en croissant par la connaissance de Dieu”. Colossiens 1.10



La réussite chrétienne c’est d'être comme Christ en mourant chaque jours à notre petit confort égoïste et à notre ego, c’est d'être au service d’autrui et se laisser briser continuellement pour porter du fruit. Comment? Luc 10, 41-42 nous en fait une esquisse:


Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.Elle avait une soeur, nommée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit: Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de m'aider.Le Seigneur lui répondit:
Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses.
Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.


Choisissons la bonne part. Aimer son prochain commence par l'intimité avec Dieu sans laquelle nous ne pourrons rien lui offrir d’autre que nous-même. Le prochain mérite mieux que notre humeur acariâtre, que notre susceptibilité, que notre colère et égoïsme. Prier c’est changer, prier est aussi un acte d’amour pour autrui. Prier prépare le succ
ès, le succès confirme la mort, la mort glorifie Dieu.




3 commentaires:

  1. Merci Jean-Luc pour cette exhortation. Dès le début de ma conversion, le Seigneur Jésus m'a fait la grâce de me donner la révélation de ce passage concernant Marie. J'ai pu être éclairée sur ce que j'étais devenue EN LUI. Sois béni ! Aline

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  2. Oui j'ai lu cet article il y a environ deux semaines, je suis complètement ok avec cette exhortation.

    Bisous ma soeur Aline

    QUE DIEU VOUS BENISSE TOUS

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  3. Amen!


    Actes 20 : 35
    Je vous ai montré de toutes manières que c'est en travaillant ainsi qu'il faut soutenir les faibles, et se rappeler les paroles du Seigneur, qui a dit lui-même: Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir.

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