dimanche 8 novembre 2020

L’état de manque de l’homme sans Dieu

Jean-Luc B

 

 « Comme une biche soupire après des courants d'eau, Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant » (Psaume 42)

Nous allons parler d’un mot qui est malheureusement souvent très mal compris et qui fait pourtant partie du vocabulaire religieux. C’est un mot qui a fait culpabiliser des innombrables générations de croyants, mais sans pouvoir à lui seul leur apporter la solution après laquelle ils soupiraient. Ce mot qui nous vient de l’hébreu, c’est le terme : PÉCHÉ. Pour beaucoup de gens, le péché serait une (ou des) actions mauvaises. Mais c’est oublier la condition primordiale pour se focaliser uniquement sur ses conséquences ! Car pour la Bible, le péché est avant tout un état qui va amener l’homme à des actes fâcheux.

Le péché

Revenons donc au sens original de ce mot dans le vocabulaire hébreux de l’Ancien Testament.

mercredi 29 avril 2020

Le mystère des 2 Pâques

ou des «ombres» à la réalité




La question des deux dates de Pâque dans les évangiles lors de la crucifixion.


«Le premier jour des pains sans levain, où l'on immolait la Pâque, les disciples de Jésus lui dirent: Où veux-tu que nous allions te préparer la Pâque ?» (Marc 14. 12 et Luc 22. 7-8). Or il est surprenant de constater que le lendemain de cette Pâque, nous apprenons que «la Pâque des juifs» aurait lieu le jour suivant (Jean 19 : 14 et 31) ! Nous nous trouvons donc dans la même semaine devant 2 fêtes de Pâque distantes de 2 jours ! D’un côté, il y a celle que le Christ prend avec ses disciples dans la chambre haute, mais il y a également la fête «officielle» qui a eu lieu le lendemain de la crucifixion. Ce jour -le premier jour des pains sans levain- était un «sabbat exceptionnel» (Exode 12, 16.). Nous pouvons donc en conclure que nous avons cette année là deux jours chômés qui se succèdent : le vendredi «sabbat exceptionnel» de Pâque et puis le samedi, qui est un sabbat ordinaire. Ce n’est qu’au 4° siècle que Hillel II décrétera que deux jours de sabbats ne peuvent pas se suivre. Il est à remarquer que lorsque les femmes vont au tombeau «après LES sabbats, à l’aube du premier jour de la semaine», Mathieu 28, 1 emploie le terme grec «sabbatôn» qui est un pluriel : «après LES sabbats»… mais nos traductions pour simplifier les choses ont préféré écrire «sabbat» au singulier, ce qui n’aide pas à la compréhension de la chronologie de ces évènements. 
 
Avant la découverte du calendrier solaire des Jubilés retrouvé à Qumran il était impossible de comprendre le décalage de deux jours entre la Pâque de la Cène que Jésus a mangé avec ses disciples et «la Pâque des juifs» dont nous parle Jean et qui a eu lieu 2 jours plus tard.

lundi 6 avril 2020

Pâque sans grands rassemblements

Pâque à la maison ?



Préambule :


Tout ce qui est suffisant à savoir pour susciter la foi et la nourrir a été écrit dans la Bible. L’Esprit qui en a inspiré les lignes savait très bien ce qui était important à dire et ce qui ne l’était pas. Dans la Bible comme dans la musique, les silences ont leur importance et font parties intégrantes de la mélodie, ils sont donc à respecter et à conserver. On peut déplorer que les traditions depuis 2 000 ans aient essayé de remplir ces silences avec toute sortes de bruits dogmatiques ou rituels qui en troublent la clarté. Cette mauvaise habitude s’est malheureusement généralisée, car toutes les dénominations ont essayé successivement de se distinguer avec leurs propres «bourrages de silences» à coup des règles, de dogmes et de rites. Il me semble donc important pour retrouver l’harmonieuse mélodie voulue par le Sauveur, de revenir au respect des choses écrites tout en respectant également celles que l’Esprit a intentionnellement voulu nous taire.  

Lorsque nous cherchons à approfondir la Parole de Dieu, nous découvrons ce que j’appellerais une «inertie intérieure» qui freine l’impact de la Parole divine dans notre intelligence. Cette inertie provient de toutes sortes d’habitudes religieuses qui nous éloignent du sens réel de ce que nous entendons. Il y a, nous dira l’apôtre Paul, un véritable travail divin de dés-apprentissage et de transformation intérieure qui est absolument nécessaire pour que nous puissions tirer profit de ce qui a été écrit sous l’inspiration de l’Esprit : 

«Ne vous conformez point à ce présent siècle, mais soyez transformés par le renouvellement de votre entendement, afin que vous éprouviez quelle est la volonté de Dieu, bonne, agréable, et parfaite.» (Romains 12; 2) 

vendredi 27 mars 2020

Dans quelle Alliance sommes-nous?


«  Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, Où je ferai avec la maison d’Israël et la maison de Juda Une Alliance Nouvelle… » (Jérémie 31.31.) « En disant: une Alliance Nouvelle, il a déclaré la première ancienne; or, ce qui est ancien, ce qui a vieilli, est près de disparaître » (Hébreux 8:13.)  
Galates 4.22 à 29 : « Car il est écrit qu’Abraham eut deux fils, un de la femme esclave, et un de la femme libre. Mais celui de l’esclave naquit selon la chair, et celui de la femme libre naquit en vertu de la promesse. Ces choses sont allégoriques; car ces femmes sont deux Alliances. L’une du mont Sinaï, enfantant pour la servitude, c’est Agar, - car Agar, c’est le mont Sinaï en Arabie, -et elle correspond à la Jérusalem actuelle, qui est dans la servitude avec ses enfants. Mais la Jérusalem d’en haut est libre, c’est notre mère; car il est écrit: Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfantes point! Éclate et pousse des cris, toi qui n’as pas éprouvé les douleurs de l’enfantement! Car les enfants de la délaissée seront plus nombreux Que les enfants de celle qui était mariée. Pour vous, frères, comme Isaac, vous êtes enfants de la promesse ».


Quand on lit ces textes, on se rend bien compte que Dieu avait en projet de changer les termes de l’Alliance qu’Il avait conclut avec son peuple. Chacun de ceux qui ont cru en Christ a le sentiment d’être entré dans cette Nouvelle Alliance. Mais est-ce vraiment le cas ?

N’avons-nous pas tous une tendance instinctive à revenir à des vieux schémas, qui nous semblent rassurants simplement parce que nous sommes habitués à les voir? Même s’ils sont à l’opposé du chemin sur lequel le Christ nous appelle à marcher?

vendredi 20 mars 2020

Le nuage qui s'élève de la mer

Eliane Colard


(NDLR) Ce texte a déjà 10 ans et je l'avais mis en ligne sur "Porte Parole" en 2015, mais il n'a pas pris une ride et il me semble qu'il peut également donner un éclairage intéressant dans les circonstances actuelles. C'est pourquoi je le (re)mets en page d'accueil. 
 
A la septième fois, il dit : Voici un petit nuage qui s’élève de la mer, et qui est comme la paume de la main d’un homme. Élie dit : « Monte, et dis à Achab : Attelle et descends, afin que la pluie ne t’arrête pas ». En peu d’instants, le ciel s’obscurcit par les nuages, le vent s’établit, et il y eut une forte pluie. Et la main de l’Éternel fut sur Élie, qui se ceignit les reins et courut devant Achab jusqu’à l’entrée de Jizréel. 1Rois 18. 44

Un malentendu à propos de la pluie d'Elie   

 Bon nombre d’extrapolations prophétiques se sont appuyées sur ce passage pour parler de la venue d’un réveil sous forme d’une pluie de bénédiction déversée dans les derniers temps sur l’église. Cependant il est nécessaire de revenir au contexte des écrits évoqués pour ne pas perdre le bénéfice des leçons précieuses dont ils sont le véhicule. Mais surtout, il convient de laisser à l’Esprit de Dieu le soin d’éclairer lui-même ces textes afin de leur permettre de libérer en notre faveur tout leur potentiel prophétique. Dieu veut que son peuple comprenne plus que jamais quel était le but et la nature de cette pluie envoyée du temps d’Élie.

lundi 2 mars 2020

La Marche du dernier Empire

Covid 19 et numérique

(Eliane Colard)



Il y a une dizaine d’années, j’écrivais dans « Basculement » que l’axe ou centre économique du monde avait changé à la fin du XVème siècle passant de l’Orient à l’Occident en propulsant ce dernier au premier plan sur l’échiquier économique mondial. Ce basculement ayant déplacé le centre de gravité du monde du commerce de la Méditerranée à l’Atlantique. L’Ecclésiaste dit qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, ce qui a été sera à nouveau ; et nous assistons aujourd’hui à ce retour des choses anciennes. 

 Pour illustrer ce que je vais dire par la suite, je vais faire un copier coller de ce que je disais il y a une 10zaine d’années à ce sujet : « Le nouvel ordre qui a surgi à la fin du XVe siècle avait fait de l’Occident le nouveau centre du monde en évacuant les deux réalités que j’ai précédemment mentionnées. Mais cet ordre tel que nous le connaissons ne correspond pas exactement à la vision reçue par Daniel concernant l’équilibre qui sera celui des Nations de la fin des temps où les civilisations Méditerranéennes et Orientales sont censées occuper une place que nous ne voyons pas encore toujours aujourd’hui ».

dimanche 23 juin 2019

Ce que l’Esprit dit aux églises pour les temps de la fin


(Retranscription conférence Paris -Avril 2019- Éliane COLARD).

Je parlerai d’abord des temps de la fin, de ce qu’ils annoncent, des signes qui les annoncent, puis dans un deuxième temps du positionnement de l’Église face à ces signes et à leurs avertissements.
La fin des temps est évoquée dans la Bible non pas principalement pour parler catastrophes, mais pour parler avant tout d’un merveilleux évènement : le retour de Jésus-Christ qui viendra mettre un terme au temps présent et inaugurer un autre.
La dernière heure avant la nuit

lundi 28 janvier 2019

Les Écritures de notre défense

(Eliane COLARD Janvier 2019)


Il y a deux jours le Seigneur m’a fortement interpellée au travers du livre d’Esdras. J’avais déjà évoqué un premier aspect de ce livre dans un autre message. Ce livre met aussi en évidence la façon dont certains aspects de notre vie spirituelle se présentent comme une scène au sein d’un tribunal. J’ai eu l’occasion de dire à quel point mes études de Droit me donnent un éclairage intéressant sur beaucoup d’aspects de la vie spirituelle : la loi, la grâce, la justice, l’iniquité, le crime, la faute, l’imputation, la peine, la condamnation, la rançon, l’identité, la filiation, l’adoption, le nom, le changement de nom, la citoyenneté (céleste), l’héritage (d’enfant de Dieu), le patrimoine, le testament, le don ou la donation, le partage, la donation-partage (le fils prodigue), les obligations, les droits,..etc. Tous ces termes recouvrent des notions clairement juridiques.
Aujourd’hui je vais parler de Tribunal, de Juge, d’Avocat de la défense, d’accusation, et de Conclusions ou écritures des parties en présence (Défense ou Accusation). J’aurais pu tout aussi bien titrer ce texte « Les archives de notre Justification »

vendredi 7 décembre 2018

L’inquiétude du lendemain

Jean-Luc B


S’il y a une chose qui devrait animer le disciple du Christ, c’est un regard de confiance tourné vers un avenir qui est dans la main du Père Céleste. Le Christ en fera le thème de plusieurs de ses enseignements. Et prenant des exemples dans la nature créée par son Père, il montrera l’opposition qu’il y a entre la pensée païenne du monde, qui est pleine d’inquiétude, et celle de ses disciples qui n’ont pas à s’inquiéter puisque le Créateur du monde est aussi un Père attentionné qui connaît les besoins de ses enfants et qui sait y répondre au temps convenable.

« Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. CHERCHEZ PREMIÈREMENT LE ROYAUME ET LA JUSTICE DE DIEU; ET TOUTES CES CHOSES VOUS SERONT DONNÉES PAR-DESSUS. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Mathieu 6, 31-34.)

jeudi 27 septembre 2018

Le Caractère céleste de la Révélation

Éliane Colard


Matthieu 16/17 : «  Tu es heureux Simon fils de Jean, car ce n’est pas un être humain qui t’a révélé cette vérité mais mon père qui est dans les cieux. Eh bien moi je te le déclare, tu es Pierre et sur cette pierre, je construirai mon église ».
Cette pierre sur laquelle Jésus déclare vouloir construire son Église, c’est la pierre de la Révélation. Ce n’est que sur la Révélation que l’Église, Assemblée du Dieu vivant peut être fondée : sur la révélation de Celui nommé « Parole de Dieu », Jésus Fils de Dieu, Messie annoncé et prophétisé dès les temps anciens. Sur cette PAROLE seule l’Église doit être fondée et non pas sur la parole des hommes. C’est lui Jésus la tête du Corps qu’est l’Église .
Quand les hommes promettent, ils appellent cela, donner sa parole, une parole comme gravée dans la pierre qui va servir de témoignage, une sorte de serment. Dieu avait promis d’envoyer Sa Parole au monde, Jésus-Christ-Serment du Dieu vivant, afin de le sauver. Cette Parole-Serment, c’est la Pierre angulaire de la Promesse de Dieu envoyée pour soutenir la maison spirituelle qui allait être bâtie.
Le contexte de ce verset de Matthieu 16 est la double question que Jésus avait posée aux disciples : «Qui dit-on que je suis». Puis de façon plus personnelle «Mais vous, qui dites-vous que je suis». L’articulation de cette question double est intéressante. Car ce n’est pas ce que l’«on» nous dit de Jésus qui doit déterminer ou formater ce que nous croyons et connaissons intérieurement de Lui, mais ce que nous pouvons dire de Lui personnellement : qui il est pour nous, ce qu’il est pour nous. Et c’est parce que les deux choses ne sont pas forcément les mêmes, que Jésus articule la question sous cette double forme. Ce que nous pouvons dire de Jésus est ce que le Père nous révèle et qui va traverser le voile de notre intelligence naturelle pour aller toucher notre esprit et impacter profondément notre cœur.

samedi 15 septembre 2018

Guérir Babylone ?




« Nous avons voulu guérir Babylone, mais elle n'a pas guéri. Abandonnons-la, et allons chacun dans son pays ; Car son châtiment atteint jusqu'aux cieux, Et s'élève jusqu'aux nues. » (Jérémie 51, 9.)

« Fuyez de Babylone, sortez du pays des Chaldéens, Et soyez comme des boucs à la tête du troupeau ! » (Jérémie 50, 8.)

«  Partez, partez, sortez de là ! Ne touchez rien d'impur ! Sortez du milieu d'elle ! Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l'Éternel !  Ne sortez pas avec précipitation, Ne partez pas en fuyant ; Car l'Éternel ira devant vous, Et le Dieu d'Israël fermera votre marche. » (Ésaïe 52, 12.)

« Fuyez de Babylone, et que chacun sauve sa vie, De peur que vous ne périssiez dans sa ruine ! Car c'est un temps de vengeance pour l'Éternel ; Il va lui rendre selon ses oeuvres. » (Jérémie 51, 6.)

« Et j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux. » (Apocalypse 18, 4.)

« la grande ville, (Babylone) qui est appelée, dans un sens spirituel, Sodome et Égypte, LÀ MÊME OÙ LEUR SEIGNEUR A ÉTÉ CRUCIFIÉ. » (Apocalypse 11, 18.)

Tout au long de l’histoire de l’Église le même mouvement s’est répété : un moment de réveil spirituel et de transformation où la vie d’En Haut se manifeste puissamment est malheureusement toujours suivi d’une installation plus ou moins rapide dans les modes de pensées du monde. L’erreur souvent commise par ceux qui voulaient continuer à suivre le chemin de la vie a consisté à chercher à réformer ce système qui s’est installé dans l’économie du monde et qui n’obéit donc plus à l’Esprit de Christ.

mercredi 6 juin 2018

Le commerce des âmes et sa fin




« La grande ville, Babylone, la ville puissante! En une seule heure est venu ton jugement!
Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil à cause d'elle, PARCE QUE PERSONNE N'ACHÈTE PLUS LEUR CARGAISON, cargaison d'or, d'argent, de pierres précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre, de soie, d'écarlate, de toute espèce de bois de senteur, de toute espèce d'objets d'ivoire, de toute espèce d'objets en bois très précieux, en airain, en fer et en marbre, de cannelle, d'aromates, de parfums, de myrrhe, d'encens, de vin, d'huile, de fine farine, de blé, de bœufs, de brebis, de chevaux, de chars, DE CORPS ET D'ÂMES D'HOMMES. » (Apocalypse 18 ; 10 à 13.)

Je suis de plus en plus admiratif de la clairvoyance prophétique de ce livre qui 2 000 ans avant l’invention de l’informatique nous annonçait déjà une image qui parlerait et gouvernerait le monde en mettant à mort ceux qui ne se soumettraient pas à son mode de commerce (Apoc. 13 ; 15.). Mais là, nous allons découvrir un nouvel aspect de la vision de Jean, qui au-delà des siècles nous parle d’une invention toute récente du commerce mondial : le commerce des âmes.

samedi 12 mai 2018

Ce qu’il fallait pratiquer sans négliger les autres choses

Éliane Colard


Matthieu 23/23 : « Malheur à vous Scribes et Pharisiens hypocrites ! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous négligez les choses les plus importantes de la loi ; la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer sans négliger les autres choses ».
Luc 18/12 : «  je jeûne deux fois la semaine et je donne la dîme de tout ce que je possède ».
En lisant dans la Bible la façon dont Jésus a fustigé les Pharisiens, nous pourrions penser ne pas être concernés par ces reproches. Pourtant passant au milieu de nos rassemblements aujourd’hui, Jésus pourrait avoir matière à agir de même. La religiosité (Pharisaïsme d’autrefois) se nourrit de ce que notre propre nature peut avoir à offrir, et prendra selon le temps et les cultures des formes différentes. N’est-il pas fréquent d’entendre des chrétiens se définir ou se situer en fonction de toutes leurs actions ou réalisations spirituelles ? Vous demandez à une personne de ses nouvelles et elle vous répond en vous présentant la carte de visite de ses états de service pour Dieu, cela ne vous est jamais arrivé ? Pourtant notre état de santé spirituelle (voire parfois physique) ne dépend pas de ce que nous faisons ou pas pour Dieu, mais bien souvent de l’état de notre âme. Ce que vous êtes en Dieu primera toujours sur ce que vous faites pour ou au nom de Dieu.

vendredi 30 mars 2018

Qu’est-ce qu’un martyr ?




Le mot « martyr » vient du grec μάρτυς (pluriel : martyrès) qui signifie simplement « témoins ». On le retrouve dans la célèbre phrase du Christ qui annonce la Pentecôte, juste avant son Ascension :


« ...vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. » (Actes 1 ; 8.)

A force de « témoigner » pacifiquement de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ pendant les terribles persécutions des premiers siècles de l’ère chrétienne, le terme est devenu synonyme de « mort en martyr ». Mourir en témoin du Christ et de son amour pour tous les hommes n’avait évidemment rien à voir avec l’idée d’imposer ses convictions ou sa religion aux incrédules ou aux ignorants. Il ne s’agissait absolument pas d’imposer la paix au monde par la force, (force des armes ou des arguments d’autorité, tout cela au prétexte de Dieu) mais simplement d’en être les témoins. Or, le témoignage de quelqu’un ne vient pas de ses mérites ni de ses efforts, mais vient simplement de ce qu’il a vu ou entendu quelque chose qu’il ne garde pas pour lui.

vendredi 16 mars 2018

L’homme Jésus-Christ, seul médiateur





Il y a par endroits dans les Écritures des formules lumineuses qui permettent de nous affermir dans le Règne divin et nous évitent ainsi de tomber dans les pièges de l’ennemi. C’est dans une des épîtres de Paul que se trouve l’expression que nous allons sonder aujourd’hui pour en tirer la moelle nourrissante.



« Dieu notre Sauveur… veut que tous les hommes soient sauvés, et parviennent à la connaissance de la vérité. car il y a un seul Dieu, et un seul médiateur entre Dieu et les hommes JÉSUS-CHRIST, HOMME, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous ; c'est le témoignage rendu en son propre temps ; pour lequel j'ai été établi prédicateur et apôtre... » (1 Timothée 2 ; 3-7.)



Nous sommes dans une époque troublée où de nombreuses conversions ne se sont pas appuyées correctement sur la Parole divine et sont malheureusement particulièrement exposés aux nombreuses manœuvres tentatrices de l’ennemi de nos âmes. Les apôtres savaient bien qu’après leur départ il s’introduirait dans les assemblées des loups cruels dont la seule ambition serait de dévorer les brebis vulnérables du troupeau (Actes 20 ; 29.), et une grande partie des enseignements apostoliques vise ainsi à nous donner des outils scripturaires capables de nous aider à leur résister victorieusement.

mardi 13 février 2018

Expérience mystique ou sanctification ?



Il existe aujourd’hui un véritable marché de l’expérience spirituelle supplémentaire qui se répand dans les milieux chrétiens. Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais les «produits» proposés sont de plus en plus alléchants. Vin nouveau, intériorité, divinisation, hesychia, connexions divines, etc.. les noms changent mais l’amorce est toujours la même : il s’agit de vivre une expérience supplémentaire qui nous rapprocherait du Christ. LeChrist nous a mis en garde contre ce désir intérieur de vouloir «voir un des jours du Fils de l’homme» et de courir dans les chambres (de guérison) ou au désert (comme les cénobites), car ce ne serait pas de cette façon qu’on vivrait réellement le Christ et sa révélation.

En Inde, au Tibet et chez les chamanes, il existe des gens qui connaissent certains mécanismes chimiques du cerveau pouvant faire croire à une expérience mystique, alors qu’il ne s’agit en fait que de la manipulation de ces «principes élémentaires du monde» dont parlent les apôtres. Dans ce domaine, tout ce qui «marche» n’est pas forcément édifiant. Je vous propose une petite histoire vraie pour aider à comprendre certains mécanismes charnels qui donnent des résultats sensibles sans malheureusement pouvoir changer un coeur :

jeudi 8 février 2018

Malgré tous mes efforts, je n'arrive plus à l'aimer.



Cette phrase terrible, je l'ai entendue dans la bouche d'un grand nombre de chrétiens et de chrétiennes dans des circonstances très différentes. On peut l'entendre dans le cadre du couple ou des relations familiales, mais pas seulement. On peut l'entendre également lors de conflits professionnels ou confessionnels, mais en réalité, toutes les relations humaines peuvent être affectées par cette incapacité à aimer. 

Pourtant, les Écrits Sacrés nous montrent clairement que cet objectif est voulu par Dieu. Il est la raison même pour laquelle Il nous a tous créé : «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même.» (Luc 10 : 27 – Deut. 6 : 5 - Lev. 19 : 18.) 

Et comme si la barre n'était pas placée assez haut, le Christ va la relever encore d'un étage, en disant : «Mais je vous dis, à vous qui écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.../... aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer. Votre récompense sera grande et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Vous serez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.» (Luc 6 : 27-28 et 35-36.) 

Pour un enfant de Dieu, l'amour n'est donc pas une option que nous pourrions choisir, ou pas, en fonction des circonstances, car il s'agit de l'expression la plus aboutie de cette vie de l'éternité à laquelle le Christ est venu nous appeler à participer. 

«Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, CAR DIEU EST AMOUR.» (1 Jean 4 : 8.)

jeudi 30 novembre 2017

Reconnaître le corps du Christ

Par Jacques-Daniel Rochat 

«J'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, (...) il prit la coupe, (...), Toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne. » (1 Corinthiens 11.23-26)

Christ l’Agneau de Dieu

Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul nous partage l'une des grandes révélations qu'il a reçues directement de Christ. Cette illumination se focalise sur le geste crucial que le Christ réalise lorsqu'il donne du pain et du vin à ses disciples.

Paul, en fin connaisseur biblique, était évidemment pleinement conscient de la portée de ce geste accompli le jour de la Pâque juive. En effet, à cette époque, cela faisait plus de treize siècles que les Hébreux célébraient chaque année la libération de leur esclavage en mangeant solennellement un agneau avec du pain. Cet animal, dont le sang avait été mis sur les portes des maisons, avait fait jaillir la grâce et avait cassé les chaînes de l'oppression absolue qu'ils vivaient en Égypte (voir Exode 12.1-15).

samedi 28 octobre 2017

L’esprit de Saül est-il aussi parmi les Prophètes ?

Eliane COLARD (27-10-2017)



1 Sam 10/5 -12: «… Lorsqu’ils arrivèrent à Guibea, voici une troupe de Prophètes vint à sa rencontre. L’Esprit de Dieu le saisit, et il prophétisa au milieu d’eux. Tous ceux qui l’avaient connu auparavant virent qu’il prophétisait avec les prophètes, et l’on se disait l’un à l’autre dans le peuple : qu’est-il arrivé au fils de Kis ? Saül est-il aussi parmi les prophètes ?.. ».

1 Samuel 19/18 -24: « ..Saül envoya des gens pour prendre David. Ils virent une assemblée de prophètes qui prophétisaient ayant Samuel à leur tête. L’Esprit de Dieu saisit les envoyés de Saül et ils se mirent à prophétiser eux-mêmes. …Alors Saül alla lui-même à Rama.. l’Esprit de Dieu fut aussi sur lui ; et Saül continua son chemin en prophétisant jusqu’à son arrivée à Najoth… il ôta ses vêtements et prophétisa aussi devant Samuel ; et il se jeta nu par terre tout ce jour-là et toute la nuit. C’est pourquoi l’on dit : Saül est-il aussi parmi les prophètes ? ».

Ce message je l’ai reçu il y a presqu’un an, mais à l’époque je sentais que je n’avais pas encore saisi de tout ce que le Seigneur voulait dire au travers de cette expression :« Saül est-il aussi parmi les prophètes ». J’avais laissé reposer le message attendant le temps de Dieu pour le libérer. Et il y a trois semaines j’ai eu un songe qui m’y a ramené et j’ai compris que c’était le temps pour moi de le reprendre et de le compléter.

vendredi 8 septembre 2017

Songe sur la fausse lumière des Ténèbres


Nous sommes dans un temps d’accélérations d’évènements de toutes sortes et avec une intensité jamais égalée. Il y a quelques mois de cela j’avais eu la vision d’un gros cadran horaire où d’un coup l’aiguille indiquant l’heure avait été déplacée par une main. Et le Seigneur m’indiquait que des évènements allaient arriver de manière précipitée. 

jeudi 31 août 2017

Le livre scellé et écrit des deux côtés


Eliane COLARD
(Message donné en Guadeloupe en Juin 2017)

J’ai donné ce message dans la maison qui m’avait déjà reçue en Septembre et Octobre dernier. Nous avons eu de nouveau à vivre la surprise d’une merveilleuse coordination des choses par l’Esprit de Dieu. Comme ce fut le cas en Septembre avec le message sur la Lèpre d’Ozias, Dieu m’avait une fois de plus devancée en donnant un songe à Mikaëlle, l’hôtesse de la maison qui me recevait. Au cours d’un temps préalable d’adoration, les chants pris spontanément étaient à ma grande surprise tous en symbiose avec le message que le Seigneur avait mis sur mon cœur et dont je n’avais encore touché mot à quiconque. Lorsque j’en ai fait la remarque, Mikaëlle me dit « attend ne dis plus rien je vais chercher mon calepin car j’ai noté le rêve que j’ai fait avant hier soir en étant persuadée que c’est en rapport avec le message que tu vas nous partager ». Elle nous lit alors ce rêve que je vais évoquer globalement dans sa première partie qui en rapport avec ce message.

samedi 14 janvier 2017

La Lèpre d’Ozias ou ma place et mon service dans le Corps


par Éliane COLARD  
(Message donné en Guadeloupe le 07 Octobre 2016)

Le Seigneur a mis sur mon cœur ce message qui questionne sur notre place dans le Corps et plus largement, notre service dans l’Église. Nous verrons comment cette place dans le service ne peut se trouver que dans le cadre d’une obéissance à un ordre reçu de la tête de ce Corps et non selon des convenances humaines.
Nous ne sommes pas appelés à faire les choses par convenance personnelle, sociale ou traditionnelle, ni même parce qu’il faut les faire ou qu’il n’y aurait personne d’autre pour les faire. Si cela peut fonctionner ainsi sur un plan naturel, humain, charnel, ce n’est pas le cas sur le plan spirituel où nous sommes censés vivre selon des règles qui ne sont pas celles de ce royaume terrestre qui nous environne mais celles du royaume céleste de Dieu. Nous avons constamment le choix entre faire les choses selon nos idées et conceptions, ou les faire selon la pensée du Seigneur. Tout en étant Chrétiens, nous pouvons soit marcher par l’Esprit avec une intelligence renouvelée par l’Esprit de Dieu, soit marcher par la chair selon notre propre intelligence nos propres pensées.

dimanche 9 octobre 2016

Les soeurs sont-elles libres de fonctionner ?

Par Jon Zens


Source : http://www.searchingtogether.org/ et http://www.jonzens.com/

Une exploration des préoccupations de Paul en 1 Timothée 2:11-15

Dans l’histoire de l’Église, 1 Timothée 2:12 a été utilisé sans relâche comme une preuve pour régler de façon rapide et décisive le ministère des femmes dans les congrégations.


En 1987, l’Assemblée du pasteur Nancy Sehested a été mise hors de l’Association de Memphis des Églises baptistes du Sud, et 1 Tim.2:12 a été utilisé comme un élément clé à la base de cette décision.

En 2006, Sheri Klouda a été renvoyée du Southwestern Theological Seminary de Fort Worth au Texas. Elle enseignait l’hébreu au séminaire, mais – basé sur 1 Tim.2:12 – il a été conclu que les femmes ne devaient pas enseigner à des hommes.

Un examen honnête des preuves révèlera que l’utilisation traditionnelle de 1 Tim.2:12 pour réduire au silence les croyantes est sans fondement; et que cette interprétation a causé des dommages incalculables sur la santé du corps de Christ sur terre.