samedi 12 mai 2018

Ce qu’il fallait pratiquer sans négliger les autres choses

Éliane Colard


Matthieu 23/23 : « Malheur à vous Scribes et Pharisiens hypocrites ! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous négligez les choses les plus importantes de la loi ; la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer sans négliger les autres choses ».
Luc 18/12 : «  je jeûne deux fois la semaine et je donne la dîme de tout ce que je possède ».
En lisant dans la Bible la façon dont Jésus a fustigé les Pharisiens, nous pourrions penser ne pas être concernés par ces reproches. Pourtant passant au milieu de nos rassemblements aujourd’hui, Jésus pourrait avoir matière à agir de même. La religiosité (Pharisaïsme d’autrefois) se nourrit de ce que notre propre nature peut avoir à offrir, et prendra selon le temps et les cultures des formes différentes. N’est-il pas fréquent d’entendre des chrétiens se définir ou se situer en fonction de toutes leurs actions ou réalisations spirituelles ? Vous demandez à une personne de ses nouvelles et elle vous répond en vous présentant la carte de visite de ses états de service pour Dieu, cela ne vous est jamais arrivé ? Pourtant notre état de santé spirituelle (voire parfois physique) ne dépend pas de ce que nous faisons ou pas pour Dieu, mais bien souvent de l’état de notre âme. Ce que vous êtes en Dieu primera toujours sur ce que vous faites pour ou au nom de Dieu.