dimanche 8 décembre 2013

Le discernement nécessaire du baptême



« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » (Mat. 28 : 19-20.)

« (Ils) prièrent pour eux, afin qu'ils reçoivent le Saint Esprit. Car il n'était encore descendu sur aucun d'eux; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus» (Actes 8 : 15-16.)

« Alors Pierre dit: Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint Esprit aussi bien que nous? Et il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom du Seigneur. » (Actes 10 : 47-48.)

Dans le christianisme de notre époque, il existe des contestations concernant la formule à employer lors du baptême. Certains considèrent qu'il faut garder la formule traditionnelle et invoquer le Père, le Fils et le Saint Esprit, mais d'autres, influencés par les doctrines de Branham, prétendent qu'il faudrait seulement baptiser en employant la formule : « au nom du Seigneur », comme on peut le lire dans le livre des Actes des Apôtres. J'ai l'impression qu'on ne regarde pas les choses sous le bon angle en se posant seulement la question de la justesse de la formule à employer. La réalité est probablement ailleurs.

La formule « trinitaire » prononcée par un « ministre du culte » ne sera pas forcément quelque chose de vivant, parce qu’elle est souvent basée sur des actes traditionnels codifiés, au lieu de chercher un discernement et une sagesse qui permettraient de reconnaître la vie d’En Haut. Le problème c’est que la formule «unitaire» (au nom de Jésus seulement) ne sera pas forcément meilleure car elle reste toujours dans l'idée abstraite qu'il faudrait employer la formule la plus conforme à la tradition pour que le baptême soit « valide »…


Ce n’est pas non plus l’état d’esprit dans lequel on le fait qui peut être la pierre de touche, mais plutôt le discernement de l’action de Dieu dans la vie de celui qui le reçoit. L’immersion dans l’eau, avec prononciation d’une parole, n’est que l’un des aspects du Baptême Biblique.


Formule récitée ou vérité ?


Il me semble que ce n’est donc pas une question de « formule juste » (« trinitaire » ou « unitaire »), mais de vérité, de réalité vécue au moment du baptême. Car selon ce que j’en ai compris, le Baptême est une immersion dans la Divinité en action, qui nous fait naître d’En Haut et ainsi devenir enfants du Père. L’immersion dans l’eau n’étant simplement que la manière tangible de nous y engager publiquement (1 Pierre 3. 21.).


Pour comprendre ce qui se passe dans ce moment du baptême et de la nouvelle naissance, il nous faut en revenir à la Parole.


- 1) C’est une action de révélation du Fils, que Dieu le Père est le seul à pouvoir effectuer dans un cœur humain.
« Quiconque croit que Jésus est le Christ, EST NE DE DIEU » (1 Jean 5. 1.)
« … LESQUELS SONT NES, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, MAIS DE DIEU. » (Jean 1. 13.)
« Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, MAIS C’EST MON PERE QUI EST DANS LES CIEUX. » (Mat. 16. 16-17.)


- 2) C’est aussi une action visible et audible du Saint Esprit, qui témoigne aux auditeurs présents que Dieu est à l’œuvre dans un coeur.
« Et quand il sera venu, IL (le Saint Esprit) CONVAINCRA le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement » (Jean 16. 8.)
« Après avoir entendu ce discours, ILS EURENT LE COEUR VIVEMENT TOUCHE, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous? » (Actes 2. 37.)
« LE SAINT-ESPRIT DESCENDIT SUR TOUS CEUX QUI ECOUTAIENT LA PAROLE. Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que LE DON DU SAINT-ESPRIT ETAIT AUSSI REPANDU SUR LES PAÏENS. Car ils les entendaient parler en langues et glorifier Dieu. Alors Pierre dit: Peut-on refuser l’eau du baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit aussi bien que nous? » (Actes 10. 44-47.)


- 3) C’est enfin un geste humain qui consiste à être immergé en communion avec «la Parole faite chair» (le Christ), qui est mort et ressuscité pour nous.


Trois exemples :


La Parole véritable s'incarne dans les circonstances vécues, elle n’est pas un rituel « hors sujet ».


Lorsque Philippe baptise les convertis de Samarie, il s'agit de gens convaincus par l’action surnaturelle de Dieu («ils avaient reçu la Parole de Dieu»), cependant il sait qu'il n'a pas l'onction pour donner le baptême de l'Esprit, il les baptise donc «seulement au nom du Seigneur Jésus.» (Actes 8 : 16.) Par la prédication de Philippe Dieu avait révélé le Fils. La Parole «faite chair» (c’est-à-dire le Christ) avait été reçue, mais pour que le baptême soit complet il fallait le «remplissage-débordement» par le Saint Esprit. Il a eu besoin de l’aide des apôtres de Jérusalem, qui ont ainsi accomplis la totalité de l’acte du baptême («au nom… du Saint Esprit»). Quelle différence entre cette manière de faire et celle des adeptes d’une formule imposée et immuable, (qu’elle soit «trinitaire» ou «unitaire») !


Lorsque Pierre ordonne de baptiser Corneille et ses amis, il constate que le Saint Esprit a déjà été reçu et il ne va donc pas employer une « formule complète » qui aurait été vide de sens vu les circonstances, mais «il ordonna qu'ils fussent baptisés au nom du Seigneur.» (Actes 10 : 48.)


Regardons ensemble le troisième et dernier texte biblique qui nous parle d'un baptême «au nom du Seigneur». Il se trouve dans le livre des Actes au chapitre 19 (v 1 à 6.), lors de l'arrivée de l'apôtre Paul dans la ville d’Éphèse :


« Pendant qu'Apollos était à Corinthe, Paul, après avoir parcouru les hautes provinces de l'Asie, arriva à Éphèse. Ayant rencontré quelques disciples, il leur dit: Avez-vous reçu le Saint Esprit, quand vous avez cru? Ils lui répondirent: Nous n'avons pas même entendu dire qu'il y ait un Saint Esprit. Il dit: De quel baptême avez-vous donc été baptisés? Et ils répondirent: Du baptême de Jean. Alors Paul dit: Jean a baptisé du baptême de repentance, disant au peuple de croire en celui qui venait après lui, c'est-à-dire, en Jésus. Sur ces paroles, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient. »


Là encore, Paul ne récite pas une formule, car son action est tellement plus efficace ! Ce sont des disciples, ce qui veut dire qu'ils ont déjà été convaincus par le Père. Il les baptise donc au nom du Seigneur Jésus, mais plutôt que d'employer la formule théologique : « au nom du Saint Esprit », il agit en vérité en imposant les mains afin qu'ils Le reçoivent. Comme nous sommes loin du « christianisme codifié » que les adeptes du système religieux ont institués pour tenter de compenser l'absence de vie spirituelle réelle !


Il existe tout un courant théologique actuel qui refuse d'entendre parler du baptême de l'Esprit. Ce ne sont évidemment pas les adeptes de ce courant qui demanderont aux disciples : « Avez-vous reçu le Saint Esprit, quand vous avez cru? », puisque pour eux la réception de l'Esprit est automatique (et totalement discrète!... contrairement aux exemples bibliques.) à condition que la « formule baptismale trinitaire » ait été correctement prononcée. Ce que nous pouvons remarquer dans ces récits évangéliques, c'est que les propagateurs de la Bonne Nouvelle ne se préoccupaient pas de réciter la « bonne formule théologique », mais ajustaient leurs paroles et leurs actions avec la réalité spirituelle vécue, de façon à ce que la totalité de l'expérience du baptême soit mise en œuvre dans la vie des convertis.

Questions :


-Comment peut-on baptiser « au nom du Père » quelqu’un qui n’a pas reçu de Lui la révélation de son Fils ? (Comme des nourrissons, ou même des adultes qui adhèrent seulement aux idées d’un groupe afin de pouvoir en faire partie par une cérémonie religieuse.) Dans ce cas, il s’agit plus probablement d’une «initiation» (qui intègre dans un groupe social), que d’une nouvelle naissance dans le Corps spirituel de Christ.

-Comment peut-on immerger dans l’eau « au nom du Fils » quelqu’un qui ne n’est pas prêt à mourir avec Christ pour renaître en nouveauté de vie ? (Comme une grande majorité de ceux qui ont seulement « reçus Jésus dans leurs cœurs », mais qui aiment toujours le monde et sa convoitise et ne sont pas prêts à renoncer à eux-mêmes). (Comparer avec Rom. 6. 4 ; Col. 2. 12 ; Gal. 6. 14.)
 
-Comment peut-on baptiser « au nom du Saint Esprit », s’Il n’immerge pas réellement de Sa Présence la personne concernée? (Comme beaucoup de chrétiens de nos jours, qui n’ont jamais expérimenté ce que signifie être « baptisés de l’Esprit » et qui se contentent d’une explication « légale » qui prétend que puisqu’ils ont été baptisés avec une « formule trinitaire complète », ils auraient reçus automatiquement les « trois Personnes de la Trinité » donc le Saint Esprit qui est compris dans le « lot »!)

Discerner :

Il est difficile de discerner le vrai et le vivant dans ces pratiques traditionnelles qui remplissent peut-être les registres d’organisation « chrétiennes », mais pas forcément le ciel. Car elles ne tiennent pas sérieusement compte de la réalité spirituelle vécue, mais se contentent souvent de reproduire des gestes et des paroles « traditionnelles » en les « plaquant » mécaniquement et aveuglément à une cérémonie qu’on appelle « le baptême chrétien», qui est la suite habituelle d’une « catéchèse » dont la Bible ne nous parle pas. (Qui est là encore une pauvre tentative de remplacer par un « enseignement théologique » traditionnel l’action spirituelle de révélation du Fils par le Père.)


Il est dommage que beaucoup de baptêmes actuels ne soient que des « formules bibliques » plaquées souvent à côté de la réalité spirituelle vécue. Mais plutôt que de « rebaptiser » (ce qui ne ferait que rajouter à la confusion), il serait préférable de proclamer tout le conseil de Dieu à ceux qui ont déjà commencés à expérimenter le début de Son action, et de prier pour qu’ils puissent être totalement immergés dans l’Unique Réalité Divine (Père, Fils et Saint Esprit), selon ce que dit une Parole qui a malheureusement disparue de nos Bibles modernes :

« Car il y en a trois qui rendent témoignage dans le ciel, le Père, la Parole, et l’Esprit Saint, et CES TROIS LÀ SONT UN. Il y en a aussi trois qui rendent témoignage sur la terre; l’Esprit, l’eau, et le sang; et CES TROIS LÀ SONT D’ACCORD EN UN SEUL TEMOIGNAGE.» (1 Jean 5. 7-8. version King James en Français)

Je ne dis pas que la « formulation » est secondaire, mais qu’il s’agit d’un problème de vérité. Ce n’est pas une formule à dire, mais une action véritable à accomplir. Une formulation peut sembler juste (doctrinalement parlant), mais si elle n’est pas adaptée à la réalité vécue, elle n’exprime pas la vérité. Employer dans les eaux baptismales la formule « trinitaire » sur quelqu’un qui n’a pas eu la révélation du Fils par le Père, et sur qui le Saint Esprit ne tombe pas, n’est à mon avis qu’un geste « magique » vidé d’une réelle portée spirituelle.


Plus je lis le Nouveau Testament et plus je découvre que le baptême « au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » est une action unique et inséparable qui concerne des aspects spirituels autant que concrets. L’esprit, l’eau et le sang agissent de concert. Comme nous le rappelle le texte de la « King James » en français que je citais à la fin de mon post : « CES TROIS LÀ SONT D’ACCORD EN UN SEUL TÉMOIGNAGE. »


C’est une action qui vient de Dieu et qui passe au travers de ceux qui lui obéissent. Si nous lui obéissons, nous en devenons les membres actifs. « Nous sommes les membres du Corps de Christ, chacun pour sa part » (1 Cor. 12. 27.). C’est au travers de notre témoignage (animée par l’Esprit de Christ) que la Parole de Dieu peut toucher un cœur et manifester sa Présence (1 Cor. 14. 25.). Même si Dieu emploie aussi d’autres moyens plus directs (songes, voix ou apparitions), c’est souvent au travers de la vie (encore imparfaite) de ceux qui croient en Lui que la Vie du Royaume s’est répandue de façon structurée depuis 2000 ans.

Alors oui ! 100% oui : « celui qui croira et sera baptisé sera sauvé » (Marc 16. 16.). Mais le baptême dont Jésus parle n’est pas uniquement le fait de plonger quelqu’un dans l’eau ! En fait, Il nous parle de l’immersion :


-1 ) dans l’action du « Père » (qui révèle le Fils par « l’eau » de la Parole proclamée : Es. 55. 10-11 ; Rom. 10. 14-15 ; Eph. 5. 26.) ;


-2 ) dans l’action du « Fils » (dont le « sang » qui a coulé à la croix témoigne de notre pardon.) ;


-3 ) dans l’action du « Saint Esprit » qui après avoir amené le cœur jusqu’au passage du baptême, met « le feu » dans celui qui le reçoit en tombant sur lui au sortir de l’eau et en le remplissant à déborder. Afin que celui qui est régénéré de cette manière devienne à son tour un témoin de la résurrection (Actes 1. 8.).



« CES TROIS LÀ SONT D’ACCORD EN UN SEUL TEMOIGNAGE. » … c’est ce baptême (complet) qui sauve celui qui croit, en faisant de lui une source de bénédiction (Jean 7. 38.)…

Apprendre en regardant la maquette :

Pour comprendre les choses spirituelles, Dieu nous a donné les Écrits Sacrés (de l’Ancien Testament), qui nous servent de schémas et de maquettes (1 Cor. 10. 11.), pour discerner par la foi les réalités spirituelles que nous ne voyons pas avec nos yeux humains.

Il est écrit :
« Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous passé au travers de la mer, qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer… » (1 Cor. 10. 1-2.)

Si la nuée représente l’Esprit (spirituel et intangible), la mer représente le concret. S’ils sont réellement passés dans la mer, pourquoi chercherions-nous à éviter une démarche concrète dans les eaux du baptême ?
Paul est passé dans les eaux du baptême, comme tous ceux qui ont crus depuis la pentecôte. Ce n’est pas l’eau du baptême qui sauve, mais c’est l’occasion donnée par Dieu de montrer notre engagement envers Lui (1 Pierre 3. 21.). Comme une signature en bas d’un acte de mariage ne fait pas le couple, mais en montre la réalité devant la loi et sert de support devant toute contestation, ainsi le baptême d’eau (quand il est complet !) sert d’appui solide devant les attaques de l’Ennemi.


Si nous voulons saisir plus profondément ce qui se passe au moment du baptême, il est utile de se reporter à ce texte de l’Exode qui nous en montre les éléments et le déroulement. Après avoir bénéficié du sang de l’Agneau pascal, le peuple d’Israël se met en marche pour sortir d’Égypte, guidé par la colonne de nuée qui représente l’Esprit. C’est cet Esprit qui le mène jusqu’à la mer des roseaux où le peuple va être « baptisé » dans l’eau. L’Esprit est donc là avant le baptême, c’est Lui qui guide jusqu’à l’eau du passage de l'esclavage à la liberté.

L’eau du baptême est une barrière. Il n’est possible de passer véritablement au travers que lorsque Dieu lui-même ouvre le chemin. Le baptême entier est donc avant tout une Oeuvre de Dieu à laquelle les humains participent. Celui qui tenait dans l’esclavage (Pharaon, type de l’esclavage du péché) n’ira pas plus loin (Ex. 14. 13, 27-28.)! Et ceux qui y seront passés ne pourront pas retourner en arrière (Ex. 13. 17-18.). Comme Paul l’a bien expérimenté :

« Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus–Christ, par qui LE MONDE EST CRUCIFIÉ POUR MOI, COMME JE LE SUIS POUR LE MONDE ! » (Gal. 6. 14.)

Mais ce n’est que plus tard que Dieu va sceller son Alliance par la Loi (écrite du «doigt de Dieu») qui va être donné à Moïse. (Ce que les juifs célébraient à la fête de Pentecôte, qui était une fête juive avant d’être une fête « chrétienne ».)

Dans la Nouvelle Alliance, à travers de l’expérience du baptême de pentecôte (40 jours après la Pâque), Dieu par son Esprit va graver cette Loi dans les cœurs (Jer 31. 33 ; Heb. 8. 10 ; Actes 2.), c’est le débordement de l’Esprit Saint « en nous », et non plus «auprès de nous» (Jean 14. 17.). C’est de cette manière que la volonté de Dieu peut (enfin) s’accomplir dans son peuple. Selon ce que disait le prophète :

«JE METTRAI MON ESPRIT EN VOUS, ET JE FERAI EN SORTE QUE VOUS SUIVIEZ MES ORDONNANCES, et que vous observiez et pratiquiez mes lois. » (Ez. 36. 27.)

« VOUS RECEVREZ UNE PUISSANCE, LE SAINT–ESPRIT SURVENANT SUR VOUS, ET VOUS SEREZ MES TÉMOINS à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. » (Actes 1. 8.)

Comme nous l'avons vu plus haut, le livre des Actes des apôtres nous montre que tous les baptêmes racontés ne suivent pas forcément un ordre chronologique, mais que néanmoins le Père (qui révèle), le Fils (la Parole qui sauve), et le Saint Esprit (qui convainc et qui déborde) y sont présents à chaque fois. Il semble donc que ce soit l'expérience de cette triple réalité qui est importante pour que le baptême soit réel et complet.


J’ai longtemps cru que le baptême d’eau devait suivre très rapidement la conversion, mais en étudiant l’Écriture, j’ai remarqué que Paul ne s’est pas toujours empressé de baptiser ceux qui le suivaient. A Corinthe, Paul est resté presque deux ans en ne baptisant qu’une ou deux familles, pourtant il est précisé que Dieu avait « un peuple nombreux dans cette ville » (Actes 18. 10.). Ce qui tend à démontrer que Paul attendait d’être témoin d’une expérience réelle d’immersion dans le Père, Fils et Saint Esprit pour pratiquer l’acte physique du baptême d’eau (1 Cor. 1. 17.).

C’est pourquoi il me semble qu’il est important de ne pas se contenter d’un acte rituel, mais d’apprendre à bien discerner la réalité spirituelle de la conversion avant de plonger dans l’eau celui qui le demande.



Jean-Luc B


15 commentaires:

  1. — Le baptême au Nom de Jésus-Christ est tout d'abord pratique dans ce qui a été annoncé au "futur baptisé".
    — Jésus-Christ aurait dit :
    «les baptisant au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit»
    — Ce n'est pas prouvé car les apôtres lui aurait tous délibérément désobéi en baptisant au Nom de Jésus-Christ, n'est-ce pas !?... Mais voyons l'application pratique : Philippe baptisant les Samaritains (Actes 8) !
    * Qui Philippe a-t-il annoncé avant ? Jésus-Christ !
    ** En qui les Samaritains ont cru ? En Jésus-Christ, Dieu Tout-Puissant et Père, comme annoncé par Ésaïe !
    *** Est-ce que Philippe a dit une "formule" quelconque en baptisant les Samaritains ? Pas écrit !
    — Et pourtant, Pierre et Jean, quand ils sont arrivés, ont très bien discerné que les Samaritains avaient bien été baptisés au Nom de Jésus-Christ ! Tout ça parce qu'ils ont bien discerné Qui les Samaritains ont cru ! De plus, ils sont arrivés après les baptêmes. Si une formule avait été dite à ce moment-là, ils ne pouvaient pas la rapporter ! Donc, on est dans l'expectative...
    — Mais il y a deux autres exemples : le baptême de l'eunuque éthiopien, loin de tout, «sur le chemin qui mène à Gaza» ! De plus, sur le chemin du retour de l'eunuque chez lui, en Éthiopie ! Puis le baptême du geôlier et de sa famille par Paul et Silas dans Actes 16, alors qu'il leur avait annoncé le Seigneur Jésus-Christ ! A-t-il encore dit une "formule" ? Pas écrit, une nouvelle fois !
    — Donc, il faudrait vérifier dans les applications pratiques si cette formule a bien été écrite par les hommes de Dieu au départ et si ce n'est pas un ajout à la Parole (surtout au Nouveau Testament, traduit par des trinitaires...) comme tant d'ajouts "homéopathiques" destinés à nous induire en erreur...
    — Il FAUT vraiment demander à Dieu Son Avis sur la question ! C'est Sa Parole et Il saura nous dire la Vérité... si nous savons L'écouter !

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  2. @ Hervé,

    Si tu commences en doutant de la réalité des Écritures Inspirées qui ne vont pas dans le sens de tes idées, il ne va bientôt plus te rester que tes raisonnements humains comme point d'appui. Avec aussi une prétendue « inspiration de l'Esprit » qui ne sera que l'alibi de tes modes de penser.

    Oui, il est réellement écrit « au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ». Un seul Nom pour un seul Dieu en trois hypostases. Ce n'est pas une manipulation des « traducteurs trinitaires », comme tu le prétends, puisqu'on peut retrouver cette phrase dans les Écrits grecs originaux.

    Non les apôtres n'ont pas désobéis au Christ. Si tu avais lu ce que j'ai écrit plus haut, tu ne te serais pas permis de prétendre une chose pareille et de surfer aussi légèrement sur des théories qui mettent en doute à la fois les Textes Inspirés et l'intégrité des apôtres du Christ.

    Nous sommes appelé à écouter et à croire la Parole Divine. Ceux qui refusent de l'entendre ou qui la mettent en doute en assumeront les conséquences pour eux-mêmes et également pour ceux qu'ils auront entraînés dans leurs égarements.

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  3. Bonjour Jean-Luc,

    Le Nom de Jésus-Christ est très important.
    Dans la 'formule', au nom du père, du fils et du Saint-Esprit, nous ne savons pas de quel Père il s'agit, ni de quel fils.

    Le Nom de Dieu sauve, dans l'AT. Puis dans le NT, il n'y a pas d'autres nom que celui de Jésus-Christ par lequel être sauvé.

    Je ne connais pas du tout les enseignements de Brahman. Seulement, en lisant les Actes, j'ai réalisé que tous les baptêmes se font soit au nom de Jésus, soit au nom de Jésus-Christ. Seigneur est à nouveau un nom 'bateau'. Seigneur, oui mais lequel ?

    Je sais par exemple que ceux qui font 'le secret', (qui guérisse les brulures par téléphone, etc) rassurent 'les personnes' en priant au nom du Père, Fils, Saint-Esprit mais dans le secret continue leur 'prière' avec un autre NOM. Et ce non là, n'est en tout cas pas celui de Jésus (Christe). Idem dans le catholicisme, où les petits bébés sont baptisés avec la formule, père-fils-Saint-Esprit puis placé sous la protection de Marie, ou d'un saint. Le nom de Jésus-Christ n'était pendant longtemps jamais prononcé.

    De mon coté, je baptiserais avec 'une formule' qui comprend le mot JESUS et le mot CHRIST, et mieux encore sans formule du tout ! :)

    Quand à la fin de l'évangile de Marc, qui comporte tout de même plusieurs versets 'qui sont au coeur des polémiques/divisions, renseigne-toi sur les derniers versets de cet évangile.

    Sandra

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  4. Je ne réalisais pas à quel point la compréhension des enfants de Dieu peut encore être liée et paralysée par ces schémas de pensée concernant une hypothétique « formule juste ». On s'éloigne imperceptiblement de la foi en Dieu (basée sur une relation intime et personnelle), pour en arriver à une recherche gnostique du « mot juste » et de la « formule juste » qui n'ont rien à voir avec une foi vivante !

    Dans le cas du baptême, je pensais avoir démontré clairement que le Texte de Mathieu 28 : 19 n'était justement pas l'enseignement d'une « formule », mais simplement un ordre de mission du Maître à des gens qui le connaissaient intimement.

    Jésus parlait à des amis à qui Il avait manifesté le Nom (c'est à dire l'Identité) de son Père (Jean 17: 6.). Quand Il les envoie faire des disciples et les baptiser « au Nom » (remarquons le singulier, car il n'y a qu'un seul Dieu ! il n'est pas dit « aux Noms »!) du Père, du Fils et du Saint Esprit, les apôtres savaient très bien quel était ce Nom qui englobe les trois hypostases de l'Identité Divine et qui proclame son existence éternelle (« JE SUIS L'EXISTANT ») à des êtres mortels qui ne sont qu'une vapeur qui disparaît. Le Nom du Fils ? C'est Jésus, un nom qui signifie en hébreu : « JE SUIS L'EXISTANT QUI SAUVE ». Le Nom de l'Esprit ? C'est le SOUFFLE qui baptise et vivifie ceux qui croient au Fils manifestant l'amour et le pardon du Père.

    Comme nous sommes loin de ces formules toutes-faites que recherchent les gens qui n'ont pas de relations personnelles avec L'EXISTANT QUI SAUVE ET REMPLIT DE SON ESPRIT !

    Les disciples n'étaient pas des magnétophones obligés de répéter une formule magique qui n'aurait été efficace que lorsqu'elle était prononcée sans aucune erreur ou omission. Mais ils étaient des êtres animés de cette Vie d'En Haut qui transmettaient le salut à ceux qui croyaient dans l'annonce de la Bonne Nouvelle de la grâce de Dieu manifestée en Christ. Lorsqu'ils invoquaient le Nom, ils savaient que Celui à Qui ils s'adressaient les connaissait intimement et les comprenait parfaitement sans qu'ils emploient nécessairement la « formule complète » que les ritualistes pensent indispensable.

    Dans le même ordre d'idée, j'ai assisté à des séances de « délivrance » où les tentatives d'expulsions de démons en hurlant la formule « au nom de Jésus » donnaient des résultats très mitigés, pouvaient parfois durer des heures et malheureusement aboutir à des échecs. Alors qu'il suffisait qu'une personne connaissant intimement le Seigneur dise simplement « sors ! » avec autorité et fermeté pour que le démon s'en aille immédiatement sans demander son reste ! Ce n'est pas la « formule parfaite » qui fait l'efficacité d'un disciple, mais la communion intime qu'il a avec le Seigneur. C'est valable aussi bien pour le baptême que pour toute autre activité spirituelle. Mais la chair recherche malheureusement plutôt les choses maîtrisables, mémorisables et faciles à reproduire...

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  5. — C'est pour ça qu'on s'éloigne du principal du baptême ! En effet :
    * QUI a-t-on annoncé aux incrédules pour qu'ils croient ? *
    — C'est pour ça, cher Jean-Luc, que non seulement la Bible parle en quel Nom il faut baptiser, mais elle en donne même les applications pratiques ! En effet : les apôtres ont TOUS baptisé au Nom du Seigneur Jésus-Christ, mais même Philippe, en ne prononçant aucune formule, a véritablement baptisé au Nom de Jésus-Christ car il a annoncé Jésus-Christ pour que les Samaritains et l'eunuque éthiopien croient en Jésus-Christ ! Et qu'ainsi, en étant alors baptisés, ils soient baptisés au Nom du Seigneur Jésus-Christ sans qu'aucune formule ne soit prononcée !
    — Si tu crois que le diable n'est pas capable de "pourrir" les Écritures (pas l'Ancien Testament, mais le Nouveau !), tu te trompes. As-tu prié le Père au Nom de Jésus-Christ pour qu'Il te révèle qu'est-ce qu'Il a réellement dit !?... Moi, je l'ai fait ! Et j'ai reçu véritablement ce que le Père a réellement dit : compare Malachie 3, 1 (la première partie) et les citations de Matthieu 11, 10, Marc 1, 2 et Luc 7, 27 et on en reparlera !

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  6. @ Hervé,

    Je ne peux que te conseiller de bien relire ce que j'ai écrit avant de relancer cette histoire de «formule juste» que tu sembles avoir encore de la difficulté à comprendre. Car comme je l'écrivais plus haut, baptiser comme tu le dis «au nom du Seigneur Jésus-Christ» ne serait qu'une « formule dogmatique» si l'action de révélation du Fils par le Père n'en a pas été l'origine, si la communion à la mort et à la résurrection du Fils n'est pas vécue par la foi et si le remplissage/débordement du Saint Esprit n'est pas expérimenté par le baptisé.

    Je ne peux également que te (re)mettre en garde contre ta mauvaise habitude de mettre en doute publiquement les Textes bibliques qui ne correspondent pas à tes schémas de pensée. Si nous désirons qu'Elle nous soit profitable, ne tordons pas la Parole pour essayer vainement de la faire correspondre à nos pensées tordues, mais réformons-les au contraire en les soumettant à Elle, pour qu'Elle puisse nous modeler à l'Image de Celui qui l'a envoyée pour nous sanctifier.

    C'est la Maison de Dieu dans son ensemble, l'Assemblée de Dieu édifiée depuis 2 000 ans qui est « la colonne et l'appui de la vérité » (1 Tim. 3 : 15.). Ce ne sont pas Hervé P et ses « révélations » prétendument inspirées qui se permettent pourtant de taillader inconsidérément dans les Textes fondateurs de notre foi à grand coups de déclarations péremptoires. Je rappelle que la comparaison des différences entre Malachie 3 : 1 et les citations des évangiles "a déjà été abordé sur ce blog.. Des explications t'avaient été apportées à ce sujet dans les commentaires de ce fil et tu n'avais rien trouvé à y répondre. Le problème étant résolu, j'aimerais donc que tu ne relances pas le sujet continuellement...

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  7. Bonjour Jean-Luc

    Tu décris au préalable du baptême : “...L'action de révélation du Fils, que Dieu le Père est le seul à pouvoir effectuer dans un coeur humain. L'action visible et audible du Saint Esprit, qui témoigne aux auditeurs présents que Dieu est à l’oeuvre dans un coeur. Le geste humain qui consiste à être immergé en communion avec «la Parole faite chair» (le Christ), qui est mort et ressuscité pour nous...”.

    En résumé que : “La Parole véritable s'incarne dans les circonstances vécues, qu’elle n’est pas un rituel « hors sujet » ... Comme nous sommes loin du « christianisme codifié » que les adeptes du système religieux ont institués pour tenter de compenser l'absence de vie spirituelle réelle !”.

    Après une étude pareille, sans avoir besoin d’un livre de théologie qui pourrait traiter du sujet, tu démontres des évidences, alors la questions est : “Comment expliquer cette “pauvre tentative de remplacer par un « enseignement théologique » traditionnel l’action spirituelle de révélation du Fils par le Père” alors que la majeure partie des églises protestantes, évangéliques si soucieuses de respecter la Parole et prêtes à entendre ces “circonstances vécues” en sont arrivées à “un rituel “hors sujet” ?

    Merci.

    Fraternellement

    Franck

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  8. Bonjour Franck,

    On peut penser que la force de l'habitude fini par laisser croire que le rituel du baptême avec sa formule gravée dans le marbre a du sens en lui-même, sans le rattacher fermement aux leçons de l’Écriture. Sans compter que négliger la « formule trinitaire » au profit d'un simple vécu des réalités spirituelles pourrait laisser croire qu'on abandonne la foi transmise aux saints une fois pour toute. Beaucoup de chrétiens ont cette peur de passer pour hérétique qui les paralyse et les empêche de remettre en cause certains enseignements qui n'ont pourtant pas des bases scripturaires solides.

    D'ailleurs qui d'entre nous pourrait se vanter de n'avoir jamais connu ce genre de crainte ?... Saisir la vérité et demeurer en elle est un combat continuel qui implique une humilité attentive à l'écoute de la Voix d'En Haut, à cause de tous les éléments contraires qui cherchent à faire dévier le croyant en l'éloignant de la communion avec son Sauveur.

    « Ainsi donc, que celui qui croit être debout prenne garde de tomber! » (1 Cor. 10 : 12.)

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  9. Merci Jean-Luc
    Peux-tu formuler cette phrase autrement s'il-te-plait ? : "Sans compter que négliger la « formule trinitaire » au profit d'un simple vécu des réalités spirituelles pourrait laisser croire qu'on abandonne la foi transmise aux saints une fois pour toute." Veux-tu dire que la négligence est une solution de facilité qui finit par nous détourner ?

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  10. Bonjour Franck,

    Là tu m'as compris à l'envers ! J'exprimais que la force de l'habitude avec ses inerties conformistes nous éloigne souvent du sens spirituel et que par conséquent, la crainte de passer pour hérétique fait qu'on emploie scrupuleusement toujours la même «formule», même lorsqu'elle n'est pas basée sur l'expérience réelle du baptisé. Ceux qui négligent cette «formule trinitaire» passent donc pour des déviants/hérétiques, (probablement disciples de Branham, puisque c'est lui qui a voulu changer la «formule» pour la remplacer par une autre mais sans se rendre compte qu'il restait toujours dans le même schéma de «pensée rituelle».). D'ailleurs, chez les disciples de Branham, puisqu'ils sont resté dans le même schéma de pensée ritualiste ils auront une réaction identique, mais en sens inverse : ceux qui négligeront leur formule sacrée «au nom du Seigneur Jésus» passeront également pour des hérétiques au sein de leur groupe d'opinion... (n'appelons pas ça une assemblée chrétienne, puisque ce qui les tient ensemble n'est pas un sentiment d'appartenance à la même famille divine, mais seulement l'adhésion aux mêmes dogmes).

    Négliger des « formules » religieuse pour ne vivre que la réalité de l'expérience du baptême risque souvent de provoquer une réaction de rejet de ceux qui se considèrent comme les gardiens du dogme de leur groupe d'opinion. Ce mécanisme se retrouve d'ailleurs dans d'autres aspects de la vie de disciple, car ce genre de réactions de rejet des «gardiens du temple» est une constante dans la marche d'un enfant de Dieu et évite de vivre dans les compromis préjudiciables à une démarche de vérité. Mais cela a un prix (le rejet) que tous ne sont pas prêts à payer... (Jean 16 : 2.) surtout lorsqu'on a des postes à responsabilité dans ce genre de groupe (Jean 12 : 43.).

    Cependant, plutôt que de juger les autres, n'oublions jamais que notre vie en Christ est un cheminement où nous nous dépouillons jour après jour de nos mauvais schémas de pensée et des actes qui malheureusement les accompagnent encore, pour expérimenter quotidiennement également le renouvellement de notre compréhension par l'action de la Parole et de l'Esprit (Rom. 12 : 2.).

    Si nous regardons le chemin parcouru, nous y verrons toutes les fois où nos actions n'étaient pas vraiment conformes à la vérité et où la grâce de Dieu a patienté à notre égard, comme le fait un Maître avec ses apprentis. Cela nous permettra de rester dans l'humble écoute de la Voix d'En Haut qui veut continuer à nous sanctifier malgré la lenteur de nos compréhensions et les hésitations de nos actions...

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  11. Oui je vois, je comprend mieux ou, comme on dit ou on le disait en Afrique du Sud : "je te vois". Merci.

    Comme elle est étonnante cette réaction de rejet qui existe depuis toujours. Comment ne pas comprendre, puisque les exemples sont nombreux dans l'histoire des religions, que l'homme se trompe à réagir toujours ainsi ?

    Ce que nous apprennent Jésus et ses apôtres va au-delà de la lettre et pourtant il continue de défendre son clocher au lieu d'accepter, d'écouter, de partager avec les choses que reçoit l'autre, conforter par l'Esprit de la Parole, ce qu'ils peuvent apprendre ensemble.

    Il me semble qu'il y a une notion qui a été mise aux oubliettes et qui devrait nous ravir des meilleurs sentiments pour cette vie vécue tant bien que mal et nous éviter de rejeter bêtement l'autre ou de se "prendre la tête", je veux parler du merveilleux d'être tous là à nous mouvoir sous un ciel infini en suspension dans l'univers.

    D'où venons-nous ? Du néant pour y retourner ? Non, il y a un Dieu et l'homme est sa création et cela devrait nous rendre méfiant qu'en à cette capacité à rejeter l'autre qui qu'il soit au nom de Jésus-Christ et de la Bible. L'homme est sa création, nous venons du merveilleux et cela devrait nous rendre attractif, nous qui sommes nés "d'en-haut" comme le dit Jésus.

    Jésus a encore des choses à nous apprendre et cela ne passera pas par la nécessité d'exclure l'autre. Je pourrais continuer en parlant de ce que procure la foi qui est une nourriture qui se partage et qui est le contraire d'un livre qui rejetterait, mais je ne veux pas être trop long.

    Lorsque des passages dans la Bible parle de rejet c'est pour montrer quelque chose, elle ne rejette pas comme rejette l'homme.

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  12. — LE REJET —
    — C'est ce qui caractérise notre époque actuelle. Dans les "temps bibliques", celui qui avait une opinion différente sur un sujet l'exprimait sans crainte d'être contredit ou rejeté. On corrigeait ensuite ensemble ce qui n'allait pas.
    — Mais maintenant, le "chrétien" est habité par une espèce de "je lave plus blanc que blanc" et rejette sans discerneent quiconque n'est pas d'accord avec lui sur des points mineurs... Sans compter qu'il "se coupe le bras" lui-même !
    — En effet, dans l'Église de Christ, «nous sommes membres les uns des autres» et nous nous exhortons les uns les autres ! Aucun ne devrait avoir la prééminence, seul Jésus-Christ en a le droit légitime ! Donc, rejeter un frère qui n'a pas le même avis que "la masse" c'est se priver du service d'un membre du Corps !
    — Le problème se pose envers les "isolationnistes", les "électrons libres", comme beaucoup se plaisent à les appeler...
    — Dois-je vous rappeler que, dans notre corps, il existe des membres qui n'ont pas besoin d'ordres de la tête pour fonctionner !?... Avez-vous oublié vos cours d'anatomie sur le corps humain (Et la Bible, dans de nombreux passages, compare le fonctionnement de l'Église au corps humain !) !?...
    — Je veux parler de glandes telles que la thyroïde, par exemple... Comment fonctionne-t-elle ? Comme ce n'est pas la Tête qui la commande, il est évident qu'elle semble (je dis bien elle "semble" !) fonctionner seule... Or, il y a une autre fonction que la Tête qui régit le fonctionnement des membres : je veux parler de la fonction vitale du corps.
    — Cette fonction vitale (qu'on peut comaprer à l'Esprit de Dieu dans l'Église) dirige chaque membre beaucoup mieux que la Tête. Dans notre corps, elle empêche une main de faire tort à l'autre, et même aux autres membres du corps. On dit chez moi "un main lave l'autre", ce qui veut dire beaucoup de choses...
    — Alors, pourquoi rejeter celui ou ceux qui a (ont) des opinions qui ne sont pas les nôtres !?... Où serait la diversité des membres du Corps de Christ si "tout le monde fait comme moi" !?...
    * Ça, c'est une phrase assassine : on dit à celui dont on n'approuve pas la conduite "Si tout le monde faisait comme toi", en faisant peser un jugement sur celui qui ne fait pas comme les autres... Mais on oublie que les autres ne feront JAMAIS comme moi ! Ils feront selon ce que leur dira l'Esprit de Dieu (la fonction vitale du Coprs) et leurs actions donneront la Vie au Corps ! *
    — J'ai parfois l'impression désagréable, en parlant aux autres de ces choses, que "je leur parle chinois"... La "comprenotte" de l'homme (même chrétien) est tellement dure...

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  13. Juste pour prolonger ta description du corps humain qui n'a pas livré tous ses secrets.

    D'où vient la lumière dans nos rêves lorsque le corps se fortifie alors hors du temps et de l'espace ? Cela compte de considérer aussi cette capacité merveilleuse donnée par Dieu, cette autre perception aussi mystérieuse que notre existence comme celle que donne à croire Jésus lorsqu'Il rencontre Nicodème. Evangile de Jean, chapitre 3, versets 1 à 21.

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  14. merci de nous permettre de passer un moment dans ta ‘maison’ Jean-Luc.

    c’est vrai qu’on est tous différents.
    Par exemple, là où certains excellent à s’exprimer seuls et entre eux avec une dextérité qui peut être déconcertante et fascinante, en même temps il y en a d’autres pour qui cela ne l’est pas forcément automatiquement. Alors ils utliseront toutes leurs resources et leur énergie uniquement à lire et relire avec peine plusieurs fois pour tenter de comprendre et d’en trouver un petit quelque chose qui soit bon. Pour d’autres encore, dès le départ, ils baisseront les bras de découragement, tant cela semble une montagne hors de leur portée, une sorte de charabia intello, un monde inaccessible pour eux, comme si le ‘royaume’ leur était fermé sur ce coup-là, cantonnés à se taire , muselés côté partage.

    Ce petit mot, parce que même si j’ai pas forcément tout bien saisi, je suis surtout reconnaissante de votre présence à tous, à chacun en particulier dans ce qu’il peut donner. Une phrase ici puis une là, puis une autre encore là, bout à bout, elles m’ont permis au moins petit à petit un peu de lumière, de réaliser qu’une même belle parole ou le même bel acte d’un homme, suivant ce qui l’anime, peut être complètement toxique et puant à des kilomètres, ou être au contraire une gousse de vanille ou une pomme en l’air... avec ses feuilles !

    Perso ce que je retiens de tout ça , formule ou pas, c’est cet immense soulagement que le véritable baptême ne puisse être fabriqué par les hommes !

    quelle grâce qu’il soit avec Christ en Dieu !

    que de reconnaissance que le véritable baptême soit visible par ceux qui renoncent à leur propre gloire et cherchent Dieu !


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  15. — Tu remarqueras, Franck, si tu as fait des rêves, que tu ne vois jamais le Soleil ! Tu vois bien de la lumière, mais elle ne vient pas du Soleil...
    — Regarde sur mon site, le rêve des deux trains. Tu auras là un aperçu de ce que Dieu peut donner à songer aux hommes durant leur sommeil. Ce rêve a même une résonnance biblique : l'inscription sur la plaque de la locomotive à vapeur, que je n'ai pas pu lire, dont j'ai retrouvé l'explication dans la Bible, au sujet de ce qu'ont dit les sept tonnerres dans l'Apocalypse et dont il a été signifié à Jean de ne pas écrire ce qu'ont dit les sept tonnerres !
    — Alors, pour le baptême plus que tout autre chose, comme c'est une étape de la vie d'un disciple, n'allons pas au-delà de ce qui est écrit, c'est-à-dire de l'application pratique par Philippe en Actes 8 et Paul en Actes 16 de "baptiser au Nom de Jésus-Christ" ! À savoir :
    * On annonce Jésus-Christ crucifié,
    * Et ensuite, dès que la personne a cru (ça se voit "comme un nez au milieu de la figure" pour ceux qui ont le discernement !), on baptise sans prononcer quoi que ce soit !
    — Si vous tenez vraiment à prononcer une formule, c'est comme si, en bâtissant un autel à Dieu pour les sacrifices, dans l'Ancien Testament, on avait profané la pierre en portant le fer dessus ! En baptisant, FERMEZ VOTRE BOUCHE et TENEZ VOTRE LANGUE !

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