vendredi 30 octobre 2015

La source du Dragon et la Source du Sanctuaire céleste.

Ou comment passer de la source du Dragon à la Source du Sanctuaire céleste.
E. Colard 


Ces derniers jours le Seigneur m’a conduit à relire les livres d’Esdras et Néhémie. Dans le premier nous voyons comment l’autel et le temple du Seigneur ont été rétablis, et dans le second nous voyons comment Néhémie a conduit le peuple dans la restauration des murailles et portes de Jérusalem.

Esdras signifie « Secours » alors que Néhémie signifie « L’Eternel a consolé ». L’Ange de l’Eternel que Zacharie voit en Vision lui adresse des paroles de consolation à propos de Jérusalem car c’était le temps de la reconstruction de la ville [temps des ministères d’Esdras mais surtout de Néhémie] Zacharie 1/13 à 17. Et l’ange termine en disant : « car l’Eternel consolera encore Sion, il choisira encore Jérusalem ». Le Dieu qui avait envoyé des Cornes pour disperser Israël Juda et Jérusalem s’apprêtait à envoyer des Forgerons pour effrayer et abattre ces cornes des nations. La consolation de Jérusalem était en marche et c’est la vision qui était envoyée au Prophète assistant le peuple en ce temps-là.

Du temps d’Esdras sous la direction de Zorobabel et Joshua, le culte fut donc rétabli sur ses bases. Ce n’est pas rien, cela nous parle d’un retour à Dieu et aux fondamentaux de sa Parole qui ont un temps été oubliés par le peuple. Et de fait beaucoup parlent depuis un moment d’un retour à ce que dit La bible au sujet de l’église (qui n’est pas un bâtiment etc) et du culte qui doit être en esprit et vérité et non pas un ensemble de traditions fussent-elles évangéliques.

 Cependant, de même qu’il s’est passé au temps d’Esdras, beaucoup d’années avec leur lot de découragement conduisant jusqu’à l’arrêt des travaux, (souvenons nous à ce propos des reproches adressés au peuple par le Prophète Aggée : Aggée 1/1 à 9), de même aujourd’hui il n’est pas rare de voir le peuple de Dieu stagner ou stoppé dans sa marche entreprise pour entrer dans une restauration complète.

Au moment où Néhémie commence son ministère, la situation est la suivante : le temple est restauré et le culte rétabli sur ses bases, mais tout cela est réalisé dans une ville dont les murailles sont en ruine et les portes brûlées par le feu.

Quels enseignements pour nous aujourd’hui ?

Nous pouvons recevoir le secours de Dieu mais il faut aller plus loin ; la consolation c’est autre chose, un pas plus loin : c’est cela qui reconstruit l’âme la personnalité et qui permet vraiment au secours de Dieu d’être achevé en son but. Car Dieu envoie son secours non pas pour que nous puissions juste « savoir » qu’il est au centre de nos vies mais pour que cela se « voit » qu’il est au centre de nos vies. 
 
Le ministère de l’Esprit de Vérité pour la restauration (Esaïe 61 et 1 Corinthiens 14/3).

Beaucoup trop de brebis du Seigneur s’arrêtent en chemin en se satisfaisant de voir arriver de loin le secours de Dieu sans véritablement expérimenter sa consolation. Or c’est sa consolation qui restaure nos vies. Il est vrai que le Seigneur m’amène beaucoup à parler de consolation et de restauration ; mon premier livre s’intitulait : De la désolation à la restauration, et le second Ainsi vous serez consolés ». C’est je crois parce que c’est le ministère de l’Esprit de vérité. Il édifie, exhorte, console.

Le retour à Dieu doit aboutir à la manifestation des signes de sa présence dans nos vies. Ce ne sont pas forcément la présence de bénédictions matérielles comme a tendance à le laisser croire un faux évangile de prospérité, mais la présence de bénédictions spirituelles qui sont notre héritage en Christ. Il est bien question de prospérité qui touche notre vie, mais elle concerne la prospérité de notre âme telle qu’en parle la Bible, car cette prospérité est un témoignage évident de la restauration de l’autel : ce sont des pierres de témoignage érigées à la gloire de Celui qui nous relève par sa force souveraine quand il nous secoure spirituellement : Il nous revêt de splendeur au lieu des cendres et nous enduit d’une huile de joie à la place du deuil : voilà le ministère de l’Esprit de vérité envers nous.
Lorsque notre vie spirituelle est rétablie par une remise en place de l’autel sur ses bases, cela doit tôt ou tard se traduire aussi sur le plan naturel dans notre vie sur terre qui est la résultante ici bas de ce que nous sommes en Christ dans les lieux célestes. L’Esprit de Dieu travaillera toujours à opérer l’alignement des deux plans.

C’est le souffle de l’Esprit de consolation qui préside à toute œuvre de restauration de nos vies. Le travail du souffle de Dieu se fait en deux temps l’Esprit rassemble les pierres dispersées de l’autel mais il ne s’arrête pas là il rétablit nos murs abattus et restaure nos portes brûlées afin que nous soyons ce saint sacerdoce, cette maison spirituelle vivante et solide dont Jésus est la pierre angulaire. Les pierres dispersées qu’il rassemble sont à l’image des ossements desséchés qu’Ezéchiel a vu le souffle de l’Esprit de Dieu rassembler. Les murs et les portes restaurés sont à l’image de la chair et des nerfs que le souffle de Dieu a fait venir pour habiller et remplir les ossements rassemblés. C’est uniquement à ce stade lorsque la chair et les nerfs sont venus dans les ossements desséchés qu’Ezéchiel a vu une armée prendre corps et se lever. Et c’est ce que Dieu veut faire pour son peuple accablé pillé et détruit par l’ennemi : faire que celui qui était combattu et pourchassé se lève pour combattre et pourchasser son assaillant. 
 
L’œuvre de l’esprit d’intimidation pour le découragement

Lorsque nous nous arrêtons au stade du rétablissement de l’autel de Dieu dans nos vies, l’ennemi peut estimer qu’il n’a pas trop à craindre, car il n’est pas forcément tenu à distance. Ce qu’il craint le plus c’est la restauration des murs et des portes de nos vies car c’est cela qui lui cause le plus de pertes : il sait que c’est à ce moment là que nous ne lui devrons plus rien, qu’il n’aura rien en nous qui lui appartienne, nos portes restaurées avec leurs barres et verrons le tiendront au dehors faisant en sorte que ses propres portes ne prévalent pas contre nous. Lisons à ce propos ce que dit la lettre envoyée au roi Artaxerxès par les opposants au peuple de Dieu qui s’apprêtait à rebâtir dans la ville (Esdras 4/ 12 et 13) : « Que le roi sache que les Juifs partis de chez toi et arrivés parmi nous à Jérusalem rebâtissent la ville rebelle et méchante, en relèvent les murs et en restaurent les fondements. Que le roi sache donc que si cette ville est rebâtie, et si ses murs sont relevés, ils ne paieront ni tribut, ni impôt, ni droit de passage et que le trésor royal en souffrira »
 
Ce texte illustre clairement le fait que lorsque les murs et les portes des vies sont restaurés, la capture du tyran lui échappe et le butin pris sur le juste lui est enlevé. C’est la fin de l’oppression du juste. Cela est confirmé au verset 16 du chapitre 4 d’Esdras : « Nous faisons savoir au roi que si cette ville est rebâtie et si ses murs sont relevés, par cela même tu n’auras plus de possession de ce côté du fleuve ». Une autre version dit : « tu ne seras plus le maître de ce côté ci de l’Euphrate ». Cela signifie que lorsque les murs et les portes de nos vies sont restaurés les droits du tyran sont non seulement en droit mais aussi en fait anéantis sur les vies. Dieu a prévu un temps pour briser les cornes d’oppression qui asservissent ses enfants.

Trop souvent les enfants de Dieu proclament le Droit sans expérimenter le Fait. Comprenons qu’un jugement prononcé doit encore recevoir exécution pour produire effet. Nous voyons bien au travers de la multitude des affaires qui encombrent les tribunaux de ce monde que des jugements quoiqu’ayant reçu force exécutoire ne sont pas toujours mis en application par ceux à qui ils sont opposables. Le royaume de Dieu est une réalité expérimentale ici-bas puisque Jésus a dit que le royaume de Dieu est venu parmi nous. Dans ce message, je voudrais nous faire entrer dans cette réalité décrite dans le Psaume 149 : « les fidèles de Dieu doivent exercer contre les tyrans le jugement de Dieu tel qu’il est écrit ».

Notons que la lettre envoyée au Roi par les ennemis des Juifs avait pour fondements des accusations de rébellion du peuple et de la ville. C’est une image de l’accusateur des frères, ennemi du peuple de Dieu qui cherche toujours à entraver la restauration des enfants de Dieu par des accusations auprès du trône en s’appuyant sur nos rebellions passées. Il met sans cesse devant nos yeux et devant la face de Dieu ce qui a pu causer notre chute et la destruction de l’autel de Dieu dans nos vies, cherchant par cela à empêcher toute restauration. Car sachons-le bien, tant que nous restons sous l’emprise d’esprits de culpabilité ou de condamnation il n’y a aucune possibilité de restauration pour nous. C’est le but de l’esprit d’intimidation de provoquer le découragement et l’inertie qui produisent stérilité et mort dans nos vies.

Le livre des mémoires dont il est fait état dans l’acte d’accusation porté contre les juifs (Lire à ce propos Esdras 4/15), symbolise ces registres spirituels d’accusation et de condamnation que l’ennemi accusateur des frères tient à jour contre les élus de Dieu afin de porter l’acte d’accusation devant le trône divin. C’est le pendant ténébreux des registres célestes consignant les œuvres justes des saints. Ce registre d’accusation lui tient lieu d’argumentaire et de preuves pour obtenir le droit de nous torturer : c’est comme dans un tribunal où celui qui nous accuserait viendrait avec preuves et conclusions rédigées pour obtenir à notre encontre une condamnation du Juge. C’est d’ailleurs à cause de cette réalité que Dieu nous demande de ne pas laisser l’avantage à l’adversaire qui rode comme un lion cherchant qui dévorer. Mais grâce soit rendue à notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ car il a effacé par son sacrifice sanglant l’acte dont les ordonnances nous étaient contraires (Colossiens 2/14); et nous devons nous en souvenir pour le proclamer à la face de l’adversaire dans ces moments-là. Car Jésus-Christ est notre avocat auprès du Père (juste Juge) lorsque l’ennemi vient assaillir le trône avec ces livres obscures des mémoires ; et c’est lui Jésus-Christ qui produit notre défense comme il l’a fait déjà en ce temps-là pour le grand prêtre Joshua que Satan accusait. 

Nous avons dans le livre de Zacharie une description précise de cette scène d’accusation qui se jouait dans les lieux célestes au moment où sur la terre l’ennemi cherchait querelle aux Juifs dans le but d’arrêter les travaux ; il est question de Joshua (c’est le même récit décrit sous l’angle spirituel par un des prophètes assistant le peuple lors du retour à Jérusalem pour rebâtir le temple de Dieu). Cette pierre posée devant Joshua sur laquelle il y avait 7 yeux c’est notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ : le Germe qui devait venir pour ôter les péchés du peuple et enlever les souillures du pays (Zacharie 3/9). De sorte que tout acte d’accusation porté par l’adversaire contre le peuple de Dieu se trouve anéanti.

Les prophéties du début du livre de Zacharie sont une illustration de ce qui se passait au ciel en correspondance avec ce qui se passait à Jérusalem dans le même temps. Après avoir entendu l’ange de l’Eternel proclamer sur le cheval roux la reconstruction de la ville, Zacharie voit un homme mesurant au cordeau la ville de Jérusalem. Chaque chose qui se fait sur la terre a son pendant dans les cieux. La restauration des murailles de Jérusalem correspondait à la décision de Dieu de revenir à son peuple pour être sa muraille de feu tout autour. Ce que Dieu confirmera à Zacharie au chapitre 9 verset 8 : «  Je camperai autour de ma maison pour la défendre contre une armée, contre les allants et les venants,  et l’oppresseur ne passera plus près d’eux.. ». Chaque acte que nous posons sur la terre a des répercussions dans les cieux, soit que nous lions soit que nous délions sur la terre. C’est pourquoi alors que les livres d’Esdras et Néhémie nous donnent une description de l’action du peuple sur la terre au sujet de la ville de Jérusalem et du temple, le livre de Zacharie ouvre sur la vision de ce qui se passe en parallèle dans les cieux au moment même où le peuple s’est mis en route sur l’ordre du Seigneur et selon la prophétie de Jérémie concernant le terme des 70 années. Dieu montre à Zacharie comment il va agir pour rétablir son peuple afin que de nouveau les semailles prospèrent, la vigne rende son fruit, la terre donne ses produits et que les cieux envoient leur rosée (Zacharie 8/12).

Quitter des eaux du dragon et parvenir au Torrent divin

Mais revenons à Néhémie et la reconstruction des murs et des portes de la ville. Nous notons que Néhémie après être passé par la porte de la vallée monte « contre » la source du dragon. Et il doit faire cette démarche avant de pouvoir rebâtir, restaurer ce qui a été détruit. C’est parce que la destruction provient de cette source alors que toute reconstruction/restauration provient de la source divine, source du Roi. C’était d’ailleurs là le but de Néhémie : parvenir après cela à la porte de la source et de l’étang du roi. Seulement Néhémie ne put parvenir à cet endroit comme il aurait souhaité. Il en était empêché à cause de la monture qu’il utilisait et qui était inappropriée.

Alors que le livre d’Esdras nous parle du rétablissement du culte symbolisant la restauration de la relation avec Dieu, le livre de Néhémie nous parle de la restauration subséquente de vies saccagées par l’ennemi : Néhémie nous parle de la nécessité de changer d’eaux, changer de source en passant des eaux du dragon qui procurent la mort, au torrent de Dieu qui restaure les vies ; que toutes nos sources soient trouvées en Lui et en Lui seul. 
 
Il arrive parfois que l’autel de Dieu soit rétabli dans les vies, qu’un culte vrai saint et agréable soit offert sur l’autel rebâti, mais que pourtant la vie ne semble pas être revenue : la relation avec Dieu est restaurée mais on n’en ressent pas les effets comme si on avait encore du mal à atteindre les eaux vivifiantes du sanctuaire céleste. C’est parce qu’il est nécessaire que la porte des eaux soient relevée et consolidée pour que les eaux du ciel que Dieu déverse produisent leurs effets dans les vies.

Tant que les murs et les portes de nos vies ne sont pas restaurés, nous demeurons dans le deuil et la tristesse quand bien même le culte et le temple seraient rétablis en nous. Car il ne suffit pas que le tyran soit neutralisé, il faut encore que son butin lui soit ôté, que sa capture injuste lui échappe et que le Juste obtienne restitution. Tant que les murs des vies ne sont pas rétablis et les portes reconstituées puis consolidées, la bénédiction ne peut être retenue : elle s’en va et on a l’impression que les eaux du ciel sitôt déversées s’évaporent, c’est parce que les portes spirituelles des vies restent ouvertes et en ruines, or les ruines attirent les chacals. Le travail de destruction et ses stigmates sont là malgré la présence d’un autel restauré. Les vies témoignent davantage de la dévastation que de la restauration, alors qu’on est sûr d’appartenir au Seigneur en marchant souvent dans la fidélité. Et on le voit bien que ce ne sont pas tous ceux qui offrent un culte au Seigneur qui ont une vie restaurée. 
 
Rappelons ici ce que Dieu dit au Prophète Zacharie à propos de la restauration de Jérusalem (Zacharie 8/12) : « Car les semailles prospéreront, la vigne rendra son fruit, la terre donnera ses produits et les cieux enverront leur rosée ». Dieu n’est pas intéressé de restaurer le culte dans nos vies en laissant en ruine ce qui a été  détruit par l’ennemi de nos âmes. Le travail du Seigneur est complet car Dieu n’est pas un dieu de bricolage, ni de rafistolage. Il ne fait jamais le travail à moitié. Il ne lui suffit pas de détruire dans nos vies les choses anciennes, Sa volonté est de nous faire entrer dans les nouvelles ; c’est pourquoi le combat contre la source du dragon sera suivi d’un combat une lutte pour pénétrer dans le torrent de Dieu, dans la source du Roi. Un combat contre nos vieux réflexes qui nous poussent à utiliser les mêmes méthodes de la source d’en bas pour pouvoir accéder aux eaux d’en haut. Or on le voit bien dans ce texte que cela fut impossible à Néhémie (Néhémie 2/ 14), la monture qu’il avait utilisée jusque là ne pouvait passer pour l’emmener vers la source et l’étang du Roi. Il fallait qu’il l’abandonne. Et Ezéchiel nous donnera un peu plus de détail sur la façon de pénétrer dans ce torrent dont la source est le sanctuaire céleste : il y a une façon précise de pénétrer dans les eaux divines.

Quelle est votre monture pour entrer dans le torrent de Dieu ?

On ne pénètre pas n’importe comment sur le terrain divin. Josué a du enlever ses chaussures pour se tenir sur le terrain divin au moment de prendre possession des promesses de Dieu. Les chaussures de Josué comme la monture de Néhémie symbolisent des éléments humains charnels qui nous empêchent d’entrer dans les choses divines, célestes éternelles que Dieu tient en réserve pour ses enfants. Nous devons nous dévêtir de ces moyens humains car la chair ne peut en aucun cas hériter du royaume des cieux ; or tout notre héritage est dans le royaume des cieux là où notre vie est cachée en Christ : les choses que l’œil n’a point vues que l’oreille n’a point entendues, qui ne sont point montées au cœur de l’homme mais que Dieu tient en réserve pour ceux qui l’aiment : ce sont là les eaux de bénédictions du dessus qui doit être relâchées sur les fidèles du Seigneur au temps convenable.

Cette monture qui n’a pu permettre à Néhémie de passer la porte de la source et l’étang du roi s’apparente aujourd’hui à ce que vivent beaucoup qui prétendent être sortis de Babylone sans pour autant avoir pu se tenir sur le terrain divin de la promesse qui leur a été faite. Ils sont très orgueilleux et critiques envers ceux qu’ils considèrent comme encore prisonniers de Babylone. Eux sont sortis de Babylone et pourtant sont encore secs car ne sont jamais parvenus à la porte de la source et de l’étang du Roi. Ils restent bloqués à la porte de la vallée, contemplant la source du dragon et ses déjections à la porte du fumier sans pouvoir aller au-delà et parfois même sans entrevoir la nécessité de passer au-delà de la simple compréhension de la situation. Ils en sont restés à une nourriture stérile provenant de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ; ils savent que les murs sont abattus et les portes brûlées et pour eux cela suffit de le proclamer à qui veut l’entendre. Sans se préoccuper de la nécessité de surmonter cet état de fait pour aller au-delà. 
 
Quitter la porte du fumier pour parvenir à la source du roi

Mais en réalité comment peut-on aller au-delà sans avoir auparavant relevé les ruines ? C’est aussi la leçon que nous donne ce passage relatant l’impossibilité pour Néhémie de passer de là pour arriver la porte de la source avec la monture qui était la sienne au moment où il contemplait les ruines de la ville. Ce n’est pas parce que nous sommes sortis de Babylone que notre situation précédente aura automatiquement changé. De la même façon que le peuple d’Israël sorti d’Egypte transportait encore l’Egypte dans ses bagages, de même le peuple sorti de Babylone transportait encore la sueur de Babylone dans ses vêtements ainsi que sa boue dans ses chaussures. Il fallait encore que lui soient ôtés ses vieux vêtements sales et que de ses pieds soient ôtée la poussière de Babylone. Ces vêtements souillés donnaient encore un droit à l’ennemi sur la vie du peuple de Dieu comme nous le voyons illustré en Zacharie 3/ 4 à propos de Joshua le sacrificateur accusé par Satan lorsque l’Ange dit : « Ôtez-lui les vêtements sales ». C’est que le peuple tout juste sorti de Babylone est comme dit le dit Zacharie à l’image d’un tison arraché au feu : il était encore en lambeau et sentant l’odeur du feu duquel il avait été arraché. 
 
Dieu ne nous sort pas de Babylone pour nous laisser en l’état, dans une situation désastreuse avec des vêtements portant encore les traces de notre désolation. Or beaucoup sont encore dans le même état qu’auparavant, sans même parfois savoir qu’ils sont censés parvenir à la porte de la source et de l’étang du roi : première étape après la restauration de leur ruine. Ils en sont encore à stagner à la porte du fumier. Mais Dieu n’a pas prévu que nous restions en lambeaux et desséchés car il est la source des eaux qui abreuvent son peuple. Nous devons parvenir à ce lieu où les eaux du ciel peuvent à nouveau abreuver notre terre désolée afin que nous devenions nous-mêmes des canaux destinés à abreuver ceux qui sont au-delà des murs. Dieu ne nous sort pas de Babylone pour que nous soyons juste des orgueilleux se moquant de ceux qui sont encore dans Babylone. A quoi ça sert de sortir de Babylone en restant sec à l’intérieur et dans un état pire ceux qui étant encore dans Babylone présentent pourtant un aspect bien plus verdoyant ? Car n’oublions pas que Dieu ne s’est pas détourné de son peuple exilé à Babylone : ils ont toujours eu les prophètes durant leur déportation et n’ont jamais été privés ni de nourriture ni d’eau durant leur exil.

On ne peut prétendre revenir à la source de l’église primitive sans s’abreuver à la source du roi comme le faisait la première église. Pourtant pour beaucoup, revenir à la source ou comme on le dit « aux anciens sentiers » se limite au simple fait de revenir à une forme d’église différente de celle que nous connaissons couramment aujourd’hui. Mais comprenons bien qu’une forme n’est qu’une forme qui reste vide si la vie de Dieu ne la remplit, si l’énergie divine ne vient la fortifier, des os rassemblés sans chair ni nerf pour manifester la vie revenue. Or c’est l’Esprit qui vivifie : tant que les eaux du ciel ne se déversent pas sur nous, nous demeurons un récipient vide même si la forme ressemble à celle de l’église primitive. Celle –ci était une église pleine de la vie de Dieu car les signes de la présence divine étaient significatifs : le royaume de Dieu était visiblement en action et en puissance, non pas en parole seulement. Sortis de Babylone nous devons être en mesure d’étancher notre soif spirituelle afin de pouvoir manifester l’onction divine dans toute la mesure dévolue à l’Eglise par l’Esprit vivifiant du Dieu vivant.

La nécessité de relever les ruines pour s’abreuver au torrent divin

L’ennemi vous laissera sortir de Babylone mais ne vous laissera jamais tranquillement relever les ruines de votre vie. Car il sait que lorsque cela sera fait vous serez à même d’être abreuvés par les eaux du ciel de telle sorte que les portes du séjour des morts ne pourront plus avoir le dessus sur vos propres portes restaurées. Les clés du royaume des cieux seront rendues efficaces entre vos mains pour ouvrir et fermer, lier et délier sur la terre et dans les cieux.

Tant que les ruines demeurent, nous sommes, comme Néhémie, dans l’impossibilité d’accéder aux eaux que Dieu tient en réserve pour nous, ces bénédictions spirituelles dont nous sommes bénis en Jésus-Christ dans les lieux célestes. La source du dragon nous empêche d’y accéder. C’est elle qui produit des ruines dans les vies. La source du dragon alimente les 7 diadèmes des têtes du dragon (Apocalypse 12) qui sont 7 esprits séducteurs chargés de tourmenter continuellement le peuple de Dieu. Tandis que la source du sanctuaire céleste alimente les 7 esprits de Dieu et les 7 cornes de l’Agneau. Je disais dans un message sur la sagesse de Dieu que les ressources des 7 cornes de l’Agneau étaient à la disposition des enfants de Dieu pour combattre les 7 esprits méchants attachés aux têtes du dragon. 
 
A chaque source ses portes 
 
Avant de parvenir à la source du torrent qui jaillit du trône divin, il faut que soit restaurée la porte des eaux. La source du dragon alimente la porte du fumier (autrement appelée porte de la fiente), alors que la source de l’étang du Roi alimente la porte des eaux.
Si le texte de Néhémie parle de sources et de portes, il y a une raison à cela. Néhémie voit tout d’abord la source du dragon avant de pouvoir parvenir à la source et l’étang du roi. C’est parce que comme nous l’avons vu précédemment, les ruines sont la conséquence d’un fait : l’obstruction par le diable des œuvres de Dieu, il est celui qui vient troubler l’eau claire que Dieu envoie à son peuple ; la situation de ruines est la conséquence directe de l’action de la source du dragon sur la ville de Jérusalem dont les murs étaient en ruine et les portes brûlées.

Chaque source est en connexion étroite avec des portes qui lui sont associées et par lesquelles sont déversées les eaux correspondant à ces sources : la source du dragon est en connexion avec les portes du séjour des morts qui libèrent les eaux des lieux inférieurs véhiculant la stérilité et la mort (voir textes sur les eaux de Jéricho et aussi l’échelle de Jacob et l’ouverture des cieux). Quant à la source du Roi elle est en connexion étroite avec les portes du royaume des cieux dont Jésus a promis de donner les clés à ses disciples. Et à ce sujet souvenons-nous de ce que Jésus avait dit que les portes du séjour des morts ne prévaudraient pas contre l’Eglise qu’il bâtit, et c’est dans la mesure où la porte des eaux est consolidée et celle de la source bien recouverte comme nous le verrons plus loin. Sinon c’est la porte ouverte non pas aux eaux bienfaisantes provenant des lieux célestes élevées mais aux eaux stérilisantes et destructrices des lieux inférieurs avec leur déferlement de fumier et de déjection. La porte du fumier est la première porte qu’aperçoit Néhémie juste après être passé près de la source du dragon. C’est parce que le fumier est ce que produit la source du dragon dans les vies de ceux dont les portes ne sont pas restaurées.

La restauration des portes

Je vais me limiter dans ce message à parler de la restauration des portes à l’exclusion de celle de la muraille qui fera éventuellement l’objet d’un autre message si Dieu le permet quoiqu’il me semble déjà avoir parlé des murailles restaurées de l’Epouse de l’Agneau dans un message donné dans la dernière partie de ce message. Quoi qu’il en soit, pour l’instant je ne parlerai que des portes puisque c’est ce sujet qui a été posé sur mon cœur et mon esprit au temps présent.

Nous avons dans le livre de Néhémie, une description de toutes les portes de la ville brûlées par le feu qui attendaient d’être restaurées. Notons que ces portes sont au nombre de 10. Comme je le disais dans un message sur la préparation de l’Epouse donné en 2004, le nombre de ces portes ramené à 10 a une signification prophétique quant à l’édification et la marche du Chrétien. Car ce chiffre ne correspond pas au nombre de portes de la ville antique de Jérusalem qui comptait 12 portes, nombre que nous retrouvons en Apocalypse 21 au sujet des portes de la ville qui sont chacune une perle. 
 


1 La Porte des brebis fait référence à notre identité d’enfant de Dieu qui doit être rétablie fermement afin que nous soyons également rétablis dans nos prérogatives, c’est notre identité qui définit les droits que nous détenons ; c’est vrai dans la vie naturelle et cela a encore bien plus d’incidences dans la vie spirituelle, comprenons-le. Parmi ceux qui étaient sortis de Babylone sous la direction des prêtres Zorobabel et Joshua, certains n’étaient plus sûrs de leur identité (preuve que l’exil et la destruction des autels peuvent provoquer des dégâts irréversibles). Il est dit en Esdras 2 que les noms de tous ceux qui revinrent de l’exil étaient consignés dans un registre. Sauf que pour plusieurs parmi ce peuple revenu de l’exil il s’avéra impossible de trouver trace de leur nom dans ce registre. Ils furent dans l’incapacité de prouver leur identité et par conséquent leur droit à revenir dans le pays de la promesse pour en relever les ruines (Esdras 2/ 59 à 62) ; il est dit qu’ils furent à cause de cela exclus du sacerdoce. La restauration de cette porte des brebis est donc essentielle dans la vie d’un enfant de Dieu. C’est donc aussi la première visée par les assauts de l’ennemi, c’est pourquoi il a cherché à attaquer l’identité du Fils de Dieu dès le début de Son ministère « si tu es Fils de Dieu .. ». Et de même que Dieu avait pris soin d’affirmer l’identité de notre Seigneur dans les eaux du Jourdain, c’est la première porte que Dieu restaurera en attestant à notre esprit que nous sommes bien Ses enfants (Romains 8/16) afin que nous ayant cette assurance que nos noms sont inscrits dans le livre de vie, ce qui a plus d’importance encore que d’assister à la mise en échec de l’ennemi de nos âmes (Luc 10/20) parce que c’est par là que tout peut commencer. Sans cette réalité nous ne pouvons avoir aucune ascendance sur l’ennemi de nos âmes.

2 La porte des poissons fait référence au zèle missionnaire que Dieu veut restaurer au milieu de son peuple conformément à la grande commission confiée par Jésus et qui d’une certaine façon conditionne son retour (Matthieu 24/14). Pour cela, il doit ôter nos vieilles chaussures souillées, usées par la boue et la poussière de Babylone afin que nous puissions chausser à la place les chaussures du zèle du royaume qui seules permettent d’entrer dans les eaux du Torrent divin.

3 La restauration de la vieille porte ou porte du vieux mur évoque la restauration dans nos vies de la vérité transmise aux saints une fois pour toute. C’est la nécessité pour nous de revenir aux anciens sentiers, voilà ce qu’évoque le vieux mur. Jérémie 6/16. Le peuple, au temps de Néhémie et Esdras, devait revenir à la restauration des choses sur leur fondement comme on voit cela dans le livre d’Esdras où le culte devait être rétabli sur son fondement même d’autrefois. De même, l’antique cité détruite devait aussi être rebâtie sur son fondement et pas à côté d’où la restauration des portes et de la muraille. Non pas forcément à l’identique mais sur les fondements même de ce qui avait été ruiné et brûlé. Nous ne pouvons pas bâtir à côté du fondement en nous disant que cela convient. Car c’est uniquement sur le fondement (Jésus-Christ) que nous sommes appelés à bâtir, sinon ce que nous aurons construit sera à nouveau ruiné car incapable de tenir contre la tempête.
 
4 La porte de la vallée : c’est la porte de l’humiliation par laquelle Dieu nous fait passer pour produire l’humilité dans nos vies : posture importante pour rester sensible aux injonctions de l’Esprit afin de pouvoir constamment nous remettre en question et nous ajuster au fil à plomb divin. Par exemple chaque fois que Dieu voulait parler à Ezéchiel, il l’emmenait dans la vallée, c’est là que la vision divine venait à lui (Ezéchiel 3/22). De même, c’est par la porte de la vallée que Néhémie a pu commencer à avoir une vision juste et claire de la situation de Jérusalem et de l’ampleur de la tâche qui attendait le peuple. Dieu doit restaurer cette porte dans nos vies de sorte que nous soyons amenés à pleurer en vérité sur nos ruines jusqu’à ce nous soyons restaurés totalement. C’est certes un chemin de larmes, de lamentations sur les ruines mais qui appelle aussi la construction des choses éternelles dans nos vies.

5 La porte du fumier autrement appelée « porte de la fiente » correspond au travail de purification et de sanctification que le Seigneur doit accomplir dans nos vies pour ôter toute influence ou trace des déjections issues de la source du dragon. Ce travail de purification est primordial pour que nos sources intérieures, nos fontaines ne soient plus ni mélangées ni polluées. Notons que c’était par la porte du fumier qu’étaient transportées les immondices de la ville pour être déversées dans la vallée de Hinnom. Or si le nom de Hinnom signifie lamentation, la vallée qui porte son nom a été assez vite assimilée au mot Géhenne car en Grec le mot est rendu par Géenna qui signifie Géhenne lieu de souffrance et de lamentation. La vallée de Hinnom était aussi connue auparavant comme un lieu de cultes idolâtres notamment celui de Moloch avec ses sacrifices d’enfants. Par la suite, en plus d’être devenu le déversoir des immondices de la ville, c’était le lieu où l’on envoyait les lépreux et les pestiférés, image par excellence du pêché dans nos vies. Aussi, Dieu s’attache à purifier nos vies en travaillant à la restauration de cette porte en nous de telle sorte que nous soyons gardés de ce lieu de souffrances qui appartient aux portes de l’ennemi. Dieu fait en sorte que cette porte de l’ennemi ne prévale plus sur nos vies.

6 La porte de la source doit elle aussi être restaurée. Nous remarquerons que cette porte est différente de la porte des eaux car elle correspond à notre propre source, celle qui coule en nous pour se déverser jusque dans la vie éternelle. C’est le réceptacle en nous des eaux d’en haut ; c’est pourquoi certaines versions parlent de  la porte de la « Fontaine ». Cette porte a du être rebâtie du temps de Néhémie mais avec une différence majeure par rapport aux autres portes. Elle devait être couverte d’un toit. Elle le doit en effet, afin que notre source ne soit plus polluée à l’avenir par les déjections provenant de la source du dragon. Car Dieu fait en sorte de protéger ce qu’il déverse en nous. Ce ne sont pas toutes les eaux venant d’en haut qui proviennent des lieux élevés de la présence de notre Dieu. Souvenons-nous de ce que Paul disait concernant les esprits méchants des lieux célestes. C’est parce que la source du dragon se situe précisément dans ces lieux célestes appelés lieux inférieurs des cieux qui ont fini par donner le mot enfer ; donc ne soyons pas étonnés que ces eaux malsaines puissent aussi avoir une origine surnaturelle en dehors de ce qui est terrestre. 
 
Lorsque le canal est dégagé en nous par la restauration de la porte de la source, nous sommes mieux à même de recevoir et d’expérimenter les bienfaits qui jaillissent des eaux divines provenant du Torrent divin. Ce qui nous amène à la porte suivante.

7 La restauration de la porte des eaux. Il s’agit des eaux jaillissantes du Saint-Esprit dont la source se trouve à la base du trône de Dieu tel qu’Ezéchiel en a eu la vision au chapitre 47. Le Psaume 46/5 prophétisait au sujet de ces eaux disant qu’il existe un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu : cette citée de Dieu c’est aussi nous qui sommes en esprit une habitation de Dieu, une maison spirituelle appelée à devenir un saint Tabernacle de Dieu. Ce Psaume résume l’objectif de ces eaux que Dieu envoie des cieux sur nos vies. Mais pour que nous puissions en jouir en toute plénitude, la porte des eaux doit être restaurée.

Dieu veut que son peuple soit comme un jardin arrosé, en mesure de donner son fruit en sa saison c'est-à-dire 12 fois l’an en saison divine. En tant que peuple du Seigneur nous ne sommes pas appelés à la stérilité spirituelle. Nous devons pouvoir dire à n’importe quel moment cette phrase du Cantique des cantiques : « que mon Bien-aimé entre dans son jardin et qu’il mange de ses fruits excellents ». Dieu fait tout pour restaurer l’ordre dans son jardin à cet effet. Il envoie pour cela ce dont nous avons besoin : les 4 vents et 4 courants du fleuve de l’Esprit afin de ranimer la vie au milieu de son peuple. J’avais parlé au cours du message sur l’Epouse donné en 2004, de la signification de ces 4 courants de l’Esprit de Dieu qui correspondent aux 4 courants du fleuve jaillissant de l’Eden au commencement. Je ne vais pas y revenir sinon cela rallongerait ce message, mais je dirai simplement que ces 4 courants du fleuve ont une incidence spirituelle incontestable sur la restauration de l’onction de Dieu au milieu de son peuple. Ils permettent à l’Eglise de se mouvoir selon l’onction du ministère de Christ restauré en son sein : c'est-à-dire une double onction de plénitude et de revêtement pour la libération et la manifestation des œuvres du royaume. De même, les 4 vents des cieux sont envoyés pour la restauration du peuple de Dieu afin que celui-ci ne soit plus à l’état d’ossements desséchés Ezéchiel 37/9.
De la même façon que les végétaux ont besoin de l’action combinée du vent et de la pluie pour produire leur fruit, c’est l’action combinée des 4 vents et des 4 courants de l’Esprit qui permet aux enfants de Dieu de retrouver la fertilité afin de produire le fruit que Dieu en attend au temps convenable.

8 Le travail de restauration de la porte des chevaux correspond à l’action de Dieu pour rétablir la force de son peuple là où la source du dragon l’avait réduit à l’impuissance au point de le remplir d’ossements desséchés et de morts. Par la restauration de cette porte, Dieu restaure son peuple afin que celui-ci devienne non pas juste un peuple survivant et debout, mais encore et surtout une armée qui va se lever et entrer dans un combat offensif et effectif contre les portes de la source du dragon afin de les maintenir résolument fermées. 
 
9 La Porte de l’Orient quant à elle parle du retour de Jésus. Sa restauration correspond au travail que Dieu doit accomplir pour restaurer dans notre esprit, la foi l’amour et l’espérance pour le jour de son retour. Car plus les temps se rapprochent de leur terme, plus nous voyons à quel point la source du dragon conduit l’Eglise à mettre en oubli cette espérance extraordinaire du retour du Seigneur jusqu’à même en douter. Cette porte doit absolument être restaurée, car c’est un fondement incontournable de la construction du Chrétien enfant de Dieu. Si Jésus ne revient pas notre espérance est vaine. C’est de l’Orient que Jésus viendra d’abord comme Epoux à la rencontre de son Epouse sur les nuées comme l’étoile du matin paraissant à l’orient. Mais c’est aussi de l’Orient qu’il descendra comme soleil de justice (Zacharie 14) pour venir établir son règne au milieu d’Israël afin de prodiguer la guérison. Le soleil se lève toujours à l’Orient. Dieu a besoin de restaurer ces vérités éternelles de son retour au milieu de son peuple en ces temps où l’ennemi érode de plus en plus les fondements de la foi.

10 Enfin, la porte de Miphkad doit être restaurée dans nos vies. Le livre de Néhémie est le seul endroit où le nom de cette porte est mentionné. Miphkad signifie « lieu ordonné ou encore plus précisément « convocation ». Cette porte évoque le jour où nous comparaitrons devant Christ. La porte de Miphkad parle de ce jour du rassemblement des aigles vers le cadavre : Matthieu 24/ 28 « Où que soit le cadavre, là s’assembleront les aigles ». La restauration de cette porte correspond au travail de l’Esprit de Dieu dans l’église afin de nous conduire à mettre de l’ordre dans nos vies, entrer dans la préparation qui est censée être celle de l’Epouse de Christ pour les noces de l’Agneau. Cela ne va pas de soi car Jean l’a dit de cette façon : « les noces de l’Agneau sont venues et son épouse s’est préparée ». Au fur et à mesure qu’approchera ce jour de la convocation, nous verrons s’amplifier le travail de l’Esprit de Dieu en ce sens car il est dit que l’Esprit comme l’Epouse appellent ce jour de leur vœu : « et l’Esprit et l’Epouse disent Viens ! ». Nous assistons dans les temps présents à une destruction systématique de la part de l’ennemi du message concernant la préparation de l’Epouse au milieu du peuple de Dieu, et qui conduit à un rejet systématique de tout ce qui pointer sur la nécessaire sanctification séparation : message pourtant tout ce qu’il y a de biblique. Mais les effluves de la source du dragon atteignent de plus en plus l’église pour la pousser à rejeter ce message crucial de préparation de l’Epouse et c’est dans le but de détruire son espérance et la maintenir hors des portes de la Jérusalem céleste. La porte de Miphkad doit absolument être restaurée afin que le peuple de Dieu entre pleinement dans sa vocation céleste. Ceux que Dieu appelle à la sainte convocation de Miphkad auront été consacrés- mis à part à l’image de vases saints du temple. A ce sujet Sophonie 7 dit : « Car le jour de l’Eternel est proche, car l’Eternel a préparé le sacrifice, il a consacré (mis à part) ceux qui sont convoqués ».

Du temps de Néhémie, toutes ces portes furent reconstruites par ceux qui étaient sacrificateurs Néhémie 3/1. Dieu ordonne la restauration dans nos vies, mais comme je l’ai dit en parlant des Portes au nombre de 10, cette restauration engage aussi notre responsabilité de sacrificateur : nous avons notre part dans la reconstruction, nous ne sommes pas appelés à demeurer sagement assis en attendant que cela tombe du ciel sinon le texte de Néhémie ne parlerait pas de tout le travail des sacrificateurs. De même que Dieu a ordonné la conquête de Canaan en demandant à Josué de se fortifier pour entrer en possession des promesses, de la même façon Il ordonne la restauration de son peuple en incluant celui-ci dans le combat contre les puissances asservissantes émanant de la source du dragon. Dieu nous fortifie toujours afin que nous puissions rentrer en possession de ce qu’il ordonne sur nos vies.

Lorsque nous entrons en guerre contre la source du dragon, nous répondons à l’appel du Seigneur de franchir les portes des tyrans (Esaïe 13/2). La source du dragon comporte des portes malfaisantes que nous devons tenir résolument fermées afin qu’elles ne laissent plus couler la souillure des eaux inférieures sur nous. Nous avons le pouvoir de lier les puissances spirituelles de ténèbres qui sont ces tyrans, mais aussi de fermer toutes les portes liées à la source du dragon qui les contrôle. Ce sont là des portes du séjour des morts dont Jésus a dit qu’elles ne prévaudraient pas contre l’Eglise qu’Il bâtit.

Lorsque les portes sont rétablies et restaurées dans la vie des enfants de Dieu, les clés du royaume des cieux qui sont confiées à l’église peuvent retrouver toute leur efficacité : des clés sont données pour fonctionner avec des portes n’est ce pas ? Dieu n’a pas prévu que l’église soit comme une ville ouverte face aux assauts de l’ennemi. Le seul moment où la bible dit que le peuple de Dieu sera une ville ouverte quoique possédant des portes, c’est à un moment où l’ennemi sera définitivement détruit, où la mort dernier ennemi aura été vaincue, où il n’y aura plus d’anathèmes et où la nuit ne sera plus (Apocalypse 21/ 25) : La version Martin dit : « ses portes ne seront point fermées de jour ; or il n’y aura point là de nuit ». En attendant ce moment, nous avons des portes qu’il nous appartient d’ouvrir ou de fermer selon qu’il s’agisse d’ouvrir les écluses des cieux afin de recevoir les eaux qui jaillissent pour nous du réservoir divin, ou de fermer à l’intrusion des eaux d’en bas provenant de la source du dragon.

Le travail de restauration de Dieu dans nos vies nous permet de tenir ferme après avoir tout surmonté. Ce n’est pas l’affaire d’un moment qui laisse à vide et à sec lors de la prochaine tempête, mais un travail de consolidation qui rend résistants et fermes.
Quand Néhémie rentre en repassant par la porte de la vallée après avoir constaté l’ampleur des dégâts sur la muraille et les portes de la ville, il dit au peuple : «Venez, rebâtissons la muraille et nous ne serons plus dans l’opprobre ». C’est parce que tant que nos murs ne sont pas relevés et nos portes restaurées nous sommes comme à nue, ouverts à tous vents, mis à découvert de telle sorte que celui de qui nous aurions été arrachés, aurait encore les coudées franches pour envahir de nouveau notre territoire et nous asservir en nous maintenant dans la honte de l’esclavage. Et ce n’est pas l’acte juridique de notre rachat qui y changerait quelque chose même si nous nous évertuions à proclamer notre liberté glorieuse sous prétexte que c’est écrit dans la bible. Ce que Dieu accomplit a besoin de s’incarner dans nos vies simplement parce que Dieu est un Dieu Vivant et qu’Il agit vraiment pour mettre en liberté celui que le Fils a affranchi. La honte et l’opprobre ne sont pas pour les fidèles du Seigneur. N’avons-nous pas souvent chanté ces paroles prophétisées à deux reprises par Esaïe : « Nous irons à Sion avec chants de triomphe une joie éternelle couronnera nos têtes» Esaïe 35/10 et Esaïe 51/11 ? Et dans le dernier texte, Esaïe poursuit sa prophétie en disant de la part du Seigneur : « C’est moi, c’est moi qui vous console ». Redisons-le : le nom de Néhémie signifie  L’Eternel a consolé. Dieu console son peuple en le relevant de ses ruines et de sa désolation. C’est en cela que consiste le travail de restauration de l’Esprit de Dieu : il nous fait passer de la désolation à la restauration, autrement dit, des eaux provenant de la source du dragon aux eaux de la source du sanctuaire céleste.

Aujourd’hui beaucoup d’assemblées ou œuvres portent le nom de Néhémie ou encore la muraille etc toujours en rapport avec ce livre de Néhémie, sans que cela soit forcément en mesure de changer grand-chose à l’aspect de l’église ou du moins à la situation de bon nombre de Chrétiens. Au lieu de nous affubler nous et nos divers mouvements de noms ou titres symbolisant l’action divine, concrètement levons-nous à la suite de Néhémie (Chap. 2/17), rebâtissons les murs et restaurons les portes de nos vies afin de mettre un terme à la situation humiliante que l’ennemi inflige à une multitude d’enfants de Dieu. Et avec Esaïe (chapitre 27/verset 1) ouvrons nos bouches et prophétisons que le moment est arrivé où le Seigneur notre Dieu frappe de sa dure, grande et forte épée le Léviathan, serpent fuyard, le Léviathan serpent tortueux, et où il tue ce dragon des eaux souterraines. Et s’il est vrai que c’est le Seigneur qui a frappé en premier la tête du dragon, c’est tout aussi vrai que ce sont les fidèles du Seigneur qui sont chargés d’exécuter le jugement qui est écrit (Psaume 149) en portant le coup de grâce à la queue de ce monstre marin qui s’ébat encore dans les eaux souterraines malfaisantes. Jean nous précise en apocalypse 12 que la queue du dragon est constituée des puissances qui lui sont attachées, appelées « ses anges » par qui il accomplit son pouvoir d’asservissement envers les enfants de Dieu. Le combat des fidèles du Seigneur consistera de plus en plus dans les temps de la fin à débarrasser les lieux célestes inférieurs de ces puissances de ténèbres qui posent des digues aux eaux vives de bénédictions que Dieu fait couler des cieux sur ses enfants.

E. Colard



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