lundi 29 août 2016

Tu aimeras... un commandement-promesse

Un commandement-promesse à recevoir par la foi pour l'expérimenter personnellement.

Courte prédication de mariage.

Aujourd'hui où nous sommes tous réunis pour la mariage d'Alexis et de Mirana, il est donc de circonstance de parler d'amour. Or la Bible nous révèle au travers de ses pages que le plan de Dieu concernant les êtres humains est précisément un projet d'amour.  
Un jour, un théologien a demandé au Christ quel était le plus grand commandement, Il lui a alors été rappelé des paroles prononcées par Dieu et que nous retrouvons dans la Torah écrite par Moïse il y a plus de 3 500 ans :
  « Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. » (Mathieu 22 : 37-40.)  

Ces commandements, la plupart des gens les connaissent, mais sans toujours bien appréhender leur aspect exceptionnel. Car, il est important de remarquer que le Créateur de l'univers qui a décrété avec précision le parcours des étoiles et inscrit l'instinct dans le cerveau des animaux n'a pas procédé de la même manière pour les êtres humains. Il les a créés libres de choisir. Libres d'aimer ou de haïr. En effet, pour que l'amour puisse s'exprimer, il lui fallait un espace de liberté. Et le Christ nous le rappelle ici : les plus grands commandements adressés à l’être humain ne concernent pas l'application d'un règlement, mais nous parlent d’amour car tout le reste en découle.  
Remarquons à ce propos que les verbes employés ne sont pas à l'impératif. Dieu n’a pas dit : « tu dois aimer ! », mais le commandement emploie bizarrement des verbes au futur : « tu aimeras ». Comme si Dieu annonçait quelque chose qui ne pourra se produire que si nous le croyons. Il ne contraint pas, Il propose un avenir contenu dans une promesse. C’est à chacun de le prendre au mot.  
Dans ce contexte, il n'est pas ici question de seulement croire EN DIEU, mais plus précisément de CROIRE DIEU. De croire librement ce qu'Il annonce pour voir s'accomplir en nous le projet merveilleux contenu en germe dans ces Paroles inspirées. C'est ce que l'apôtre Paul appelle « l'écoute de la foi » et qui permet aux humains d'entrer en possession des promesses divines. 
Dieu nous a donné une capacité d'aimer que nous mettons en oeuvre par un don réciproque lorsque nous sommes amoureux. Mais, la nature humaine étant malheureusement ce qu’elle est, les mois ou les années passants nous en arrivons souvent à comptabiliser le don d'amour que nous apportons pour calculer si le « retour sur investissement » est suffisamment « rentable ». Et il arrive alors que nous agissions comme un trader à la bourse en retirant tout ou partie de notre « placement ». On ferme alors peu à peu son cœur, on ferme le « robinet du don », sans réaliser que cette façon de faire nous rend nous-même malheureux. Il est temps alors de changer de façon de penser. Car l’Écriture nous apprend par la Parole du Christ et par son exemple qu'« il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir ». L'amour est semblable à une rivière qui ne peut exister vraiment que lorsqu’elle répand autour d’elle ce qu’elle reçoit de sa Source Divine.  
Alexis, Mirana, vous êtes au début de cette histoire d'amour et j’espère que le don réciproque est encore la norme entre vous. Mais ce que je dis là s'adresse autant à vous qu'à tous ceux m'écoutent. Lorsque l'amour devient comptable et que le débit baisse de plus en plus, il est alors vital de se rappeler que Dieu propose à chacun de nous au travers de ces deux commandements un projet qui apporte le bonheur à celui qui reçoit avec foi cette promesse prononcée du haut des cieux. Alors, toi qui écoutes en croyant, tu découvriras que coulera en toi la volonté et la capacité à mettre en oeuvres ce projet Divin concernant ta nature profonde et ta destinée éternelle, et ainsi par la grâce d’En Haut « tu aimeras », comme l’annonce l’Écriture...

Jean-Luc B

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