vendredi 7 décembre 2018

L’inquiétude du lendemain

Jean-Luc B


S’il y a une chose qui devrait animer le disciple du Christ, c’est un regard de confiance tourné vers un avenir qui est dans la main du Père Céleste. Le Christ en fera le thème de plusieurs de ses enseignements. Et prenant des exemples dans la nature créée par son Père, il montrera l’opposition qu’il y a entre la pensée païenne du monde, qui est pleine d’inquiétude, et celle de ses disciples qui n’ont pas à s’inquiéter puisque le Créateur du monde est aussi un Père attentionné qui connaît les besoins de ses enfants et qui sait y répondre au temps convenable.

« Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. CHERCHEZ PREMIÈREMENT LE ROYAUME ET LA JUSTICE DE DIEU; ET TOUTES CES CHOSES VOUS SERONT DONNÉES PAR-DESSUS. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Mathieu 6, 31-34.)

jeudi 27 septembre 2018

Le Caractère céleste de la Révélation

Éliane Colard


Matthieu 16/17 : «  Tu es heureux Simon fils de Jean, car ce n’est pas un être humain qui t’a révélé cette vérité mais mon père qui est dans les cieux. Eh bien moi je te le déclare, tu es Pierre et sur cette pierre, je construirai mon église ».
Cette pierre sur laquelle Jésus déclare vouloir construire son Église, c’est la pierre de la Révélation. Ce n’est que sur la Révélation que l’Église, Assemblée du Dieu vivant peut être fondée : sur la révélation de Celui nommé « Parole de Dieu », Jésus Fils de Dieu, Messie annoncé et prophétisé dès les temps anciens. Sur cette PAROLE seule l’Église doit être fondée et non pas sur la parole des hommes. C’est lui Jésus la tête du Corps qu’est l’Église .
Quand les hommes promettent, ils appellent cela, donner sa parole, une parole comme gravée dans la pierre qui va servir de témoignage, une sorte de serment. Dieu avait promis d’envoyer Sa Parole au monde, Jésus-Christ-Serment du Dieu vivant, afin de le sauver. Cette Parole-Serment, c’est la Pierre angulaire de la Promesse de Dieu envoyée pour soutenir la maison spirituelle qui allait être bâtie.
Le contexte de ce verset de Matthieu 16 est la double question que Jésus avait posée aux disciples : «Qui dit-on que je suis». Puis de façon plus personnelle «Mais vous, qui dites-vous que je suis». L’articulation de cette question double est intéressante. Car ce n’est pas ce que l’«on» nous dit de Jésus qui doit déterminer ou formater ce que nous croyons et connaissons intérieurement de Lui, mais ce que nous pouvons dire de Lui personnellement : qui il est pour nous, ce qu’il est pour nous. Et c’est parce que les deux choses ne sont pas forcément les mêmes, que Jésus articule la question sous cette double forme. Ce que nous pouvons dire de Jésus est ce que le Père nous révèle et qui va traverser le voile de notre intelligence naturelle pour aller toucher notre esprit et impacter profondément notre cœur.

samedi 15 septembre 2018

Guérir Babylone ?




« Nous avons voulu guérir Babylone, mais elle n'a pas guéri. Abandonnons-la, et allons chacun dans son pays ; Car son châtiment atteint jusqu'aux cieux, Et s'élève jusqu'aux nues. » (Jérémie 51, 9.)

« Fuyez de Babylone, sortez du pays des Chaldéens, Et soyez comme des boucs à la tête du troupeau ! » (Jérémie 50, 8.)

«  Partez, partez, sortez de là ! Ne touchez rien d'impur ! Sortez du milieu d'elle ! Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l'Éternel !  Ne sortez pas avec précipitation, Ne partez pas en fuyant ; Car l'Éternel ira devant vous, Et le Dieu d'Israël fermera votre marche. » (Ésaïe 52, 12.)

« Fuyez de Babylone, et que chacun sauve sa vie, De peur que vous ne périssiez dans sa ruine ! Car c'est un temps de vengeance pour l'Éternel ; Il va lui rendre selon ses oeuvres. » (Jérémie 51, 6.)

« Et j'entendis du ciel une autre voix qui disait: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne participiez point à ses péchés, et que vous n'ayez point de part à ses fléaux. » (Apocalypse 18, 4.)

« la grande ville, (Babylone) qui est appelée, dans un sens spirituel, Sodome et Égypte, LÀ MÊME OÙ LEUR SEIGNEUR A ÉTÉ CRUCIFIÉ. » (Apocalypse 11, 18.)

Tout au long de l’histoire de l’Église le même mouvement s’est répété : un moment de réveil spirituel et de transformation où la vie d’En Haut se manifeste puissamment est malheureusement toujours suivi d’une installation plus ou moins rapide dans les modes de pensées du monde. L’erreur souvent commise par ceux qui voulaient continuer à suivre le chemin de la vie a consisté à chercher à réformer ce système qui s’est installé dans l’économie du monde et qui n’obéit donc plus à l’Esprit de Christ.

mercredi 6 juin 2018

Le commerce des âmes et sa fin




« La grande ville, Babylone, la ville puissante! En une seule heure est venu ton jugement!
Et les marchands de la terre pleurent et sont dans le deuil à cause d'elle, PARCE QUE PERSONNE N'ACHÈTE PLUS LEUR CARGAISON, cargaison d'or, d'argent, de pierres précieuses, de perles, de fin lin, de pourpre, de soie, d'écarlate, de toute espèce de bois de senteur, de toute espèce d'objets d'ivoire, de toute espèce d'objets en bois très précieux, en airain, en fer et en marbre, de cannelle, d'aromates, de parfums, de myrrhe, d'encens, de vin, d'huile, de fine farine, de blé, de bœufs, de brebis, de chevaux, de chars, DE CORPS ET D'ÂMES D'HOMMES. » (Apocalypse 18 ; 10 à 13.)

Je suis de plus en plus admiratif de la clairvoyance prophétique de ce livre qui 2 000 ans avant l’invention de l’informatique nous annonçait déjà une image qui parlerait et gouvernerait le monde en mettant à mort ceux qui ne se soumettraient pas à son mode de commerce (Apoc. 13 ; 15.). Mais là, nous allons découvrir un nouvel aspect de la vision de Jean, qui au-delà des siècles nous parle d’une invention toute récente du commerce mondial : le commerce des âmes.

samedi 12 mai 2018

Ce qu’il fallait pratiquer sans négliger les autres choses

Éliane Colard


Matthieu 23/23 : « Malheur à vous Scribes et Pharisiens hypocrites ! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de l’aneth et du cumin, et que vous négligez les choses les plus importantes de la loi ; la justice, la miséricorde et la fidélité : c’est là ce qu’il fallait pratiquer sans négliger les autres choses ».
Luc 18/12 : «  je jeûne deux fois la semaine et je donne la dîme de tout ce que je possède ».
En lisant dans la Bible la façon dont Jésus a fustigé les Pharisiens, nous pourrions penser ne pas être concernés par ces reproches. Pourtant passant au milieu de nos rassemblements aujourd’hui, Jésus pourrait avoir matière à agir de même. La religiosité (Pharisaïsme d’autrefois) se nourrit de ce que notre propre nature peut avoir à offrir, et prendra selon le temps et les cultures des formes différentes. N’est-il pas fréquent d’entendre des chrétiens se définir ou se situer en fonction de toutes leurs actions ou réalisations spirituelles ? Vous demandez à une personne de ses nouvelles et elle vous répond en vous présentant la carte de visite de ses états de service pour Dieu, cela ne vous est jamais arrivé ? Pourtant notre état de santé spirituelle (voire parfois physique) ne dépend pas de ce que nous faisons ou pas pour Dieu, mais bien souvent de l’état de notre âme. Ce que vous êtes en Dieu primera toujours sur ce que vous faites pour ou au nom de Dieu.

vendredi 30 mars 2018

Qu’est-ce qu’un martyr ?




Le mot « martyr » vient du grec μάρτυς (pluriel : martyrès) qui signifie simplement « témoins ». On le retrouve dans la célèbre phrase du Christ qui annonce la Pentecôte, juste avant son Ascension :


« ...vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre. » (Actes 1 ; 8.)

A force de « témoigner » pacifiquement de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ pendant les terribles persécutions des premiers siècles de l’ère chrétienne, le terme est devenu synonyme de « mort en martyr ». Mourir en témoin du Christ et de son amour pour tous les hommes n’avait évidemment rien à voir avec l’idée d’imposer ses convictions ou sa religion aux incrédules ou aux ignorants. Il ne s’agissait absolument pas d’imposer la paix au monde par la force, (force des armes ou des arguments d’autorité, tout cela au prétexte de Dieu) mais simplement d’en être les témoins. Or, le témoignage de quelqu’un ne vient pas de ses mérites ni de ses efforts, mais vient simplement de ce qu’il a vu ou entendu quelque chose qu’il ne garde pas pour lui.

vendredi 16 mars 2018

L’homme Jésus-Christ, seul médiateur





Il y a par endroits dans les Écritures des formules lumineuses qui permettent de nous affermir dans le Règne divin et nous évitent ainsi de tomber dans les pièges de l’ennemi. C’est dans une des épîtres de Paul que se trouve l’expression que nous allons sonder aujourd’hui pour en tirer la moelle nourrissante.



« Dieu notre Sauveur… veut que tous les hommes soient sauvés, et parviennent à la connaissance de la vérité. car il y a un seul Dieu, et un seul médiateur entre Dieu et les hommes JÉSUS-CHRIST, HOMME, qui s'est donné lui-même en rançon pour tous ; c'est le témoignage rendu en son propre temps ; pour lequel j'ai été établi prédicateur et apôtre... » (1 Timothée 2 ; 3-7.)



Nous sommes dans une époque troublée où de nombreuses conversions ne se sont pas appuyées correctement sur la Parole divine et sont malheureusement particulièrement exposés aux nombreuses manœuvres tentatrices de l’ennemi de nos âmes. Les apôtres savaient bien qu’après leur départ il s’introduirait dans les assemblées des loups cruels dont la seule ambition serait de dévorer les brebis vulnérables du troupeau (Actes 20 ; 29.), et une grande partie des enseignements apostoliques vise ainsi à nous donner des outils scripturaires capables de nous aider à leur résister victorieusement.

mardi 13 février 2018

Expérience mystique ou sanctification ?



Il existe aujourd’hui un véritable marché de l’expérience spirituelle supplémentaire qui se répand dans les milieux chrétiens. Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais les «produits» proposés sont de plus en plus alléchants. Vin nouveau, intériorité, divinisation, hesychia, connexions divines, etc.. les noms changent mais l’amorce est toujours la même : il s’agit de vivre une expérience supplémentaire qui nous rapprocherait du Christ. LeChrist nous a mis en garde contre ce désir intérieur de vouloir «voir un des jours du Fils de l’homme» et de courir dans les chambres (de guérison) ou au désert (comme les cénobites), car ce ne serait pas de cette façon qu’on vivrait réellement le Christ et sa révélation.

En Inde, au Tibet et chez les chamanes, il existe des gens qui connaissent certains mécanismes chimiques du cerveau pouvant faire croire à une expérience mystique, alors qu’il ne s’agit en fait que de la manipulation de ces «principes élémentaires du monde» dont parlent les apôtres. Dans ce domaine, tout ce qui «marche» n’est pas forcément édifiant. Je vous propose une petite histoire vraie pour aider à comprendre certains mécanismes charnels qui donnent des résultats sensibles sans malheureusement pouvoir changer un coeur :

jeudi 8 février 2018

Malgré tous mes efforts, je n'arrive plus à l'aimer.



Cette phrase terrible, je l'ai entendue dans la bouche d'un grand nombre de chrétiens et de chrétiennes dans des circonstances très différentes. On peut l'entendre dans le cadre du couple ou des relations familiales, mais pas seulement. On peut l'entendre également lors de conflits professionnels ou confessionnels, mais en réalité, toutes les relations humaines peuvent être affectées par cette incapacité à aimer. 

Pourtant, les Écrits Sacrés nous montrent clairement que cet objectif est voulu par Dieu. Il est la raison même pour laquelle Il nous a tous créé : «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même.» (Luc 10 : 27 – Deut. 6 : 5 - Lev. 19 : 18.) 

Et comme si la barre n'était pas placée assez haut, le Christ va la relever encore d'un étage, en disant : «Mais je vous dis, à vous qui écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.../... aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer. Votre récompense sera grande et vous serez fils du Très-Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Vous serez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.» (Luc 6 : 27-28 et 35-36.) 

Pour un enfant de Dieu, l'amour n'est donc pas une option que nous pourrions choisir, ou pas, en fonction des circonstances, car il s'agit de l'expression la plus aboutie de cette vie de l'éternité à laquelle le Christ est venu nous appeler à participer. 

«Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, CAR DIEU EST AMOUR.» (1 Jean 4 : 8.)