mercredi 21 septembre 2011

Israël : harcellements contre des messianiques

Des Tracts harcèlent une minorité en diffusant adresses et numéros de téléphone:
Compass Direct News (15 septembre)

Les Juifs messianiques d’une banlieue ouest de Jérusalem, continuent d’être harcelés à cause de leur foi.

Cette fois, des tracts anonymes visant des membres des assemblées Messianiques ont été placés dans les lieux publics. Ces prospectus sont apparus il y a 2 semaines dans la ville de Mevasseret Zion. Ils donnent les adresses et numéros de téléphone de Juifs Messianiques, et parfois leur photo. Asher Intrater, le dirigeant de l’assemblée Ahavat Yeshua, pense que le but de tout ceci est d’amener d’autres habitants à harceler où nuire aux Juifs Messianiques. « Sinon pourquoi y aurait il les adresses sur ces tracts? », ces tracts  « ont pour but de nous chasser du quartier » déclarait il.


C’est la seconde fois en trois mois que les Juifs Messianiques de Mevasseret Zion sont ainsi fustigés. Le 26 juin des membres de Yad L’Achim, un groupe ultra orthodoxe et anti-chrétien, protestaient devant la maison de Serge et Naama Kogen, un couple de Juifs Messianiques.
Yad L’Achim, accusait le couple de s’être lié d’amitié avec une adolescente et de l’avoir manipulée pour la convertir au christianisme. Les Kogen ont nié ces faits, tout comme la jeune fille de 16 ans, prétendument manipulée. Ses parents, avec le large soutien de Yad L’Achim, ont déposé plainte contre les Kogen et Asher Intrater. Mais le Juge a statué en leur faveur. Toutes les charges ont été rejetées.

On ne sait pas exactement qui dépose aujourd’hui ces tracts, et Asher Intrater refuse toute spéculation sur ce point, mais ils montrent un état d’esprit bien implanté en Israël.

Selon un document confidentiel du Département d’Etat des Etats-Unis, de mai 2008, rendu public le 30 août, par le groupe activiste d’Internet, Wikileaks, « faire partir les Juifs Messianiques et les chrétiens évangéliques, en rendant public leurs noms, photos et N° de téléphone, sur des tracts hystériques les dénonçant comme des « voleurs d’âmes » pratiquant le « lavage de cerveau » » est l’une des manières d’agir favorite des partisans de Yad L’Achim, et ce, dans tout le pays.

Plus loin le Département d’Etat constate des liens entre Yad L’Achim et le gouvernement national ainsi qu’avec les autorités locales. « Ce groupe tout comme d’autres activistes anti-missionnaire, pourrait également avoir des soutiens, passifs ou actifs, au Ministère de l’Intérieur et dans les services de police. Compte tenu de leurs moyens limités, les employés de l’administration et les policiers disposent d’un large pouvoir discrétionnaire concernant l’application des aides nationales auxquelles les personnes ont droit, ainsi que du choix des délits nécessitant une investigation » déclare le rapport du Département d’Etat.

Comme exemple de ses liens, le document fait référence au commentaire de Uzi Aharon, un temps maire adjoint du quartier Or Yehuda de Tel Aviv. Selon le Département d’Etat, Uzi Aharon déclarait en 2008 au quotidien israélien Ma’ariv, que la municipalité de Or Yehuda « utilisait une équipe d’activistes, disponible 24h/24, entièrement consacrée au travail de déracinement de l’activité missionnaire, et que les autodafés de matériel chrétien n’était que l’application du commandement « tu brûleras le mal qui est au milieu de toi »
Uzi Aharon fut un acteur de premier plan, lors de l’incident du 15 mai 2008, où sur ses instructions, un groupe d’élèves de l’école ultra orthodoxe, récupérèrent une centaine de Nouveau Testament dans toute la ville, et les brûlèrent ensuite devant une synagogue.
Les Kogen déclarent que les tracs à Mevasseret Zion sont restés affichés peu de temps avant que certains ne les arrachent. Asher Intrater ajoute que la dernière campagne de harcèlement a été perçue comme une atteinte à la vie privée, ce qui a peut être amené un léger recul de ces idées.

C’est la première fois, ajoute t’il que nous voyons une réaction positive des autorités locales, du Jérusalem Post, et peut être de la police.



(Traduction : MJ.)


Des infos en français sur Yad L'Achim (par le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies :





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