samedi 15 novembre 2014

2 La Vigne de Salomon et la Vigne de Jésus-Christ

Deuxième partie

Le vrai Cep - la Vigne de Jésus-Christ, l’Épouse de l’Agneau


L’Épouse de Jésus Christ est la vigne qui sort du Vrai Cep et elle n’est pas affermée à des gardiens. C’est d’elle que nous parle la Sulamithe du Cantique des cantiques.

La Colombe, la Parfaite.

C’est ainsi que le Berger appelle la Sulamithe Cantique 2/ 14, Cantique 5/ 2 et Cantique 6/ 9.

La Sulamithe est habitante de Sunem (ou encore Sulem) qui était une localité échue à la tribu d’Issacar (Josué 19/18). Cette tribu représente spirituellement l’onction prophétique qui agit dans le Corps de Christ comme des yeux et des oreilles spirituels pour lui permettre de comprendre ce qu’il doit faire au moment opportun. 

Les fils d’Issacar sont désignés dans la bible comme ceux qui ont l’intelligence des temps pour discerner ce que le peuple de Dieu doit faire (1 Chroniques 12/32). C’est l’appel du Seigneur à son Église, qu’elle soit prophétique de sorte à pouvoir discerner et comprendre les signes des temps et entendre ce que l’Esprit dit aux églises. C’est pourquoi l’Église de Jésus-Christ doit absolument comprendre aujourd’hui le message que véhicule ce Cantique de Salomon, qui n’est pas juste un chant poétique relatant une histoire d’amour passée, c’est une histoire d’amour en devenir pour laquelle Dieu a prévu un happy end.



Le nom « Sulamithe » signifie « la paisible » mais en même temps il signifie aussi « la parfaite » et « l’accomplie ». C’est le peuple de Dieu parvenu à l’état d’homme fait selon Éphésiens 4, c’est pourquoi la Sulamithe incarne par excellence l’image de l’Épouse de l’Agneau. Et c’est aussi ce qui fait de ce Cantique une prophétie par laquelle l’Esprit avertit plus que jamais l’Église au sujet de la préparation qui doit être celle de l’Épouse en vue du jour des noces de l’Agneau. Jean a prophétisé : «  les noces de l’Agneau sont venues et l’Épouse s’est préparée ». Dieu a tout donné pour permettre cette préparation. L’onction prophétique des fils d’Issacar doit se déployer avec force pour être de plus en plus agissante dans l’église à mesure qu’avancent les temps vers le terme fixé, ce jour où selon Pierre l’étoile du matin illuminera nos cœurs. C’est pourquoi le temps est venu pour que ce livre crucial du Cantique des cantique révèle pour l’Église de Jésus-Christ toute sa substance prophétique. Les avertissements qu’il porte sont pour les temps qui arrivent et l’église ne peut pas les négliger car ils sont donnés pour que l’Épouse soit avertie de façon à se préparer en conséquence, son épouse s’est préparée a prophétisé Jean. L’entrée aux bras de l’Époux dans la salle des noces n’est pas sur ce plan quelque chose qui se passe de préparation.

Ma vigne à moi je la garde !

Au départ la Sulamithe a été contrainte de surveiller une vigne qui n’est pas la sienne (Cantique 1/6); mais à la fin elle reprendra sa vigne en main (Cantique 8/12/) c’est sa responsabilité, car c’est son héritage qu’elle ne doit ni délaisser ni vendre. 
 
La vigne de la Sulamithe convoitée par Salomon, a été imagée aussi par la vigne de Naboth qui fut convoitée par Achab encouragé par Jézabel. Dans les temps de la fin, l’esprit de Jézabel est aussi à l’œuvre dans les Salomons des palais pour susciter la convoitise jusqu’à l’appropriation si possible de la vigne de l’Épouse. C’est un esprit qui séduit et propose des échanges substantiels d’apparence pour convaincre les enfants de Dieu d’abandonner leur champ qui est un héritage reçu du Père comme la vigne de Naboth était un héritage de ses pères que ce dernier a, au péril de sa vie, refusé d’abandonner à Achab. L’Épouse de Jésus-Christ, doit à l’instar de Naboth, garder jalousement sa vigne en refusant de l’échanger même contre les cadeaux des Salomons des palais, car ce champ reçu en héritage contient le trésor. La parabole du trésor dans le champ rapportée en Matthieu 13/44 dit qu’on doit être prêts à vendre tout ce qu’on a pour conserver ce champ. N’oublions pas que c’est une parabole imageant le royaume des cieux.

Beaucoup d’enfants de Dieu sont poussés à abandonner leur vigne pour aller contribuer à la prospérité de la vigne des Salomons des palais. Lorsque vous apportez votre énergie, vos personnes, tout ce que vous avez ou tout ce que vous êtes aux gardiens de palais de Salomon, vous abandonnez en même temps votre propre vigne, vous ne la faites pas fructifier. Lorsque vous travaillez à la prospérité de la vigne de Baal-Hamon, vous n’avez plus ni le temps ni l’énergie pour votre vigne qui demeure en friche. Vous êtes brunis par le soleil à cause du travail dans les champs de Salomon qui prospère à l’ombre dans ses palais grâce au fruit de votre labeur. 
 
La vigne de Naboth convoitée par le couple Achab-Jézabel, de même que la lutte menée par la Sulamithe, est une image prophétique de la lutte de l’église dans les temps de la fin. Naboth dont le nom signifie fruit, habitait à Jizréel dont le nom signifie semence de Dieu. C’est pourquoi la vigne de Naboth symbolise la vigne de l’Épouse de Jésus-Christ dont le fruit issu du vrai Cep (semence de Dieu) est réservé à l’Époux, par opposition à la vigne de Baal-hamon qui est l’ivraie de l’ennemi issu du faux cep. Le terme ivraie fait référence à une propriété enivrante de cette plante toxique appelée « ivraie enivrante » connue sous le nom de Lolium temulentum. La parabole dit que c’est l’ennemi qui la sème dans le champ. Cette ivraie est donc une vigne empoisonnée dont le but est d’étouffer le fruit de la semence de Dieu dont la vigne de Naboth (fruit) de Jizréel (semence) est une image.
L’esprit de Jézabel a travaillé de concert avec l’esprit d’Achab pour s’approprier la vigne de Naboth. Et c’est ce que Salomon fait vis-à-vis de la Sulamithe qui est la réservée du Berger, il veut se l’approprier. Achab comme Salomon a épousé une femme étrangère qui a entrainé son cœur dans l’égarement (1 Rois 16/31). C’est pourquoi tous deux représentent une image de l’esprit antichrist du prince de ce monde qui cherche à étendre l’influence de sa propre vigne en détruisant ou étouffant la semence du Seigneur. Jézabel quant à elle représente (comme les filles de Jérusalem) l’esprit de prostitution qui cherche à égarer les enfants de Dieu. Enfin Naboth représente ceux à qui Dieu le Père céleste a confié une vigne en héritage. Les esprits qui ont animé Jézabel et Achab sont les mêmes qui reviennent dans les temps de la fin pour faire mettre à mort les témoins du Seigneur, tuer leur fruit ; leur but est de forcer le peuple de Dieu à fléchir les genoux devant Baal (Apocalypse 13/ 15). C’est pourquoi Dieu envoie aussi l’Esprit d’Élie dans ces temps de la fin. C’est une répétition des choses qui sont arrivées dans le passé mais cette fois pour aller vers un terme définitif.

Dieu avait appelé Élie à prophétiser la fin d’Achab et celle de Jézabel. Plus tard cette prophétie fut accomplie au temps d’Élisée : les eunuques qui avaient servi Jézabel l’avaient jetée par-dessus les remparts de Jizréel. Et prophétiquement cela figure ce qui arrivera à la fin selon la Révélation de Jean, lorsque la Prostituée recevra son jugement des mains même de ceux qui la servaient et qui se servaient d’elle (Apocalypse de Jean 18/2) : la chute de la femme Babylone est l’accomplissement final de la prophétie d’Élie en 2 Rois 9/33 (chute de Jézabel). Car Jézabel était aussi une figure symbolique de cette femme décrite en Apocalypse 17 et 18, celle que Jean a vue ivre du sang des saints et des témoins de Jésus. C’est cette réalité qui était déjà annoncée prophétiquement par le personnage de Jézabel au temps d’Élie : elle avait sur les mains le sang des serviteurs de Dieu qu’elle avait fait assassiner. Et c’est ce même esprit de prostitution qui est à l’œuvre dans le combat contre la vigne du Seigneur pour la détruire en la souillant. 
 
C’est sur cette Prostituée que prophétisait Ézéchiel au chapitre 19 versets 10 à 14, cette vigne féconde et abondante (Baal Hamon) plantée près des eaux et qui a étendu ses rameaux vers les sceptres de souverains de la terre. Et de même, ce qu’Ézéchiel prophétisait au verset 13 au sujet de cette femme fut montré par la suite à Jean : verset 3 d’apocalypse 17. En effet, comme je l’ai déjà mentionné cette femme la vigne de Baal- Hamon plantée au bord de l’eau, se trouve à la fin plantée dans un désert, une terre sèche et aride.

Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour (Cant. 8/7)

Dans la Bible les grandes eaux sont assimilées tantôt à la force de destruction de l’adversaire, tantôt à la multitude des nations qui constituent l’assise de la Prostituée (l’Apocalypse). Ainsi, Esaïe 8/ 7 compare ces grandes eaux au roi d’Assyrie et toute sa gloire ; or ce dernier est aussi une figure qui sert à imager l’Impie à venir. De même Ézéchiel 27 qui est une complainte sur Tyr (réplique de la prophétie de Jean sur la femme d’Apocalypse 18 car ce sont les mêmes descriptions), évoque ces grandes eaux au verset 26. Jérémie 51 qui est aussi une prophétie contre Babylone parle également des flots mugissants de ces grandes eaux (verset 55) : là ce sont les appuis de Babylone qui selon Jean se retourneront contre elle pour la détruire sur l’ordre de l’Éternel (Apocalypse 17/17). 
 
Assimilées à la multitude des nations (Apoc. 17/15), ces grandes eaux sont celles qui nourrissent la vigne de Baal-Hamon, vigne de la multitude en permettant à ses rameaux de s’étendre sur toute la terre. Mais assimilées à la force de destruction de l’adversaire, elles symbolisent le fleuve d’eau sortant de la bouche du dragon (Apocalypse 12/ 15) pour détruire le peuple de Dieu. De même que la vigne du Seigneur dépend pour sa croissance des eaux vives qui sortent de la bouche de Dieu, la vigne de Salomon dépend pour sa prospérité du fleuve d’eau sortant de la bouche du dragon. Il s’agit là de paroles de séductions de l’adversaire qui serviront à faire un tri dans le peuple de Dieu ; l’ennemi réussira à séduire ceux qui n’auront pas reçu l’amour de la vérité et qui succomberont à une énergie d’erreur ainsi que l’a prophétisé Paul. Cette énergie d’erreur est le flot des eaux qui sortiront de la bouche du dragon mais que certains prendront pour la parole qui sort de la bouche de Dieu. Ce sont de telles eaux qui jailliront par la bouche de la seconde bête dont il est dit qu’elle a des cornes (c'est-à-dire une puissance) semblables à celles d’un agneau mais parle comme un dragon. C’est parce que le dragon parlera par la bouche de cette bête pour tenter de séduire la terre entière.

Mais ces eaux ne sauront prévaloir sur l’Épouse de Jésus Christ celle qui monte du désert appuyée sur son Bien-aimé, car sa bannière, son cri de ralliement qui est aussi sa force dans le combat contre l’adversaire c’est l’amour Cantique 2/ 4. C’est cette bannière qui la rend terrible et redoutable face à l’ennemi : Cantique 6/ 4 et 10. Cet amour aussi fort que la mort anime tous ceux qui portent en eux l’Esprit de la prophétie qui est le témoignage de Jésus-Christ : ce sont ceux qui n’aimeront pas leur vie jusqu’à craindre la mort. C’est pourquoi les eaux de la Prostituée ne pourraient détruire la bannière de Sulamithe, Épouse du Seigneur. Jésus dit à l’église de Philadelphie qui puise sa force dans l’amour qu’elle a pour Jésus : « Je te donne de ceux de la synagogue de Satan, voici je les ferai venir, se prosterner à tes pieds et connaître que je t’ai aimé ».

 Première partie ---
 
Troisième partie ---



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire