jeudi 2 septembre 2021

Les origines divines des tyrannies

(et les buts poursuivis par Dieu au travers de leur établissement)

 

« il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées de Dieu. »

La place des autorités humaines sous le regard de Dieu est assez mal connue dans les milieux chrétiens, ce qui laisse malheureusement de l’espace à deux tendances déséquilibrées opposées. Le première consistant dans une servilité et une obéissance aveugle à des ordres injustes et mensongers et la seconde cherchant à se réfugier dans une contestation systématique de toute figure d’autorité, considérée fondamentalement comme illégitime puisqu’elle ne serait pas soumise à Dieu et à son éthique. Ces deux attitudes causent des dégâts dans le peuple de Dieu et apportent leur lot de contre-témoignages qui sont autant d’occasions de chutes pour les faibles dans la foi. Pourtant il est clairement écrit :

« C'est Lui (Dieu) qui change les temps et les circonstances, qui renverse et qui établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la science à ceux qui ont de l'intelligence. » (Dan ; 2, 21.)

« Jésus répondit (à Pilate): Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'En-Haut » (Jean 19, 11.)

« Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain... » (1 Pierre 2, 13.)

vendredi 13 août 2021

Le Règne de Dieu sur les autorités humaines

«Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Règne de Dieu… Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le Règne de Dieu.» (Jean 3: 3 et 5)

Dans cette rencontre entre le Christ et Nicodème, il semble que nous assistons a un dialogue de sourds. D’un côté, il y a un théologien qui est tellement sûr de son fait qu’il va expliquer à Jésus ce qu’il croit discerner. Il croit voir en Lui un envoyé de Dieu, un prophète, mais le Seigneur va immédiatement le reprendre pour lui montrer qu’il ne discerne rien de spirituel. Il entend le bruit du vent (le souffle de l’Esprit), mais « il ne sait ni d’où il vient » (d’auprès du Père), « ni où il va » (à la croix et à la résurrection). On peut donc dire que le Règne de Dieu échappe aux yeux humains de ce grand « docteur d’Israël », mais qu’il n’en est malheureusement pas conscient malgré son dialogue avec le Maître. Car ce Règne est d’un autre domaine et ne peut se voir qu’avec les yeux de la foi. Lorsque Job à la suite de toutes ses épreuves s’interrogeait sur les raisons de ses malheurs, Élihu rempli de l’Esprit a détourné ses regards de ses problèmes pour lui faire admirer tout ce que Dieu fait sur cette terre et dans les cieux (Job chapitres 32 à 37). C’est également la saine réaction de Jérémie après avoir énuméré toutes ses souffrances qui va se tourner vers le bontés de l’Éternel qui ne sont jamais épuisées, mais qu’il faut savoir remarquer et ne jamais oublier (Lamentations de Jérémie chapitre 3).

«Le Règne de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point: Voyez ici, ou: Voyez là. Car voyez, le Règne de Dieu est au dedans de vous.» (Luc 17:20-21) C’est-à-dire là où il ne peut pas se voir avec des yeux humains ! 

mardi 16 mars 2021

Le pardon indispensable

Source constante de la vie éternelle

Le thème de la grâce et du pardon parcourt toute la Bible, mais dans notre société consumériste on risque de prendre la mauvaise habitude d’en faire un produit de consommation. Or, s’il est vrai que toute relation profonde avec Dieu commence par son pardon, les Écritures nous avertissent qu’il ne faudrait pas en rester à le consommer ! Comme le sang ne possède la vie que lorsqu’il circule, de même le pardon ne reste vivant que lorsqu’il est transmis. Après l’avoir reçu, nous sommes en effet appelés à devenir nous même des diffuseurs de ce baume vital qui ouvre à chacun la possibilité de nouveaux départs. C’est ce que le Christ nous indique dans ses enseignements. 

La parabole du serviteur impitoyable.

Mathieu 18. 21-35 :

«C'est pourquoi, le Royaume des cieux est semblable à un roi qui voulut faire rendre compte à ses serviteurs. 24 Quand il se mit à compter, on lui en amena un qui devait dix mille talents. 25 Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'il soit vendu, lui, sa femme, ses enfants, et tout ce qu'il avait, et que la dette soit acquittée. 26 Le serviteur, se jetant à terre, se prosterna devant lui, et dit: [Seigneur,] aie patience envers moi, et je te paierai tout. 27 Ému de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller, et lui remit la dette. 28 Après qu'il fut sorti, ce serviteur rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent deniers. Il le saisit et l'étranglait, en disant: Paie ce que tu me dois. 29 Son compagnon, se jetant à terre, le suppliait, disant: Aie patience envers moi, et je te paierai. 30 Mais l'autre ne voulut pas, et il alla le jeter en prison, jusqu'à ce qu'il ait payé ce qu'il devait. 31 Ses compagnons, ayant vu ce qui était arrivé, furent profondément attristés, et ils allèrent raconter à leur maître tout ce qui s'était passé. 32 Alors le maître fit appeler ce serviteur, et lui dit: Méchant serviteur, je t'avais remis en entier ta dette, parce que tu m'en avais supplié; 33 ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j'ai eu pitié de toi? 34 Et son maître, irrité, le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il ait payé tout ce qu'il devait. 35 C'est ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère de tout son cœur.»

Vous trouverez ci-dessous un tableau chiffré pour bien comprendre l’échelle des valeurs que le Christ emploie dans cette histoire.