lundi 5 août 2013

2. Christ au sein du livre de la Genèse : Le sacrifice d’Abel

HEBREUX-11 : 4

Le livre de la Genèse est un livre qui contient des récits de vies. Cela nous montre que Dieu n'est pas tellement intéressé par les doctrines, par les enseignements, par les moyens, par les méthodes ou les techniques, mais qu'il est très soucieux de l’homme et qu’il s'intéresse à lui. C'est pourquoi le premier livre de la Bible est un livre qui contient des biographies, notamment celles de huit personnes. Dieu a fait un tel travail dans chacune de ces huit personnes que nous voyons dans chacune d'elles un symbole, une marque déposée, quelque chose qui provient des voies de Dieu dans leur vie. Et lorsque vous mettez tous ces symboles ensemble, vous trouverez l'homme selon le cœur de Dieu.

La seconde personne dans le livre de la Genèse est Abel. Après que l'homme ait péché, Dieu est venu vers l'homme. D'une part, Dieu a prononcé son jugement sur l'homme, mais en même temps, il a donné à l'homme une merveilleuse promesse: «Je mettrai inimitié entre toi et la femme, [c’est-à-dire entre le serpent et la femme], entre ta postérité [celle du serpent] et sa postérité [la semence de la femme]. La semence de la femme écrasera la tête du serpent, et le serpent blessera son talon ». (Genèse 3/15). C'est la première promesse dans la Bible. C'est une merveilleuse promesse. Dieu a fait cette promesse immédiatement après la chute de l'homme. Dans la postérité de la femme se trouve le salut du monde.

Après que l’homme ait été chassé du jardin d’Éden, l'homme a connu son épouse et elle a donné naissance à leur premier enfant. Lorsque le premier enfant est né, ils l’ont nommé Caïn, prénom qui signifie «acquisition», «nous avons acquis un homme du Seigneur ». Qu'est-ce que cela signifie? Lorsqu’Adam et Ève ont eu leur premier enfant, ils ont pensé que c'était la postérité de la femme, l'accomplissement de la promesse de Dieu. Ils ont pensé que le salut de l'humanité serait en Caïn, mais malheureusement, Caïn n'était pas cet homme. La «postérité de la femme » n'était pas simplement n'importe quel homme né de la femme. La postérité de la femme s'accomplit en Jésus-Christ notre Seigneur. Au moment opportun, Il est né d'une femme, une vierge, et il est né sous la malédiction de la loi afin de nous délivrer de la loi et de nous donner notre héritage, et même notre adoption et notre filiation.

Quelle déception ce fut pour Adam et Ève de constater que cet enfant Caïn n'était pas la postérité de la femme. Ils ont très vite découvert qu'il ne l'était pas, de sorte que lorsque le second enfant est né, vous voyez qu’ils ont une réaction totale. Ils ont nommé le second enfant Abel, ce qui signifie «souffle» ou «vanité». Ils avaient découvert que l'homme sous l’empire du péché était juste un souffle, juste une vanité. Tout comme le souffle, celui-ci disparaît vite. Tout est vanité. 

LE CHOIX D’UN MÉTIER 

Alors que ces deux enfants grandissent, ils commencent à exercer leur métier. Caïn est devenu laboureur et il commence à cultiver la terre. Avant que l'homme ait péché, alors qu’Adam et Eve étaient dans le jardin d’Éden, ils mangeaient du fruit des arbres du jardin. C'était leur nourriture. Après que l'homme ait péché, Dieu a maudit la terre et il a dit à l'homme que dorénavant il devrait peiner et travailler pour gagner sa vie. Sur le sol se développeraient des chardons et des épines, et c’est avec sa sueur qu'il gagnerait sa nourriture. Cette terre est devenue une terre maudite. Lorsque Caïn est devenu un laboureur, il a labouré la terre, il a lutté contre les épines et les ronces. N'est-il pas vrai que, pour gagner sa vie, l'homme doit lutter contre la nature, car la nature a changé? Caïn a dû peiner, travailler, transpirer et tenter de gagner sa vie en tirant celle-ci du sol. Il a essayé de tirer le meilleur parti de la malédiction, et il a essayé de vivre pour lui-même.

Mais Abel est devenu berger. C'est très étrange car l'homme à cette époque ne mangeait pas de viande. Après le déluge, à cause de toute la dégénérescence du corps physique par le péché, Dieu a permis à l'homme de manger de la viande, mais pas le sang. Mais avant le déluge, à l'époque de Caïn et d’Abel, l'homme n'a pas besoin de viande. L'homme ne mangeait que des fruits, des herbes et des légumes tirés de la terre. Pourquoi Abel a-t-il choisi de devenir berger? Il doit y avoir une raison à cela.

Avant que Dieu ne chasse Adam et Ève d’Éden, il a tué un animal, versé son sang, et il a fabriqué pour eux avec la peau de cet animal des vêtements afin de couvrir leur nudité. Adam et Ève ont dû dire à leurs enfants qu’à cause de leurs péchés, un animal innocent devait être tué. Le sang doit être versé afin qu'ils puissent être revêtus de la justice de Dieu. Ces deux enfants ont dû donc avoir entendu cette histoire depuis leur enfance. Ils ont grandi avec celle-ci. Pour Caïn c'était juste une histoire, mais Abel y a cru. Et parce qu'il a cru que l'homme était sous l’empire du péché et qu’il n'y avait pas de pardon sans effusion de sang, du fait de sa foi et de sa crainte de Dieu, il est devenu berger. En d'autres termes, il voulait élever des moutons, non pas qu'il pourrait manger du mouton, mais dans le but d'apporter ces moutons à Dieu en tant que sacrifice, de sorte que par l'effusion du sang, ses péchés puissent être pardonnés. Il cherchait le salut de son âme. Dans un sens, il n'a pas vécu pour lui-même, mais parce qu'il a vécu pour Dieu et pour le salut de Dieu, il est devenu berger.

Lorsque Christ est né, des anges sont apparus aux bergers qui étaient en train de paître les moutons dans les champs de Bethléem. On nous dit que ces bergers n'étaient pas des bergers ordinaires, c’étaient des bergers du temple. Puisque des moutons étaient offerts en sacrifice dans le temple, ils devaient subir le contrôle minutieux des prêtres. Ces moutons devaient être parfaits, sans tache, prêts à être sacrifiés à Dieu dans le temple. Par conséquent, ils étaient gardés par des bergers qui étaient spéciaux, et à cause de cela, des anges leur sont apparus. Ces bergers ont été les premiers à savoir qu'un enfant était né, qu’un Fils a été donné, parce qu'ils paissaient les brebis du temple. Ils devaient avoir des cœurs purs et par conséquent ils ont vu Dieu.

De toute évidence, lorsque Caïn a fait le choix de son métier, il en a choisi un pour lui-même, pour l'entretien de son corps physique, mais Abel a choisi un métier pour le salut de son âme, pour le salut du Seigneur. Dans le choix même de leur profession, vous pouvez voir deux philosophies de vie très différentes. La philosophie de vie de Caïn était de tirer le meilleur parti de la pire situation dans le monde, mais Abel, lui, craignait Dieu et il a choisi le salut du Seigneur.

A présent, si vous lisez avec attention, vous verrez que Caïn n'était pas du tout une mauvaise personne. C’était un homme bien, un homme lambda. C'était un homme qui était diligent, respectueux, voire religieux. Il labourait assidûment le sol. Il n'était pas imprévoyant, ou désorganisé, ou faisant toutes sortes de choses. Au début la Bible ne dit rien à ce sujet. Il n'était pas comme de nombreuses personnes dans ce monde qui n'ont aucun sens de l'adoration de Dieu. Il ressentait le besoin d'adorer Dieu. Aussi, à un moment opportun de la journée, Caïn a pris les prémices du produit de sa terre et il les a offerts à Dieu. Il a très probablement tenté d'approcher le jardin d'Éden d’aussi près qu'il le pouvait. Les chérubins gardaient la porte du chemin de l'arbre de vie avec l’épée flamboyante. Caïn s’est probablement approché aussi près que possible de l’épée flamboyante et des chérubins. C’est là qu’il a offert le produit de sa terre à Dieu. Il savait que Dieu devait être en colère contre l'homme et il a alors tenté d'apaiser Dieu avec ce qu'il avait de meilleur. 

LA RELIGION NATURELLE 

Toutes ces religions naturelles ne sont-elles pas basées sur l'apaisement? Peu importe la religion dont il est question, toutes les religions de ce monde sont basées sur le principe de l'apaisement. Les personnes savent que Dieu est certainement en colère, elles doivent donc offrir quelque chose pour l'apaiser, pour le corrompre. Et n'est-il pas vrai que toutes les religions naturelles sont fondées sur le principe du mérite, des bonnes œuvres? Prenez les prémices des produits de la terre, le travail de votre propre main, le meilleur de votre travail, de vos mérites. Et par l’offrande de vos bonnes œuvres à Dieu, Il vous pardonnera alors certainement et Il vous agréera. C'est cela, la religion naturelle. 

Dans l'acte même de Caïn vous trouvez la source, la racine de toutes les religions : l'apaisement, les bonnes œuvres. Mais tout cela dépend de vous, de tout ce qui est naturel en vous. Si vous désirez être sauvé, vous devez le faire par vous-même, vous devez dépendre de vous-même. Caïn dépendait de lui-même. Il dépendait des œuvres de sa propre main, pensant que celles-ci devraient être assez bien pour Dieu. Mais il a été rejeté. Dieu n’a pas jeté un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. 

Abel est venu et il a offert un agneau. Le sang a été versé et Dieu a jeté un regard favorable sur Abel et sur son offrande. Dieu l'a agréé. La différence entre Caïn et Abel ne réside pas dans leurs personnes. En d'autres termes, Dieu n'était pas partial envers Abel. Dieu considère Abel et Caïn de la même façon, mais la différence était dans leur sacrifice. Dieu n’a pas jeté un regard favorable sur Caïn à cause de ce qu'il a offert, Dieu a jeté un regard favorable sur Abel à cause de ce qu'il a offert.

«Par la foi, Abel offrit un sacrifice plus excellent que celui de Caïn» (Hébreux 11/04). En ce qui concerne les personnes, nous sommes tous semblables, il n'y a pas de différence entre nous. « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3/23). Il n'y a absolument aucune différence. Ce qui fait la différence c’est le sacrifice. Caïn avait foi en lui-même, mais pas en Dieu. Abel avait foi en Dieu et en sa Parole. «Par la foi ... ». Combien il est important que, par la foi, nous offrions le sacrifice que Dieu accepte. 

LA RELIGION RÉVÉLÉE

Ceci est la religion révélée. En fait, nous ne considérons pas le christianisme comme une religion car le christianisme, c'est Christ. Mais supposons que vous considériez cela comme une religion. Il y a une grande différence entre le christianisme en tant que religion et toutes les autres religions du monde. Vous pouvez mettre toutes les autres religions du monde dans une catégorie, celle de la religion naturelle. La religion naturelle est quelque chose qui a été conçue naturellement par les pensées de l'homme. Puis, d’un autre côté vous pouvez mettre le christianisme, en tant que catégorie totalement différente, celle de la religion révélée. Celle-ci n'est pas conçue par l'homme, elle est révélée d’en haut, révélée par Dieu.

Il y a une grande différence entre la religion révélée et la religion naturelle. Il s’agit, d’après la pensée naturelle de l'homme, d'apaiser la colère de Dieu, de tenter de le corrompre. Mais, selon la pensée de Dieu révélée, il s'agit de satisfaire la justice de Dieu. La justice de Dieu doit être satisfaite. C'est la gloire du sang de notre Seigneur Jésus. Nous pensons souvent au sang du Seigneur Jésus en tant que quelque chose à asperger sur notre cœur. Cela est vrai. «...ayant les cœurs par aspersion purifiés d'une mauvaise conscience... » (Hébreux 10/22). La conscience de notre cœur est aspergée par le sang et notre conscience est nettoyée. Nous avons une conscience claire et propre devant Dieu. Dieu merci pour cela! Mais rappelez-vous, que le sang n'est pas fondamentalement pour nous. Le sang est avant tout pour Dieu, pour satisfaire la justice de Dieu.

Dieu ordonna aux enfants d'Israël, lors de la Pâque, de préparer un agneau pour chaque maison. Mais il ne s'agissait pas seulement d'avoir un agneau, ils devaient aussi tuer l'agneau. Après que l'agneau ait été tué, qu'en est-il du sang? Le sang devait être mis dans une cuvette, porté vers l’extérieur de la porte, et mis sur le linteau et le montant de la porte. Qui devait voir le sang? La famille devait se réunir à l'intérieur de la maison. Elle ne voyait pas le sang. Ils mettaient le sang à l'extérieur de la maison. Le sang était sur le linteau et sur le montant de la porte. Probablement que la cuvette était laissée sur le seuil. En d'autres termes, le sang n'était pas destiné à être vu par les Israélites. Le sang était destiné à être vu par l'Ange de la destruction. Lorsque l'ange de la destruction passait à travers tout le pays d'Égypte et qu’il voyait le sang, il passait son chemin. Cela symbolisait le fait que le sang est là essentiellement pour satisfaire la justice de Dieu.

Bien souvent nous oublions et nous pensons que le sang est pour nous. Dieu merci, il est pour nous! A cause du sang, notre conscience est nettoyée, nous ne sommes donc plus sous la condamnation. Nous avons une conscience pure devant Dieu. Nous pouvons nous tenir devant Dieu avec une sainte hardiesse à cause du sang de l'Agneau. Nous pouvons entrer dans le saint des saints par le sang de l'Agneau (voir Hébreux 10/19). Cela est vrai. Mais ce sang est essentiellement destiné à satisfaire la justice de Dieu. À moins que la justice de Dieu ne soit satisfaite, il n'y a pas de salut et c'est pourquoi, peu importe ce que vous pouvez faire pour tenter d'apaiser Dieu, il n'y a pas de satisfaction. Toutes les religions humaines tentent d'apaiser Dieu au travers des bonnes œuvres, en faisant de bonnes choses, au travers du produit de la terre, même au travers des prémisses du produit de la terre, du meilleur de ce que vous pouvez recueillir. Vous tentez de corrompre Dieu avec le meilleur pour vous faire pardonner et faire oublier vos péchés. Mais vous le ne pouvez pas. Toute notre justice est comme un vêtement souillé (voir Esaïe 64/6). Le meilleur que nous pouvons offrir à Dieu est un vêtement souillé. Seul Christ, seul Christ, peut satisfaire la justice de Dieu.

La religion naturelle, c’est l'homme qui dépend de lui-même, mais la religion révélée dépend de Christ, elle dépend de la rédemption que Dieu a donnée à l'homme au travers de notre Seigneur Jésus Christ. Le résultat a été pour l’un le rejet et pour l'autre l'acceptation. Dieu regarde Abel, c’est à dire son offrande et il voit le sang. Dieu voit Abel dans ce sacrifice et il agrée Abel.

Comment pouvons-nous être sauvés? Nous ne pouvons pas être sauvés au travers de nos bonnes œuvres. Nous ne pouvons être sauvés qu’au travers du sang de l'Agneau, au travers du sang de notre Seigneur Jésus. Nous sommes agréés dans le Bien-aimé, non pas parce que nous sommes meilleurs que les autres. Nous ne sommes pas meilleurs. Nous sommes agréés parce que nous avons la foi. Nous croyons que Dieu a envoyé son Fils dans le monde et que Christ est mort pour nous. Le sang a été versé. La justice de Dieu a été satisfaite et notre conscience a été aspergée par le sang. Nous avons une sainte hardiesse pour nous tenir devant Dieu. C'est cela , le sacrifice d'Abel. 

Lorsque Caïn voit que son offrande a été rejetée par Dieu, il se met en colère. Il pensait que Dieu devait agréer ce qu'il lui a offert. Il pensait qu'il honorait Dieu. Il tentait de servir Dieu. Puisqu’il faisait du mieux qu'il pouvait, pourquoi Dieu devrait-il le rejeter? Alors Dieu lui dit: «Tu as été rejeté parce que tu offres de mauvaises choses. Si tu agis bien, tu seras agréé comme ton frère. Mais si tu agis mal, le péché est à la porte. »

Qu'est-il arrivé par la suite? Un jour, Caïn et Abel se promenaient dans les champs et ils discutaient. Caïn s’est soudain levé et il a tué son frère. Voyez-vous le tableau ici? Caïn était un homme lambda, il n’était pas mauvais au début. Au contraire, au début, c’était un fermier diligent. S'il n'avait pas été diligent, il n'aurait pas eu de produits. Il était aussi très religieux. Il pensait à adorer Dieu, à servir Dieu, même au travers des prémices des produits de sa terre. C’était un homme bon. Si quelqu'un dit qu'il n'y a rien de bon en l'homme, vous n'allez probablement pas le croire parce que Caïn était bon. Comment était-il bon? Dans sa chair. Caïn manifeste le bien au travers de sa chair. Dans sa chair, il y avait quelque chose de bon, et il exprimait cette bonté. Mais parce qu'il vit selon la chair, même au travers de ce qui est bien dans sa chair, ce qui était mauvais dans sa chair allait un jour ressortir. Le meurtre était déjà là. Il n'avait pas encore eu l’occasion de se manifester, mais lorsque l’occasion s’est présentée, il s’est manifesté. 

NE PAS FAIRE CONFIANCE A LA CHAIR 

C'est pourquoi la Bible dit: « Celui qui est né de la chair est chair. » En d'autres termes, dans cette chair, il pourrait y avoir quelque chose de bon et beaucoup de mauvais, mais qu’elle soit bonne ou mauvaise, elle est chair, et toute chair est condamnée par Dieu. Si nous vivions au travers de ce qui est bon dans notre chair, le résultat sera que le mauvais de notre chair suivra tôt ou tard. Ne comptez pas sur votre chair. Ne croyez pas en votre chair. N'ayez pas confiance en votre chair. Si vous aviez confiance en votre chair et que vous viviez même au travers de ce qui est bon en elle, un jour, ce qui est mauvais en celle-ci sera révélé. Et c'est ce que vous trouvez en Caïn. Ce qui est né de la chair est chair. Vous ne pouvez pas changer votre chair. Vous ne pouvez pas tenter de transformer votre chair. La chair religieuse est encore de la chair, tout comme la chair irréligieuse est encore de la chair. Devant Dieu la chair dans son entier, toute la chair, est condamnée. C'est un jour béni que le jour où vous réalisez qu'il n'y a rien de bon dans votre chair. 

Jusque dans la vie de l'apôtre Paul, avant qu'il ne connaisse le Seigneur, quelle confiance il avait dans sa chair parce qu'il y avait tant de bien dans celle-ci. Dans Philippiens 3, il est dit: «Je suis né Israélite, de la tribu de Benjamin. Circoncis le huitième jour. Elevé en tant que pharisien, fils de pharisiens. Irréprochable, selon la justice de la loi.»

Il y avait là un homme plein de la bonté de la chair. Il est né Israélite, le peuple élu de Dieu. Il est né de la tribu de Benjamin. Pourquoi se vante-t-il d’appartenir à la tribu de Benjamin? Lorsque les dix tribus se sont séparées, Benjamin a persévéré avec Juda. Benjamin ne s’est jamais séparé de Juda. Il a été circoncis le huitième jour, parce que Dieu a dit à Abraham que tous les hommes doivent être circoncis le huitième jour. (Ismaël a été circoncis lorsqu’il avait treize ans. Abraham a été circoncis lorsqu’il avait quatre -vingt-six ans.) . Saul a donc été circoncis le huitième jour. Il a été élevé en tant pharisien, de la secte des Pharisiens, la plus stricte de toutes les sectes. Et selon la lettre de la loi, il était irréprochable. Oh, il avait tellement de bien dans sa chair, et pourtant, à cette époque, il était un persécuteur des disciples de Jésus-Christ. Il a lui-même reconnu plus tard dans sa première lettre à Timothée qu'il était un persécuteur, une personne arrogante et insolente, le premier des pécheurs. Mais au début, il ne savait pas cela. Oh combien il dépendait du bien de sa chair! Et combien il a péché contre Dieu jusqu'à ce que Dieu le rencontre sur le chemin de Damas! Même après avoir cru au Seigneur Jésus, il devait en arriver au point où il ne pouvait pas compter sur la bonté de sa chair.

Dans Romains 7, Paul dit: «Je sais, conformément à mon esprit renouvelé, ce qui est bon. Je sais que je ne devrais pas être gourmand et je me dis: «Je ne veux pas être gourmand. Je ne serai pas gourmand. ». Sauf qu’il dit aussi : «Plus je ne veux pas être gourmand, plus je deviens gourmand.». Il dit finalement : «Misérable que je suis, qui peut me délivrer de ce corps de mort? Je reconnais qu'en moi, c'est à dire dans ma chair, il n'y a rien de bon. » 

LOIN DE LA VIE
 
Ne dites pas que la chair est toute mauvaise. C'est vrai, il y a quelque chose de bon dans la chair, mais même ce qui est bon dans la chair est condamné par Dieu. Et si vous essayez de vivre selon ce qui est bon dans la chair, le résultat sera la mort. Cela fera ressortir tout le mal qui est en vous. Nous devons avoir les yeux ouverts pour voir qu'en moi, c'est-à-dire dans ma chair, il n'y a rien de bon. C'est alors seulement que nous serons complètement délivrés. Paul dit ceci: «Grâce à Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur.»

Du moment où nous sommes sauvés, nous ne pouvons pas compter sur nous-mêmes. Nous devons absolument jeter notre sort sur le Seigneur Jésus. Rappelez-vous qu’il s'agit d'un principe de vie. Une fois que vous êtes sauvés, ne retournez en arrière, en dépendant de votre chair. Dieu n'a pas changé votre chair. Il vous a sauvé, vous. Il vous a donné une nouvelle vie, mais il n'a pas changé votre chair. Si, après que vous êtes sauvés, vous tentez de retourner en arrière et de dépendre de ce qui est bon dans votre chair, le drame sera que toute la méchanceté de votre chair apparaîtra. Nous avons besoin de voir qu'il n'y a rien de bon dans notre chair. Nous ne pouvons pas vivre selon la chair. La chair est condamnée devant Dieu. La chair, ainsi que toutes ses passions et ses désirs, sont crucifiés à la croix. Ce n'est plus moi, c'est Christ qui vit en moi. Voici notre façon de vivre. Dans le cas contraire, vous marcherez selon la voie de Caïn, qui dépendait de sa chair. Et quelle tragédie! C’est devenu un vagabond et un fugitif. Il s’est éloignée de la présence de Dieu. Mais par la foi, Abel a offert un sacrifice plus excellent. Il dépendait de Christ et de son sang. Il ne dépendait pas de quoi que ce soit en lui-même et de ce fait il a été agréé par Dieu. 

LA CHAIR PERSÉCUTE L’ESPRIT

 N'est-il pas vrai que la chair persécute toujours l'esprit? N'est-il pas vrai que le monde persécute toujours ceux qui appartiennent au Seigneur? Cela s'est produit au début de l'histoire humaine. Là vous y retrouverez Caïn, une représentation de la chair, et Abel, une représentation de l'esprit, car il recherchait les choses spirituelles. Caïn a persécuté Abel et il l’a assassiné. Dès le début de l'histoire humaine, le monde, même le monde religieux, s’est soulevé et a persécuté ceux qui suivent le Seigneur. Cela n'a pas changé. La chair déteste toujours l'esprit, même à notre époque. Du fait que la chair est rejetée par Dieu, même de nos jours, non seulement le monde, mais aussi le monde religieux persécute toujours ceux qui ont le cœur pur. Ils ne supportent pas de voir des personnes qui sont agréées par Dieu. Mais il n'y a rien à craindre parce que même si Abel a été assassiné, la Bible dit que par la foi, bien que mort, il parle encore. En d'autres termes, bien qu'il ait été tué, son sang crie et Dieu entend son cri. Le sang d'Abel crie vengeance, mais le sang de notre Seigneur Jésus crie pardon: «Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu'ils font». Et non seulement le sang de notre Seigneur Jésus crie pardon, mais le sang des martyrs à travers les siècles crie aussi: «Pardonne».

Lorsqu’Étienne, le premier martyr de l'église, a été lapidé jusqu'à ce que mort s’ensuive, il a crié: «Seigneur, pardonne-leur, pardonne-leur. » Et cela a été le cri du sang des martyrs à travers les siècles. Même s’ils sont morts, ils parlent cependant encore. En d'autres termes, il y a un témoignage de la réalité de la grandeur du salut du Seigneur.

Caïn, qui a vécu selon la chair, est devenu un vagabond et un fugitif. Oui, c'est vrai, il s’est retiré de la présence du Seigneur, mais Caïn a été le premier à construire une ville. N'est-ce pas une contradiction? Dieu a dit qu'il serait un vagabond, mais il a construit une ville. En d'autres termes, il a été rebelle jusqu’à la fin. Il tentait toujours de tirer le meilleur de sa situation. Il essayait toujours d'améliorer sa propre situation, mais il ne s'est jamais repenti et il ne s'est jamais humilié devant Dieu. Mais regardez Abel. Bien qu'il ait été tué, il parle encore. Son témoignage continue. 

Pensez-vous que nous qui croyons au Seigneur Jésus nous pouvons nous attendre à ce que le monde nous accueille? Nous déroule un tapis rouge ? Non seulement le monde en tant que tel ne fera pas cela, mais si vous poursuiviez vraiment le Seigneur, le monde religieux se soulèvera et vous persécutera. Ne soyez pas surpris. Tout au long des vingt siècles d'histoire de l'église, le christianisme officiel a toujours persécuté ceux qui ont le cœur pur. Combien ont été tués, non par le monde, mais par le monde chrétien! Mais grâce à Dieu, bien que l'homme puisse tuer votre corps, il ne peut pas tuer votre âme. C'est pourquoi le Seigneur dit: «Ne craignez pas. Craignez celui qui peut détruire votre âme; craignez Dieu. ».

Bien qu’à l'extérieur il y ait des persécutions, ceux qui sont décédés parleront encore . En d'autres termes, il y aura un témoignage. Où est le témoignage de Jésus? Comment le témoignage de Jésus est maintenu à travers les siècles? Le témoignage de Jésus a été et il est toujours en cours, il est entretenu par ceux qui vivent selon l'Esprit, par ceux qui ont confiance dans le sacrifice, dans le sang de l'Agneau, par ceux qui poursuivent l'Agneau partout où il va. Même si extérieurement ils sont persécutés et méprisés, ils parlent encore. Le témoignage de Jésus se poursuivra. Voulons-nous être des vagabonds et des fugitifs ? Ou voulons-nous que notre témoignage continue? C'est ce que vous découvrez dans la vie de ces deux frères. Ils ont eu les mêmes opportunités. Ils vivaient à la même époque, pas très loin de l'époque du jardin d’Éden. Le jardin d’Éden était encore devant eux. Ils ont pu voir l'épée flamboyante, les chérubins. Probablement qu’ils pouvaient voir l'arbre de vie au loin, et pourtant l’un ne croyait pas en Dieu et en la parole de Dieu. Mais l’autre, par la foi, a offert un sacrifice plus excellent, et il a obtenu le témoignage d’être juste, Dieu le déclarant juste. Par ce sacrifice, bien que mort, il parle encore. 

C'est aujourd'hui la même chose. Le même évangile est prêché, la même offrande est proposée. Mais certains ont la foi et d'autres pas. Que le Seigneur nous aide à être de ceux qui par la foi offrent ce sacrifice plus excellent, c’est-à-dire uniquement Jésus-Christ. Mais rappelez-vous, ce n'est pas juste une question d'offrir un sacrifice, ce n'est pas uniquement une question de recevoir le Seigneur Jésus. Après que nous l’ayons reçu, cela devient un mode de vie. Nous ne vivons pas pour nous-mêmes, nous vivons pour Lui. Nous ne vivons pas par nous-mêmes, nous vivons par Lui. Et si nous faisons cela, nous aurons un témoignage sur cette terre. Puisse le Seigneur nous venir en aide.



Stephen Kaung





D'origine chinoise, Stephen Kaung s'est converti très jeune à Christ. Il a rencontré Watchman Nee pour la première fois en 1930 avant de finalement devenir un de ses collaborateurs dans l'œuvre du Seigneur. 

Ce message a été donné lors d’une conférence à Richmond, en Virginie, en janvier 1982. C’est le second d'une série de huit messages ayant pour thème Christ au sein de la Genèse, au travers de la biographie de huit hommes. 


Traduit en français par N. Pierre





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