dimanche 14 novembre 2010

Le Passage obligé.



Les Écrits Bibliques ont été inspirés par Dieu. « La loi et les prophètes » ont été écrits pour nous servir de « types », de schémas. C'est ainsi que nous pouvons comprendre que le plan de Dieu est écrit d'avance dans les Écrits Inspirés que nous appelons la Bible. Selon ce que nous en dit Paul:

« Ces choses leur sont arrivées pour servir de types, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à l'accomplissement des âges » (1 Cor. 10: 11.).

A la lecture de cette explication, nous comprenons que l'Ancien Testament nous apporte l'annonce du projet de Dieu pour l'humanité. Car, comme le rappellent les paroles de Pierre, « c’est poussés par le Saint–Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu. » (2 Pierre 1: 21.). C'est ce qui explique cette déclaration de Jésus:

« Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. » (Mat. 5: 18.)

On ne détruit jamais les plans d'un édifice. Même lorsque tout est construit, on les garde dans les archives, comme référence. C'est ce qui explique pourquoi les Saintes Lettres ont échappées à la destruction des hommes incrédules. Elles sont les plants officiels du Créateur de l'univers et Il a la puissance de les garder, afin qu'elles servent de témoignage.

« Je t’ai annoncé les faits depuis longtemps; avant qu’ils surviennent, je te les ai laissé entendre » (Es. 48: 5.)

Et parmi ces prédictions, il en est une qui est fondamentale, puisqu'elle concerne notre accès à Dieu. Il s'agit du moyen que Dieu a établi pour nous permettre de retrouver la communion originelle. Celle qui a été perdue au début de l'histoire de l'humanité par nos ancêtres Adam et Ève.

Il est écrit dans le livre de la Genèse que Dieu a placé des chérubins à l'épée de flamme tournoyante pour garder l'entrée du Paradis (Gen. 3: 24.). Il n'était donc plus possible aux humains de s'approcher de la Vie éternelle.

Lorsque Dieu a voulu enseigner son Peuple sur la voie du salut, Il a ordonné à Moïse de construire une Tente qui donnerait toutes les leçons nécessaires. C'était un lieu de culte itinérant, qui se déplaçait devant le Peuple et l'entrainait à sa suite.

Et dans cette « Tente de la Rencontre » (appelée aussi « Tente d'assignation » ou « Tabernacle »), nous retrouvons les mêmes chérubins brodés sur le voile de quatre couleur qui séparait le « Saint des Saints » (ou se trouvait la présence de Dieu symbolisée par « l'Arche de l'Alliance »), du « Lieu Saint » où les sacrificateurs venaient tous les jours.

L'auteur de l’Épitre aux Hébreux nous explique en détail la signification de ce voile dans l'optique du salut en Christ.

« les sacrificateurs qui font le service entrent en tout temps dans la première partie du tabernacle; et dans la seconde le souverain sacrificateur seul entre une fois par an, non sans y porter du sang qu’il offre pour lui-même et pour les péchés du peuple. Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du Lieu Très Saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. » (Heb. 9: 6-8.)

Le Voile du Temple est donc une « image » qui nous montrait qu'au niveau spirituel il existait une séparation entre Dieu et les hommes, elle nous indiquait aussi qu'il existait un passage, une porte pour accéder à la Présence Divine. Mais pour y avoir accès, il était nécessaire de passer au travers des épées flamboyantes et tournoyantes des chérubins placés de garde à cet endroit.

Le Nouveau Testament nous raconte l'accomplissement de ces annonces consignées dans l'Ancien Testament. Pour employer un image facile à assimiler, si l'A.T. nous présente les plans de l'édifice, les Évangiles avec les Actes-des-Apôtres nous montrent le reportage de cette construction et les épitres nous donnent des conseils pratiques de mise-en-oeuvre des plants consignés et gardés par les juifs.

« Et la Parole a été faite chair, et Elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » (Jean 1: 14.)

Les Évangiles ont donc été écrit par quatre témoins différents, qui ont apportés quatre angles de vue complémentaires sur la Réalité Unique de « Emmanuel, ce qui signifie Dieu avec nous. » (Mat. 1: 23.).

De la même façon que dans la « Tente d'Assignation » il y avait un voile composé de quatre couleurs (artistement travaillé par des mains humaines : Exode 26: 31.) qui permettait d'entrer dans la présence de Dieu. De même il y a quatre Évangiles (écrits par des mains humaines mais sous l'inspiration du Saint Esprit), qui sont le passage obligé nous permettant d'entrer dans la Présence Divine.

Il est possible de pénétrer dans ce « Lieu Très Saint » sous la protection du sang de l'Agneau de Dieu qui nous protège de l'épée tournoyante qui frappe les intrus qui voudraient pénétrer dans ce lieu clos sans avoir satisfait aux exigences de la justice Divine... Il y a toute une étude à faire sur les « schémas spirituels » représentés dans les rituels sacrificiels ordonnés à Moïse. L'auteur de l'épitre aux Hébreux lève un coin de ce voile quadricolor qui marque le point de la rencontre entre la Présence Divine et ses créatures. Selon qu'il est écrit:

« Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus–Christ homme » (1 Tim. 2: 5.)

« Jésus–Christ homme » c'est à dire le Jésus des quatre Évangiles. Celui qui se proclame Lui-Même comme étant le seul accès au Père:

« Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14: 6.)

Le Christ des Évangiles est donc à la fois la Vérité et le Chemin qui y mène. C'est par la vertu expiatoire de son sang que nous pouvons nous approcher de Dieu sans crainte:

« nous avons, au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’Il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est–à–dire, de sa chair... » (Heb. 10: 19-20.)

Les quatre auteurs de ces Livres Inspirés que nous appelons « les Évangiles », nous donnent une vision en 4D de la vie et de l'Oeuvre du Fils de Dieu.. De même que dans un quatuor à cordes les quatre instruments ne jouent pas les mêmes notes, mais s'accordent sur le thème et le rythme, ne nous attendons pas à ce que les quatre Évangiles nous disent exactement les mêmes choses. Mais nous pourrons constater qu'ils sont bien en phase et complémentaires les uns avec les autres. Il n'y a donc pas de contradictions entre ces témoignages, mais de récits hamonieux qui nous parlent de la Merveilleuse Nouvelle de la résurrection des morts, du pardon éternel en Jésus Christ et de la communion possible avec le Père.

La Parole de Dieu est semblable à un immense trésor que nous n'aurons jamais fini d'inventorier.

Au travers des Évangiles, les écrivains inspirés nous font comprendre que ces récits sont comme le voile quadricolor du Temple qui donnait accès à la Présence Divine contenue dans le « Saint des Saints ». Ils sont un passage obligé, établi là pour nous permettre d'entrer plus profondément dans une véritable relation filiale avec le Père.

En comparant la présence physique du Christ des évangiles avec le voile du Temple, nous constatons que pour certains, ces Textes sont regardés comme un obstacle qui occulterait l'ouverture et empêcherait de voir au delà.

Pour d'autres, ils sont au contraire le passage au travers duquel il leur est possible d'entrer en communion avec la Présence Divine du Dieu Sauveur. Tout dépend donc du regard qui est posé sur ces Textes Inspirés.

L'apôtre Paul l'avait bien compris, lorsqu'il disait:

« si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière. » (2 Cor. 5: 16.)

Lui aussi, à la suite de son Sauveur a pénétré au delà du voile. Il est entré dans le « Lieu Très Saint » du Temple véritable, « celui qui n'est pas fait de main d'homme, c'est à dire qui n'est pas de cette création » (Heb. 9: 11.). Lui aussi « au moyen du sang de Jésus » est parvenu librement « dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante » que Jésus Christ a ouvert « pour nous au travers du voile, c’est–à–dire, de sa chair... » (Heb. 10: 19-20.)

Le Christ des Évangiles est donc le passage obligé pour nous approcher du Père. Selon ce qu'il en dit Lui-Même:

« Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. NUL NE VIENT AU PÈRE QUE PAR MOI. » (Jean 14: 6.)

Tout le monde est invité à entrer dans la communion avec Dieu. C'est pour cela que nous avons été créés, pour pouvoir l'aimer de tout notre coeur, de toute notre âme, de toute notre force et de toute notre pensée (Luc 10: 27.). Et pour entrer en communion avec la Présence Divine, Dieu ne nous a donné qu'un seul accès, selon ce qui est écrit:

« Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » (Jean 10: 9.)

« Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre Nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4: 12.)

Les quatre Évangiles ne devraient donc pas être un obstacle, mais le moyen d'accès qui nous permet d'accomplir en Christ notre destinée d'enfants de Dieu.

Jean-Luc B




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