vendredi 21 janvier 2011

Victoire sur le péché.

(À tous ceux qui ont expérimenté, comme moi, notre incapacité naturelle à faire parfaitement le bien.)


On essaie, on fait des efforts, on s'épuise, mais on n'y arrive jamais complètement. Et devant ce triste constat, la Parole Biblique tire un bilan sans équivoque:

« L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra. » (Ez. 18: 4 et 20.)

« Maudit soit celui qui n’accomplit point les paroles de cette Loi, et qui ne les met point en pratique! » (Deut. 27: 26.)

« quiconque observe toute la Loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. » -(Jacques 2: 10.)

Nous savons que nul pécheur ne pourra tenir devant Dieu au Jour du Jugement. Il est donc important de régler ce problème avant ce moment sans appel, et c'est ce que propose l’Évangile.

J'ai longtemps cru, comme beaucoup de ceux qui me lisent, que ce qui me faisait pécher c'était l'ignorance et le manque de résolution. Alors j'ai passé des années à faire des efforts de toutes sortes pour essayer de changer les choses. Sans arriver pour autant au but recherché. J'ai malheureusement été conforté dans mon erreur par certaines mauvaises traductions de nos Bibles, qui disaient : « faites tous vos efforts » (2 Pierre 1: 5.) ou « efforcez-vous » (Luc 13:24). Comme s'il était possible d'aimer en faisant des efforts! Comme si l'on pouvait vaincre le péché avec des efforts humains, alors qu'il a fallu le combat de la croix pour que le péché trouve un vainqueur en face de lui et que l'amour de Dieu soit répandu dans nos coeurs par le Saint Esprit  (Rom. 5: 5.)...

A un moment où je désespérais de mon cas, un frère en Christ qui apprenait le grec ancien m'a apporté un éclairage nouveau, qui m'a ouvert d'autres horizons. Dans ma Bible Second, je lisais en effet : « Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer et n'en seront pas capables. » (Luc 13: 24.) Il faut reconnaître que cette traduction ne donne pas vraiment le moral à celui qui se débat avec le manque d'amour et ce péché qui nous enveloppe si facilement! Heureusement, j'ai appris ce jour là que le texte grec disait les choses assez différemment. 

En fait, le verbe qui est traduit par « efforcez-vous » vient du grec « agonizeo » qui signifie littéralement « combattre » et a donné en français le mot « agonie » employé dans le jardin de Gethsémané (Luc 22: 44.). Ce qui fait qu'il est possible de traduire d'une façon plus littérale et plus proche de la pensée de l'auteur:

« Combattez pour entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer et n'en auront pas le pouvoir. »

La nuance ne semble peut-être pas sauter aux yeux, mais lorsqu'on se débat avec son manque d'amour et son incapacité à faire le bien, elle est de la plus haute importance. Car on y découvre que l'entrée dans le Royaume de Dieu ne dépend pas de nos efforts méritoires, mais de l'emploi judicieux des armes spirituelles qui nous seront données. Éphésiens 6 nous en apportant la liste et nous expliquant, ainsi que 2 Corinthiens 10, la manière de les employer pour combattre.

Pour le « faites tous vos efforts » de 2 Pierre 1: 5, un petit retour au grec m'apprend, là aussi, qu'il ne s'agit pas d'effort mais de rapidité, de diligence ou d'application (grec : « spoudé ») . Les traductions Martin 1855 : « y donnant tous vos soins » ainsi que Darby : « y apportant tout empressement », évitent donc de « mettre une pression » inutile sur l'âme des lecteurs, tout en les encourageant à ne pas se relâcher pour développer sans perdre de temps les qualités que nous avons déjà reçues en Christ.

Par la grâce de Dieu, j'avais heureusement expérimenté un jour ce que les chrétiens appellent une « conviction de péché ». C'est une expérience spirituelle qui m'est tombée dessus sans que je l'ai recherchée et qui m'a fait réaliser à quel point j'étais coupable devant Dieu. Non pas simplement quelqu'un qui faisait des péchés, mais plus profondément quelqu'un qui était un pécheur par nature, c'est à dire qui était incapable par lui-même de pratiquer le bien. Après avoir reçu une conviction comme celle là, on ne cherche plus de faux fuyants. On comprend que sans l'amour et la grâce de Dieu, on est perdu, car nous voyons clairement que notre coeur est tortueux devant Lui. Le contrat que Dieu nous apporte en Christ (l'Alliance Nouvelle) devient alors notre salut et remet toutes les choses à leur juste place! 

Mais nous sommes malheureusement souvent tirés en arrière avec l'idée saugrenue de « mériter » ce qui nous est pourtant donné gratuitement, et oubliant que c'est Dieu Lui-même qui pourvoit parfaitement au sacrifice (Gen. 22.). Et alors, nous retombons dans la pensée du sacrifice de Caïn qui a offert à Dieu le fruit de sa sueur et de sa peine, et nous disons souvent comme David « je n'offrirai pas à l'Éternel, mon Dieu, des holocaustes qui ne me coûtent rien! » (2 Sam. 24: 24.). Ces oeuvres mortes que l'on fait « pour Dieu », qui nous voilent la grandeur de la richesse de sa grâce et qui nous font oublier que c'est Lui Seul qui fait l 'Oeuvre qui sauve et qui nous fait entrer dans son Règne... 

«A force de marcher tu te fatigues. Et tu ne dis pas : J'y renonce ! Tu trouves (encore) de la vigueur (dans) ta main : Aussi n'es-tu pas abattue. » (Es. 57: 10.)

Nous sommes tous comme des gens qui n'auraient jamais appris à conduire une voiture et qui pourtant passeraient leur temps au volant à transgresser le code de la route et les principes de base de la mécanique. C'est ce que la Bible appelle « pécher », ou « manquer le but ». La Loi étant déjà établie avant que nous prenions le volant, en plus de provoquer des dégâts à la voiture, nous sommes également passibles devant Dieu d'une multitude de PV de toutes sortes et même de peines beaucoup plus graves.

Mais au lieu de sanctionner les coupables, Dieu a décidé de leur enseigner à conduire correctement (Mat. 11: 29.). En fait, l’Éternel avait décidé cela avant même le début de l'histoire de l'humanité, mais l'homme a malheureusement fait le choix d'apprendre à sa manière, sans consulter son Créateur et c'est ce qui a provoqué sa chute avec toutes les souffrances qui en sont les conséquences... et qui continuent encore aujourd'hui.

Pour garder cette image du permis de conduire, nous savons tous qu'en France l'apprentissage du code de la route et de la conduite se fait dans les auto-écoles. Observons bien que dans ces endroits reconnus officiellement, il existe une situation qui est un peu en marge de la loi, puisque l'apprenti-conducteur n'est plus responsable de ses transgressions. En effet, en cas d'accident, par exemple, la responsabilité pénale de l'élève n'est pas engagée. C'est le moniteur qui est responsable devant la loi et qui protège ainsi l'apprenti lorsqu'il commet des erreurs ou même des fautes graves. 

C'est dans cet espace de liberté qu'il nous devient possible d'apprendre à grandir jusqu'à la maturité dans ces « oeuvres bonnes que Dieu a préparé d'avance pour que nous progressions en elles » (Eph. 2: 10.)

La Bonne Nouvelle du salut en Christ, c'est que ceux qui deviennent ses disciples ne sont plus condamné par la Loi Divine, car Jésus endosse cette responsabilité et s'engage à nous transformer et à nous apprendre à marcher dans le droit et la justice tous les jours de notre vie. Tant que nous sommes en communion avec Lui, nous sommes sous sa garde et au bénéfice de ses enseignements. Lorsque nous avons compris qui est Celui qui s'engage à nous rendre parfaits, nous pouvons à la suite de notre père Abraham lui faire confiance, car notre Dieu à la puissance nécessaire pour faire tout ce qu'Il a décidé. Selon ce qu'en dit l’Écriture:

« Je suis persuadé que Celui qui a commencé en vous cette bonne oeuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus–Christ. » (Philippiens 1:6.)

« Que le Dieu de paix vous sanctifie lui–même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus–Christ! Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est Lui qui le fera. » (1 Thess. 5: 23-24.)

Voilà quelle est l'espérance de ceux qui croient en Christ. Et cela explique pourquoi nous ne considérons pas la Loi sous le même angle que ceux qui sont encore dans la crainte du châtiment. La Loi reste la même, mais nous ne cherchons plus à l'accomplir par nos propres efforts, car nous avons saisis qu'il est impossible de devenir juste autrement que par la puissance de Dieu manifestée en Jésus Christ.

Ainsi, Dieu sera le Seul qui sera glorifié pour cette Oeuvre de salut qui ne dépendra pas de nos oeuvres méritoires, mais seulement de notre foi et de notre communion avec Lui par Jésus Christ notre Sauveur.

 
 

2 commentaires:

  1. Oui Jean-Luc c'est très rassurant de se savoir entre les mains du Dieu Très-Haut. Je te remercie pour ce texte avec lequel je suis en accord. Sois béni !

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  2. Michoud myriam1 mars 2011 à 22:20

    Interessant ! ETRE tout simplement ... et entrer dans SON REPOS ... l'évangile ...

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