mardi 1 novembre 2011

Les bases bibliques de l'assurance du salut.


Dans les milieux évangéliques il existe une expérience spirituelle personnelle qu'on appelle « l'assurance du salut ». Elle consiste dans la révélation de l'amour de Dieu à notre égard et de la certitude qu'Il nous sauve par pure grâce, sans que nos mérites et nos oeuvres n'y soient pour rien. Cette expérience authentique est à la base de la plupart des véritables conversions. Elle s'appuie sur des vérités éternelles que la Bible nous révèle dans ses pages, des vérités concernant Dieu et la communion profonde qu'Il veut établir avec les humains.


Mais malheureusement, l'esprit des hommes est tortueux et éprouve de grandes difficultés à marcher correctement sur le droit Chemin (Eccl. 7 : 29.). L'intelligence religieuse humaine accouchant parfois de pensées dogmatiques qui n'ont plus rien de spirituelles et qui laissent les âmes ignorantes dans de fausses certitudes et des assurances trompeuses, il est important de discerner régulièrement si ces enseignements sont vraiment selon l'analogie de la foi. Car nous avons vu émerger et se développer une fausse doctrine qui se résume en une formule dangereusement simple : « une fois sauvé, toujours sauvé ». Cette formule simpliste (dont on ne trouve pas trace dans la Bible) berce d'illusions dangereuses le quotidien de beaucoup de chrétiens qui n'en ont plus que le nom, mais qui en ont renié la puissance de vie.

Nous allons donc essayer de sonder plus profondément ce que nous enseigne l’Écriture Sainte sur les véritables assurances sur lesquelles nous pouvons nous appuyer concernant le salut et la Vie éternelle.

Qu'est-ce que le salut ?


Selon la Bible, le salut n'est pas un objet que nous pourrions posséder ou perdre, mais fait allusion à un état de communion avec notre Dieu Sauveur par Jésus-Christ. Celui qui est en communion avec Dieu est sauvé, celui qui n'est pas en communion est perdu. Celui qui est « en Jésus-Christ » devient participant au salut qui est en Lui.

« le salut qui est en Christ-Jésus » (2 Tim. 2 : 10.)

Mais ce salut n'est effectif que dans une communion quotidienne avec Celui qui se présente comme étant le « Pain de Vie » ou le « Pain vivant descendu du ciel », c'est à dire comme étant la véritable Manne qui donne la Vie au monde (voir Jean chapitre 6 versets 22 à 64.). Est-il besoin de rappeler que les choses qui ont été écrites par Moïse concernant la manne et la marche dans le désert, l'ont été pour nous donner des exemples qui permettront de comprendre et de saisir les réalités éternelles (1 Cor. 10 : 6.) ?

De même que les israélites devaient chaque jour aller ramasser la manne que l’Éternel répandait dans le désert pour avoir leur « pain de ce jour » (car elle ne se conservait pas plus d'une journée : Ex. 16 : 20.), de même nous avons quotidiennement à rechercher à nous nourrir du « Pain vivant descendu du ciel » pour demeurer dans la vie éternelle et le salut qui nous est offert librement en Lui.

Une assurance légale ?

Depuis Calvin, nous avons un point-de-vue légal sur le salut. Il est vrai qu'il y a des aspects légaux dans le processus de l'obtention du salut, mais il existe également d'autres facettes qui n'ont rien à voir avec des concepts juridiques et qui peuvent même nous rester voilées si nous bloquons à ce point de vue. Ce n'est pas en restant arc-boutés sur une déclaration légale que la vie de l'Esprit pourra jaillir en nous, mais en allant à la source d'une véritable communion. Selon qu'il est écrit :

« Jésus debout s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. Celui qui croit en moi comme dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive couleront de son sein. » (Jean 7 : 37-38.)

Un salut à vivre quotidiennement.

« c'est maintenant le temps vraiment favorable ; c'est maintenant le jour du salut. » (2 Cor. 6 : 2.)

Ces images de la manne et de la soif abreuvée nous laissent entrevoir que « la vie de l'éternité » que nous appelons « le salut », n'est possible que dans une assimilation quotidienne. Dans le désert, pour continuer à vivre, il était indispensable de se nourrir de la manne chaque jour et de s'abreuver quotidiennement au « Rocher des siècles » et à sa source jaillissante. « et ce rocher était le Christ. » (1 Cor. 10 : 4.). C'est la même chose dans la vie chrétienne : nous ne pouvons vivre de la vie d'En Haut qu'en allant nous alimenter et nous abreuver chaque jour à Sa source, c'est à dire « en Christ » dans une authentique communion personnelle et communautaire.

Le salut biblique n'est pas un objet que nous pourrions posséder ou perdre, mais un état de grâce dans lequel nous sommes appelés à demeurer chaque jour pour en devenir participants. Nous y sommes entrés le jour où nous avons crus et ce salut restera à notre disposition tant que nous persévèrerons dans nos dispositions premières. Selon qu'il est écrit :

« Prenez donc garde, frères, que personne parmi vous n'ait un cœur mauvais qui manque de foi et s'éloigne du Dieu vivant. Au contraire, encouragez-vous mutuellement chaque jour, aussi longtemps qu'on peut dire ''Aujourd'hui'', pour qu'aucun de vous ne s'obstine à cause de l'attrait trompeur du péché. Car nous avons part au Christ, si du moins nous restons fermement attachés, jusqu'à la fin, à la réalité du commencement, pendant qu'il est dit :

''Aujourd'hui, si vous entendez sa voix,
ne vous obstinez pas, comme lors de la révolte.'' » (Heb. 3 : 12-15.)

Un salut en forme de question.

Lorsque le Christ se déclare être « le Pain vivant descendu du Ciel », il fait allusion à la manne que Dieu a répandu dans le désert pour nourrir son Peuple du temps de Moïse. Il est important de savoir que le mot « manne » vient de la nature même de ce mystérieux don du ciel qui nourrissait le Peuple, car il signifie littéralement « qu'est-ce ? ». Tous les matins, le Peuple de Dieu allait ramasser du « qu'est-ce ? » et s'en nourrissait. La réponse à leur question se trouvait dans l'assimilation quotidienne de ce qu'ils avaient ramassé, préparé et partagé ensembles autour de la même table.

De la même manière, notre recherche quotidienne de communion avec Celui qui nous abreuve et nous nourrit ne devrait pas être fondée uniquement sur des expériences et des convictions passées, même bonnes (« il y a tant d'années je me suis converti, j'ai été baptisé, donc je suis forcément sauvé aujourd'hui »), mais sur la réalité d'une communion constante avec Celui qui nous donne sa Vie et son salut en se révélant à nous chaque matin de façon renouvelée.

« la vie de l'éternité, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jean 17 : 3.)

Une relation intime et agréable

La vie éternelle est donc une relation intime avec le Dieu Sauveur, car dans la Bible « connaitre » c'est avoir une relation intime avec l'Autre. Une relation intime et agréable qui peut déboucher sur l'engendrement d'une vie nouvelle chez la personne qui y participe et chez ceux qui lui sont proches.

Comme nous sommes loin d'un salut-objet qu'on pourrait gagner ou perdre ! L’Éternel est un Dieu d'amour et de justice qui nous a créé pour vivre un amour juste. Afin que le connaissant intimement, nous l'aimions de tout notre coeur et qu'ayant trouvé en Lui cette source jaillissante et aimante, nous puissions à notre tour aimer de la même manière et dans la même liberté ceux qui nous entourent.

« Cela est bon et agréable devant Dieu, notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1 Tim. 2 : 3-4.).

Sortir du dessèchement des certitudes légales.

Pour ceux qui se seraient enfermés dans une vie stérile à cause d'un appui immodéré sur les certitudes légales de leur salut, rien n'est perdu ! Il est possible de s'approcher tout à nouveau de Celui en qui est le Salut pour pouvoir à nouveau y communier. C'est Lui qui est le plus grand demandeur de cette relation intime et personnelle et qui voudrait que nous y demeurions quotidiennement pour nous reposer en Lui. Il n'a jamais cherché à faire des adeptes qui trouveraient leur assurance dans un certificat de baptême ou dans la récitation d'une « profession de foi » aussi théologiquement juste soit-elle, mais Il est continuellement demandeur d'une Alliance Vivante, dans une véritable relation d'amour qui se renouvelle chaque jour qu'Il fait et qui soit le véritable fondement des certitudes de ceux qu'Il appelle ses « amis ».

« C'est dans le retour à Dieu et le repos que sera votre salut » (Es. 30 : 15.)

« Empressons-nous donc d'entrer dans ce repos-là » (Heb. 4 : 14.)

Jean-Luc B


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2 commentaires:

  1. voici un lien qui parle magnifiquement du sens du repas et de cette manne céleste que nous avons besoin de manger chaque jour qui est le pain du royaume à venir. Martine

    http://www.wideo.fr/video/iLyROoafzFea.html

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  2. Ce n'est pas étonnant que l'image du couple soit une représentation de notre union avec Dieu...le couple selon Dieu bien sûr

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